Elle s’appellera Hélène

— Elle s’appellera Hélène!

Tu m’as raconté si souvent qu’après ta naissance, ton père aurait prononcé ces mots avec fierté en entrant dans la pièce. Tu l’aimais tant ton prénom et tu avais bien raison. Synonyme de douceur et de gentillesse, il t’allait si bien. Dernière d’une famille de sept enfants, tes parents ont dû accueillir ton arrivée avec joie et appréhension puisque tes frères Maurice et Armand sont tous les deux décédés quelques mois avant ta naissance.

Il est évident que tu as été aimée et choyée et que tu as eu une enfance heureuse. Tu adorais tes parents. Tu as perdu ton père alors que tu n’avais que 17 ans. Mais avant ton mariage, tu as eu une relation privilégiée avec ta mère.

Il n’y a même pas deux semaines, nous avons regardé tes albums photos ensemble. Nous l’avons fait si souvent! Comme tu étais fière de tous les voyages que vous aviez faits lorsque tu étais jeune. Quand je t’ai annoncé que j’irais visiter Chicago à la fin août, tu m’as encore une fois parlé du World’s Fair de 1934 où tu étais allée en voiture avec ta famille. Tu n’avais que sept ans, mais tu t’en souvenais très bien.

Tu m’appelais avec tendresse ta compagne de voyage. Comme nous nous sommes amusées! Et que dire de nos virées de magasinage? Comment oublier nos crises de fou rire dans les salles d’essayage des Outlets aux États-Unis? Pendant presque une dizaine d’années, nous sommes allées au Sparhawk à Ogunquit dans le Maine. Je te vois assise sur le balcon, face à la mer, avec soit un bon roman policier soit tes fameux mots fléchés. Chaque année, tu pensais que c’était la dernière fois et tu versais une petite larme. Je te faisais rire en disant : « Ben voyons, arrête-moi ça, j’ai déjà réservé pour l’année prochaine! »

En 2010, j’ai eu l’idée d’aller fêter mes 50 ans à New York. Nous n’étions plus allées depuis 16 ans. Tu as toujours eu peur de l’avion, tu ne l’avais pas pris depuis une vingtaine d’années. Quand je t’en ai parlé, tu voulais y aller en train. Trop long, je t’ai dit. Et puis le vol, on monte et on descend, ça ne durera même pas une heure. La maladie d’Alzheimer a ses bons côtés, le jour du vol, tu avais oublié toutes tes peurs. Lorsque l’avion s’est mis à rouler, tu riais comme si tu étais dans un manège alors que j’étais comme d’habitude terrorisée par le décollage. TU m’as tenu la main.

Nous n’avions aucun projet pour ces quatre jours à New York. En fait, notre seul objectif était d’aller chez Bloomingdales, ce que nous avons fait à notre arrivée. Après cela, nous étions tellement crevées que nous nous sommes endormies. Maman, réveille-toi, il faut que tu manges, il est déjà 8 h (du soir)! On est où? tu me réponds. Tu ne me croiras jamais! Viens voir! Et à la fenêre, vue imprenable sur l’Avenue of the Americas avec ses innombrables taxis jaunes et nous en larmes, tellement heureuses d’être là.

De tous les cadeaux que tu as faits à ta compagne de voyage, ce week-end a été le plus beau. La seule chose que tu as refusée de faire c’est un tour de calèche dans Central Park. Tu avais si peur d’avoir froid. Tu avais toujours froid maman. Au retour, tu l’as regretté et tu m’as dit la prochaine fois, on le fera. Pas grave maman, j’ai lu tout récemment que c’était controversé les promenades à calèche dans Central Park. Il a été parfait ce voyage.

Tu as entrepris ton dernier voyage il y a deux jours maman. Rends-toi bien. Je sais que tu n’as déjà plus mal, que tu n’as plus froid. Va retrouver ton René. Il t’attend avec son sourire en coin. Il n’a jamais été très romantique, mais je sais que pour te faire plaisir, il te chantera la chanson d’Aznavour que tu aimais beaucoup :

« Le ciel tisse une couverture en laine
L´été prépare ses quartiers d´hiver
Mais n´aie pas peur de la froidure, Hélène
Je te réchaufferai, je te réchaufferai
Allons rêver sur les bords de la Seine
S´il reste encore quelques petits coins verts
Et si le fond de l´air est frais, Hélène
Je te réchaufferai, je te réchaufferai »


52 ancêtres en 52 semaines : #14 Matilda Tourville (née LaQuire) (1847-après 1886)

Je ne peux écrire mon article sur Nettie Tourville, l’une des enfants de Charles et de Sophie Arpajou, sans raconter le long parcours qui m’a mené à Matilda Laquire (1847-?).

Il ne faut jamais abandonner.

Habituée à la mine de renseignements généalogiques que l’on trouve dans les registres paroissiaux du Québec, je ne savais pas trop comment m’y prendre pour trouver le nom de famille et les parents de Matilda, l’épouse de Louis Tourville.

Voilà toute l’information dont je disposais :

  • En 1866, Matilda a fait baptiser sa fille à l’église catholique de St. Patrick, à Chateaugay, dans l’État de New York. Son nom de jeune fille serait Sequin.
  • On la retrouve dans le recensement américain de 1880. Elle est l’épouse de Louis Tourville et vit à Grand Haven, au Michigan. Elle serait née aux environs de 1847 au Vermont et ses parents seraient tous les deux nés en Pennsylvanie.

Il ne faut jamais abandonner je vous dis.

Je ne sais pas pourquoi mais cette histoire de parents nés en Pennsylvanie, ça ne collait pas. D’une part, son nom, Sequin, aurait bien pu être Seguin ou Séguin, un nom très courant au Québec. D’autre part, Louis ayant combattu dans la Guerre civile, il aurait pu la rencontrer près de Washington, DC, en Virginie ou même en Pennsylvanie.

Que faire alors?

J’ai tout d’abord consulté le microfilm de la paroisse St. Patrick pour m’assurer qu’il n’y avait pas erreur de transcription. Pas du tout en fait. J’ai donc cherché des Sequin et des Seguin au Vermont, en espérant la retrouver dans les recensements de 1850 ou 1860. Rien.

Lizzie, fille de Louis et de Matilda, est décédée à l’âge de un an à Grand Haven en 1869. Aucun nouvel indice de ce côté. J’ai ensuite tenté de retrouver la trace de leurs deux filles Jennie et Clarissa après 1880. Ah! le grand vide de 1880-1900 en raison de la perte du recensement de 1890 aux États-Unis! J’ai trouvé un mariage pour Clarissa Tourville et Edward Palmer en 1886 à Grand Haven mais pas d’autres renseignements à part la confirmation que Matilda était toujours vivante en 1886 puisqu’elle était l’un des témoins au mariage. J’ai bien trouvé un Edward Palmer dans le recensement américain de 1900 mais il était marié à une autre femme. Était-ce bien le même? En effet puisque j’ai trouvé un deuxième mariage pour Edward en 1892 et que son avis de décès confirme qu’il est bien le même Edward Palmer qui a épousé Clarissa. La famille Palmer était originaire du comté d’Allegan au Michigan et j’ai trouvé des documents concernant le terrain que la famille possédait dans un cimetière là-bas mais pas de trace de Clarissa.

En passant, j’en suis toujours au point mort pour Clarissa Tourville Palmer.

La chance m’a enfin souri lors de mon premier voyage à Salt Lake City. En consultant les microfilms du comté d’Ottawa au Michigan, j’ai trouvé la naissance de Clarissa en 1869 (pas de nom de jeune fille de la mère) et j’ai trouvé un mariage pour une Jennie Lovill et un Marine Kamphout en 1883. Le « L » de Lovill pouvant aussi être un « T », j’ai décidé de suivre la piste de ce couple que j’ai trouvé dans le recensement de 1900. Je leur ai aussi trouvé des enfants nés dans le comté d’Ottawa dont les prénoms correspondaient à ceux trouvés dans le recensement.Je n’avais aucune preuve que cette personne était bien la fille de Louis et de Matilda mais je n’avais pas vraiment d’autres pistes à suivre.
J’ai donc fait des recherches sur Jennie ou Mary Jane (variation de son prénom) jusqu’au recensement de 1930 à Wyandotte, près de Detroit où elle habitait avec sa fille. Marinus Kamhout est décédé en 1906 et j’ai retrouvé les enfants de Marinus en 1910 avec leur mère désormais remariée, toujours au Michigan. En 1920, Mary Jane reprend le nom de Kamhout. Dieu sait comment s’est terminé ce deuxième mariage?

La chance m’a de nouveau souri lorsque j’ai découvert le site Web de la bibliothèque Louttit à Grand Haven. Une dame d’une incroyable gentillesse m’a envoyé des articles de journaux (ils n’étaient pas en ligne à l’époque) ainsi qu’un document provenant du cimetière. Le lot de la famille indique une date de décès pour Mary Jane! Mais… rien dans les journaux de Grand Haven même si elle a été inhumée là en 1953.

J’ai même commandé un microfilm par le biais de la BANQ sur un journal de Detroit (un de ses fils y est décédé) et je n’ai rien trouvé.

Est-ce que je vous ai déjà dit que je n’ai jamais trouvé PERSONNE dans les répertoires de maisons funéraires? Au cours d’un voyage ultérieur à Salt Lake City, je déambulais entre les rayons de la bibliothèques où sont les livres concernant le Michigan et je trouve le répertoire d’une maison funéraire de Wyandotte. Je l’ai ouvert et j’ai failli lâché un cri (en fait je crois que j’ai vraiment crié)!

La voilà, Mary Jane Kamhout.Il s’agissait seulement d’un index mais, coup de chance, le volume comportant le certificat de funérailles était également sur les rayons. Ce certificat est pratiquement identique à un certificat de DÉCÈS.

Hummm! Père : Louis Detourville. Mère : Matilda LaQuire.D’où sort-il ce patronyme? J’étais si excitée que j’ai pratiquement couru jusqu’à un ordinateur pour faire une recherche sur Ancestry sur les Laquire. Première chose que je remarque, souvent le nom Laquire est corrigé par les utilisateurs pour Lécuyer. Je vois également Saquire corrigé pour Laquire.  Humm! Saquire et moi j’ai Sequin. J’ai donc suivi la piste des Lécuyer mais sans succès.

J’ai changé de stratégie et décidé de consulter les microfilms sur les naissances, mariages et décès du Vermont et y chercher le nom de Laquire. J’en ai trouvé qui vivaient à Ferrisburgh où les Tourville ont vécu au Vermont à cette même époque. Intéressant.

J’y ai trouvé une Matilda Laquire mariée à un Lewis Covill (mon deuxième cri de la journée). Rappelez-vous que quelquefois les Tourville utilisaient le nom de Courville dans les registres paroissiaux.

Matilda était la fille de Mitchell Laquire et de Mary German.J’ai trouvé deux autres mariages pour des enfants du même couple. Je n’ai pas pu trouver la famille dans les recensements. Ils sont venus aux États-Unis après 1850 et ils ne sont pas dans le recensement canadien de 1851. J’ai quand même trouvé Matilda, vivant seule, en 1860 au Vermont.

Comme je ne trouvais plus rien sur les Laquire, j’ai décidé de chercher les Germans. Hummm! Était-ce plutôt des Lallemand? Non plutôt St-Germain. Après plusieurs recherches, je les ai retrouvés au Québec ainsi que dans le répertoire de St. Mary’s de Burlington. Et là, victoire! Le nom est Lequin ou Lequien.

Après ça, tout est devenu facile.

Michel Lequin a épousé Marie-Louise St-Germain le 3 novembre 1840, à Marieville, au Québec. Mathilde est née le 13 mai 1847 au Mont-St-Grégoire. Michel est décédée à Farnham en 1855, les registres indiquant qu’il vivait aux États-Unis. Mary German s’est peut-être remarié mais je n’en suis pas certaine, j’ai perdu sa trace.

Comme je l’ai mentionné, la dernière trace de Matilda Laquire Tourville remonte à un document de 1886, soit dans les registres de mariage pour celui de sa fille Clarissa. Je n’abandonnerai jamais. Je suis certaine qu’un de ces jours, je la retrouverai, même si son nom n’est pas dans les registres du Michigan, du Minnesota ou même du Vermont. Bien sûr, j’ai déjà vérifié les avis de décès de sa soeur et son frère, sans succès.Mais mon meilleur coup dans toute cette histoire c’est d’avoir trouvé un document concernant la naissance d’un enfant nommé German. Son père était Joseph German et sa mère, Nettie TOURVILLE. Qui était cette Nettie?!

Je me suis soudain rappelé qu’il y a plusieurs années, quelqu’un m’avait mentionné dans le livre des Tourville écrit par Clarence Tourville, Sophie Tourville était mentionnée comme étant mariée à Joseph St-Germain. Je n’ai jamais trouvé ce couple et comme plus tard j’ai identifié Joseph Giguère comme étant le mari de Sophie, j’ai pensé que Clarence Tourville avait commis une erreur. Une erreur, oui, MON erreur.

Qui était cette Nettie? La réponse bientôt dans l’article #15!


 

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52 ancêtres en 52 semaines #13 : Louis Tourville (1844-1912)

Charles Tourville et Sophie Arpajou ont eu huit enfants qui ont survécu jusqu’à l’âge adulte, quatre fils et quatre filles. Poursuivons donc avec l’un de leurs fils, Louis Tourville, un ancien combattant de la Guerre Civile.

Louis est né le 30 septembre 1844 et a été baptisé 6 jours plus tard, le 6 octobre à St-Hughes, au Québec. Son père Charles était absent au baptême, ce qui donne à penser qu’il travaillait peut-être dans le comté d’Addison, au Vermont, alors que Sophie attendait la naissance de Louis à leur maison de St-Hughes.

Comme je l’ai expliqué dans certains articles antérieurs, il semblerait que Charles, alors veuf, soit allé vivre avec sa soeur Catherine, son beau-frère et ses neveux à Châteaugay, dans l’État de New York afin que Catherine puisse l’aider à élever ses enfants. Les enfants de Charles et de Sophie ont eu les parcours suivants : vers la fin de 1851 ou au début de 1852, Charles fils et Sophie ont quitté le comté d’Addison au Vermont pour s’installer à Chateaugay. Joseph et Julia semblent avoir vécu toute leur vie dans les comtés de Clinton et de Franklin, dans l’État de New York, non loin de Chateaugay, après la mort de leur mère. Une décennie plus tard, soit aux environs de 1862-1863, Peter Stephen et Philomena ont également quitté Vergennes pour le comté de Franklin. Nettie est la seule à avoir vécu au Vermont jusqu’à la fin de ses jours.

Qu’en est-il de Louis? En 1860, il vivait à Vergennes, au Vermont, dans la maison d’un avocat. Selon le recensement, il avait fréquenté l’école cette année-là, ce qui m’étonne un peu étant donné qu’à l’âge de 15 ans, à cette époque, les jeunes hommes travaillaient déjà. Mais peut-être est-ce une erreur dans le recensement? Un autre jeune homme de 17 ans, étranger à la famille et habitant la même maison, avait fréquenté l’école et était domestique. Je devrai sans doute faire des recherches sur cet avocat, George W. Grandey. Je suis certaine que Louis avait fréquenté l’école puisqu’il signait son nom et savait écrire.

Un an plus tard, le 6 septembre 1861, Louis se porte volontaire et s’enrôle dans l’armée au début de la Guerre Civile. Il a été mobilisé le 20 septembre 1861 au sein de la compagnie F, dans le 2e Régiment d’infanterie du Vermont. Son dossier militaire nous donne une idée de son apparence : il mesurait 5 pieds 6 pouces (1,70 m), avait les yeux et les cheveux noirs. Vous trouverez d’autres renseignements (en anglais) sur le régiment de Louis ici.

Quelques dates importantes concernant le parcours militaire de Louis :

  • Il a survécu à la fameuse bataille de Gettysburg, en Pennsylvanie, qui a eu lieu du 2 au 4 juillet 1863.
  • Il a été démobilisé le 20 décembre 1863 mais s’est enrôlé de nouveau le lendemain à Brandy Station, en Virginie.
  • Il a été blessé par balle dans la cuisse droite (la balle a traversé la cuisse environ 6 pouces au-dessus du genou) à la bataille de Wilderness, en Virginie, le 5 mai 1864, bataille qui a duré 3 jours. Il a été admis au Campbell General Hospital, à Washington, D.C. le 11 mai 1864.
  • Le 16 mai 1864, Louis est en permission. Il rejoint son régiment le 1er août 1864.
  • Il a été atteint par un fragment de métail à la Troisième bataille de Winchester, en Virginie, le 19 septembre 1864.
  • Il a été hospitalisé au General Hospital, à Montpelier, au Vermont. Pendant les mois qui suivent il est présent au Fort Wood Station, sur Bedloe’s Island, dans le port de New York. En novembre 1864, il avait rejoint son régiment.
  • Il a été promu caporal le 1er janvier 1865.
  • Il a été démobilisé avec le reste de son régiment le 15 juillet 1865 bien que la date du 20 juillet soit mentionnée dans certains formulaires de son dossier de pension de la Guerre Civile.
Louis' Hospital Card in Washington, DC

Carte d’hôpital de Louis, Washington DC

Peu de temps après la fin de son service, le 20 septembre 1865, Louis épouse à l’église méthodiste Matilda LaQuire (ou Lequin au Québec) à Ferrisburgh. Matilda n’était pas une inconnue pour Louis puisqu’elle est la cousine de son beau-frère Joseph St-Germain. Le couple est rapidement allé s’installer à Chateaugay dans l’État de New York où Matilda a donné naissance à une fille, Mary Jane, le 6 décembre 1865 et baptisé le 1er janvier de l’année suivante à l’église catholique de St. Patrick.

Vous amis lecteurs, je vous imagine en train de faire le calcul… J’imagine que Louis a voulu lui rendre service. Rien ne laisse croire que Louis ait été au Vermont neuf mois (ou même sept) avant la naissance de Mary Jane.

À la fin de l’été de 1868, Matilda donne naissance à une deuxième fille, Lizzie, Quelques mois plus tard, la famille déménage à Grand Haven, au Michigan. Le 19 août 1869, Lizzie meurt à l’âge de un an. Le 23 décembre 1869, une troisième fille naît, Clarissa.

Pour avoir consulté plusieurs index pour le comté de Franklin, concernant l’acquisitions de terres, je sais que Louis a fait des transactions immobilières en 1866, en 1868 et en 1872 à Chateaugay mais je n’ai pas vu les documents comme tel. Tout juste récemment, j’ai trouvé la naissance d’un autre enfant pour Louis et Matilda, soit George, né le 17 mars 1872 à Ferrisburgh, au Vermont. Il a été baptisé 4 jours plus tard à l’église catholique de Charlotte. Il est possible que Peter Stephen habitait sur la terre de Louis pendant que celui-ci était au Michigan puisque Peter a acheté une terre de Louis en 1884. La famille a probablement séjourné peu de temps au Vermont après la naissance de George.

J’ai tout fait pour trouver Louis et Matilda dans le recensement américain de 1870 au Michigan mais sans succès. La soeur de Louis, Philomena et son mari Dwight Daniels étaient également à Grand Haven en 1870. Ils n’ont pas été recensés non plus.

Selon le recensement américain de 1880, Louis vivait à Grand Haven avec sa femme Matilda et ses deux filles, Jenny et Clarissa. Son fils George est probablement décédé soit au Vermont soit au Michigan. Le 1er janvier 1883, le nom de Louis est sur la liste de dénombrement des pensionnés de la Guerre Civile du Michigan et il réside toujours à Grand Haven. De plus, la liste des membres de l’association des anciens combattants de la Guerre Civile (G.A.R. Post #75 de Grand Haven) de 1883 indique que Louis est marin (Grand Haven est située sur le bord du Lac Michigan). Sa fille Jennie épouse Marinus Kamhout en 1883 et sa fille Clarissa épouse Edward Palmer en 1886, tous les deux à Grand Haven. Le beau-père de Clarissa, Philander Palmer, était médecin, également ancien combattant de la Guerre Civile et il était  membre du G.A.R. Post #75 tout comme Louis.

Clarissa est l’une des personnes « portées disparues » dans la généalogie des Tourville. Edward Palmer a épousé sa deuxième femme en 1892 mais je n’ai aucune idée de ce qui est arrivé à Clarissa après son mariage. En fait, le mariage de Clarissa constitue également la dernière preuve selon laquelle Matilda était toujours vivante en 1886.

En 1886, Louis a déménagé à Minneapolis, au Minnesota. Il a travaillé entre autres dans une écurie; il a été journalier et aubergiste. Pendant un certain temps, il a travaillé chez E.C. Butts & Sons. E.C. Butts était natif du Vermont et il possédait également une écurie à Grand Haven.Je me suis souvent posé la question à savoir si Louis avait quitté Grand Haven parce que Matilda était décédée. Ou est-il parti avec elle et elle est décédée à Minneapolis? Ou encore, l’a-t-il simplement quitté? Un questionnaire avait été envoyé en 1898 aux pensionnés de la Guerre Civile. À la question concernant les membres de sa famille, Louis écrit « Femme décédée. » Aucune mention de ses filles.

En 1896, Louis est de retour à Grand Haven et travaille comme porteur dans un hôtel de la ville. En 1907, il dit vivre à Chateaugay, NY. Son nom n’est pas sur le recensement d’État de New York de 1905. Il a donc dû regagner Chateaugay vers 1907. En 1910, il y vivait toujours avec son neveu Albert Tourville.

Pour recevoir sa pension de militaire, Louis devait subir un examen médical bi-annuel si j’ai bien compris. Le premier a eu lieu à Malone, NY, en 1867. Le médecin déclare qu’il est frappé d’incapacité permanente (à moitié – pour sa jambe). Louis se plaint de douleurs rhumatismales dans sa jambe. La douleur est plus intense après des efforts. Les examens suivants ont lieu à Grand Haven, au Michigan, en 1873 et 1875. En 1877, l’examen a lieu à Grand Rapids, tout près. Les derniers examens ont lieu à Minneapolis en 1890, 1891 et 1892. Sa pension est d’abord fixée à 4 $ par mois puis est réduite à 2 $ par mois. Il a bien contesté cette réduction mais sans succès. Il devra attendre 1907 pour obtenir une pension mensuelle de 12 $ en raison de son âge (plus de 62 ans). Son dossier médical fait également état de ses gains de poids : il passe de 145 lbs (65 kg) à l’âge de 29 ans pour atteindre 165 lbs (75 kg) à 45 ans.

Louis est décédé le 27 mars 1912 à Chateaugay. Il vivait toujours avec son neveu Albert. Il a été inhumé dans le cimetière catholique de St. Patrick dans cette même ville. Tous ces long voyages aux États-Unis et il a terminé ses jours là où il a grandi.


 

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52 ancêtres en 52 semaines #12 – Philomène Leblanc (1847-1915)

PhilomeneJ’ai découvert tout récemment que j’avais des racines acadiennes. Je suis très contente parce que je n’avais pas encore eu l’occasion de faire des recherches sérieuses sur les Acadiens.

Mon arrière-grand-mère paternelle, Philomène Leblanc, a épousé Joseph Tourville le 30 avril 1883, à l’église Ste-Brigide de Montréal. Joseph avait perdu sa première épouse Georgiana Dufault six mois plus tôt. Avec sept jeunes enfants à élever, il recherchait probablement une compagne pour l’aider dans cette tâche.

Philomène est née le 8 juillet 1847 et a été baptisée le lendemain à St-Jacques-de-l’Achigan, village comptant beaucoup d’Acadiens. Ses parents étaient Pierre Leblanc et Émilie Gaudet, tous deux d’origine acadienne. Son père était cultivateur, d’abord à St-Jacques puis à St-Liguori-de-Montcalm. Après la mort d’Émilie en juillet 1873, le père et ses enfants sont partis pour Montréal. Après la mort de son père en 1879, Philomène est allée vivre avec sa soeur et son beau-frère dans le quartier Ste-Marie à Montréal. Selon l’annuaire Lovell et le recensement canadien de 1881, Philomène était couturière. Quand elle épouse Joseph Tourville, elle a pratiquement 36 ans. Elle a donné naissance à six enfants, tous morts en bas âge. Seul mon grand-père Ovila, l’aîné, a survécu.

Philomène est décédée le 5 mai 1915, à l’âge de 67 ans, à Montréal et elle a été inhumée au cimetière Notre-Dame-des-Neiges dans une fosse commune.

Philomène Leblanc (1847-1915) mon arrière-grand-mère paternelle, était d'origine acadienne.

Philomène Leblanc (1847-1915) mon arrière-grand-mère paternelle, était d’origine acadienne.

J’ai fait des recherches sur les quatre branches de Philomène et depuis, j’ai appris tant de choses. Je suis particulièrement intéressée par mes ancêtres qui ont survécu à la déportation de 1755 au Massachusetts et au Connecticut et tenter d’en apprendre le plus possible sur le sujet. À mon prochain voyage à Salt Lake City, j’espère faire plein de découvertes sur cette branche dont l’histoire est fascinante.


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52 ancêtres en 52 semaines : #11 William Thomas (1819-1901)

William Thomas est né le 27 décembre 1819, à St-Benoît, comté de Deux-Montagnes au Québec. Ses parents étaient Walter Thomas, du pays de Galles en Grande-Bretagne, et de Marguerite Paradis, une Canadienne-française. Ils se sont mariés à l’église anglicane de Lachine, au Québec, le 26 octobre 1818. Un dénommé Walter Thomas a émigré en Nouvelle-Écosse en 1818. Il s’agit peut-être de la même personne.

William Thomas est le premier né du couple. J’ai trouvé huit autres enfants pour ses parents, tous ont été baptisés à l’église catholique à l’exception d’une pour laquelle je n’ai pas trouvé de date de naissance. William a principalement vécu avec sa famille à St-Benoît, Ste-Scholastique, Rigaud et St-André d’Argenteuil, au Québec. Les parents de William, Walter et Marguerite, ont émigré aux États-Unis, dans le comté de Franklin, dans l’État de New York. Le recensement américain de 1840 indique qu’ils habitaient à Westville, et celui de 1850, à Constable. Walter est décédé entre 1875 et 1880 et Marguerite, entre 1870 et 1875, tous deux habitant à Westville à ce moment-là.

Avant 1842, William a épousé Ann (Todd?), probablement au Canada. Il semblerait qu’ils soient arrivés dans le comté de Franklin au début des années 1850. Le recensement américain de 1900 indique 1851 comme étant l’année de l’immigration pour William bien qu’un de leurs enfants soit supposément né au Canada en 1852.

William et Ann apparaissent dans le recensement américain de 1850 à Constable, NY. Le premier enfant né dans l’État de New York naît en 1853.

William et Ann ont eu au moins dix enfants :

  • Walter, né env. 1842, au Canada
  • Elizabeth, née env. 1845, au Canada
  • Margaret, née env. 1848, au Canada
  • Clarissa, née env. 1850, au Canada
  • Mary A, née env. 1850, au Canada
  • George, né en février 1852, au Canada
  • John, né le 25 juillet 1853, État de NY
  • Rebecca, née env. 1856, État de NY
  • Adelia, née en octobre 1860, État de NY
  • William, né en juillet 1863, État de NY

On m’a dit que le nom de famille d’Ann était Todd mais je n’ai pas encore de preuves. Je dois faire d’autres recherches sur elle. Peter Thomas, le frère de William, a épousé Christiana Todd en 1861. Il pourrait s’agir de la jeune soeur d’Ann. Son père se nommait Thomas Todd et sa mère se prénommait Anna.

Ann est né en 1822 environ, au Canada. Elle est décédée le 1er novembre 1864, à Westville, NY, à l’âge de 42 ans. Elle a été inhumée dans le cimetière de la ville, le Briggs Street Cemetery. William a été inhumé à ses côtés.

Au début de 1865, William Thomas a épousé Julia Tourville. Julia a fait l’objet d’un article qui se trouve ici.

Ils ont eu sept enfants, seulement six ont été identifiés :

  • William Charles, né le 24 décembre 1865, décédé en 1946
  • Juliette, née en juillet 1867, décédée en 1959
  • Ada, née en août 1869, décédée 1942
  • Ulysses Grant, né le 13 mars 1873, décédé le 29 août 1958
  • Bertha, née en juin 1880, décédée en 1962
  • Pearl, née en janvier 1885, décédée en 1936

Depuis son arrivée aux États-Unis, William Thomas est agriculteur. Voilà une nouvelle recherche pour moi dans le comté de Franklin concernant les acquisitions de terre par William. Comme le recensement américain de 1900 indique qu’il a été naturalisé, je pourrai également vérifier s’il y a des documents intéressants le concernant.

Je n’ai pas trouvé d’avis de décès pour William Thomas. Il est décédé le 15 juillet 1901, à l’âge de 81 ans et a été inhumé dans le Briggs Street Cemetery à Westville.

En terminant, voici une photo de Wiliam Thomas avec sa deuxième femme, Julia Tourville. Est-ce que cette photo aurait été prise au moment de leur mariage? Elle avait 22 ans et elle était très jolie. Il en avait 45.

Julia Tourville et William Thomas (1865?)

Julia Tourville et William Thomas (1865?)

 


 

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52 ancêtres en 52 semaines : #10 Julia Thomas Davenport (née Tourville) (1843-1915)

Charles Tourville et Sophie Arpajou ont eu huit enfants qui ont survécu jusqu’à l’âge adulte, quatre fils et quatre filles. Poursuivons donc avec l’une de leurs filles, Julia Tourville, née au Vermont en 1843.

Je n’ai pas la date de naissance exacte de Julia. Le recensement américain de 1900 indique qu’elle serait née en octobre 1843, ce qui est plausible étant donné qu’un document notarié daté du 20 octobre 1851 lui donne l’âge de 8 ans, ce qui fait qu’elle serait née au début d’octobre 1843. Les autres recensements confirment cette information à l’exception des recensements de 1850 et de 1860.

En 1860, Julia a 17 ans et travaille comme servante dans un hôtel de Chateaugay, dans l’État de New York. Elle a probablement épousé William Thomas au début de 1865 étant donné qu’elle a donné naissance à leur premier enfant le 24 décembre 1865.  Il s’agit du seul enfant de William et Julia pour lequel j’ai trouvé un baptême à l’église catholique. Au moment de son mariage, William venait tout juste de perdre sa première femme Ann, décédée le 1er novembre 1864. Selon le recensement de 1900, Julia aurait eu sept enfants dont six sont encore vivants à moment-là. Probablement que le septième est décédé en bas âge étant donné que je n’ai pas trouvé trace de cet enfant jusqu’à maintenant. William et Julia ont vécu toute leur vie dans le comté de Franklin, dans le nord de l’État de New York.

Voici les enfants que j’ai pu identifier jusqu’à maintenant :

  • William Charles, né le 24 décembre 1865, décédé en 1946
  • Juliette, née en juillet 1867, décédée en 1959
  • Ada, née en août 1869, décédée 1942
  • Ulysses Grant, né le 13 mars 1873, décédé le 29 août 1958
  • Bertha, née en juin 1880, décédée en 1962
  • Pearl, née en janvier 1885, décédée en 1936

Selon les recensements, William et Julia habitaient à Constable, NY après avoir tout d’abord vécu à Fort Covington, au moins jusqu’en 1880. En 1900, ils vivaient à Brandon, ou plus précisément dans le village de Skerry, sur une ferme. William Thomas est décédé le 15 juillet 1901 et a été inhumé au cimetière de Briggs Street, à Westville, auprès de sa première épouse.

Pendant des années, j’ai tenté de retracer Julia après la mort de William et finalement, c’est une descendante de la famille Thomas qui m’a mise sur une nouvelle piste. Des articles de journaux de la ville de Malone ont résolu le mystère.

En effet, le 7 novembre 1906, The Malone Farmer a fait l’annonce suivante concernant Julia :

« Mrs. Julia Thomas is repairing her house. J. H. Davenport is doing the work. »

[Traduction]

« Mme Julia Thomas fait faire des rénovations à sa maison. J.H. Davenport s’occupe des travaux. »

J’ai l’impression qu’ils ont joint l’utile à l’agréable puisqu’un nouvel article daté du 19 décembre 1906 nous apprenait ceci :

« The many friends of Gail (sic) Davenport and Mrs. Julia Thomas were surprised to learn of their marriage last Thursday. Mrs. Thomas was an old resident of Brandon and was loved and respected by all. Mr. Davenport has made his home here for several years and was kind and charitable. The happy couple will reside at the home of the bride. Many friends wish them much joy in their new relation. »

[Traduction]

« Les nombreux amis de Gail (sic) Davenport et de Mme Julia Thomas ont été étonnés d’apprendre la nouvelle de leur mariage jeudi dernier. Mme Thomas habite à Brandon depuis de nombreuses années et est respectée de tous. M. Davenport est venu s’installer parmi nous il y a plusieurs années et il est aimable et charitable. L’heureux couple résidera à la résidence de la mariée. Nombre de leurs amis leur souhaitent le plus grand des bonheurs dans leur nouvelle relation. »

Le 19 août 1908, The Malone Farmer, rapportait que Julia était très malade. Heureusement, une dizaine de jours plus tard, le journal annonce qu’elle se porte mieux. Est-ce en raison des problèmes de santé de Julia que le couple décide, vers la fin de cette année-là, de vendre la ferme ou la « résidence de William Thomas » comme le journal la nomme, à Henry Larock, du Vermont? Il semblerait qu’ils aient décidé de vivre dans la maison de Joel à Skerry puisqu’en janvier 1910, ils quittent cette maison pour leur ferme de Dickinson où ils reçoivent de nombreux visiteurs, comme leurs petits-enfants, en 1913.

En 1914, lorsqu’ils reçoivent la visite de John Davenport, fils de Joel, du New Hampshire, le couple vivait désormais à Brushton.

Julia est décédée le 7 février 1915 à Brushton et a été inhumée au cimetière sur Gale Road, le cimetière Sunnyside. J’ai trouvé un dernier article la concernant dans The Malone Farmer :

« The many friends of Mrs. Joel Davenport were shocked to hear of her sudden death which occurred at her home in Brushton Sunday evening Feb. 7th. Mrs. Davenport suffered a very severe attack of pneumonia several months ago, and since which time she has suffered with a weakness of the heart which was the direct cause of her death after an illness of less than one hour at the age of 73 years. Mrs. Davenport’s first husband was William Thomas. They with their family moved to this place from Fort Covington about thirty years ago, where they lived until his death fourteen years ago. Eight years ago she married Joel Davenport who survives her, together with six children. Mrs. Bert Eseltine, of Dickinson, Mrs. Joseph French, Mrs. Albert Eseltine, William and Grant Thomas of this place and Mrs. Joseph Cling of Defemet, N.Y., Mrs. Chas. McElwain and George Thomas also of this town are step children. The funeral was held from the Christian church at Brushton Tuesday afternoon, Rev. Shaw officiating. Interment at Brushton. To the aged husband and family a large circle of friends extend their sympathy in the loss of a faithful and loving wife and mother. »

[Traduction]

« Les nombreux amis de Mme Joel Davenport ont été bouleversés d’apprendre son décès soudain qui est survenu dimanche dernier, le 7 février, à son domicile de Brushton. Mme Davenport a attrapé une pneumonie il y a plusieurs mois et son coeur en a souffert. Elle s’est éteinte une heure après avoir eu une crise cardiaque à l’âge de 73 ans. Le premier époux de Mme Davenport était William Thomas. Julia et sa famille avaient quitté Fort Covington il y a plus de 30 ans pour s’installer dans notre ville où ils ont habité jusqu’au décès de William il y a de cela 14 ans. Il y a huit ans, elle avait épousé Joel Davenport qu’elle laisse dans le deuil ainsi que six enfants, soit Mme Bert Eseltine, de Dickinson, Mme Joseph French, Mme Albert Eseltine, William et Grant Thomas, tous de cette ville et Mme Joseph Cling (sic) de Deferiet, NY. Elle laisse également dans le deuil Mme Charles McElwain et Mme George Thomas, aussi de cette ville, enfants issus du premier mariage de William Thomas. Les funérailles, célébrées par le révérend Shaw, ont eu lieu à la Christian Church de Brushton mardi après-midi. L’inhumation a eu lieu à Brushton. Au mari âgé, à la famille et aux nombreux amis de la défunte, nous offrons nos sympathies pour la perte d’une épouse et d’une mère aimante. »

 

Ces articles me donnent beaucoup de pistes à suivre pour la suite. Tout d’abord, William Thomas possédait une ferme, peut-être plus qu’une. Je dois donc aller vérifier les registres pour les ventes et achats de terre du comté de Franklin, soit à Malone, NY ou lors de mon prochain voyage à Salt Lake City. C’est une chance pour moi qu’ils aient habité toute leur vie dans le même comté. Ensuite, j’aimerais dénicher les avis de décès des enfants de Julia, je pourrais en apprendre plus sur la famille.

En terminant, voici une photo de Julia Tourville avec son premier mari, William Thomas. Est-ce que cette photo aurait été prise au moment de leur mariage? Elle avait 22 ans et elle était très jolie. Il en avait 45.

Julia Tourville et William Thomas (1865?)

Julia Tourville et William Thomas (1865?)

Son second époux, Joel H. Davenport, est décédé en 1920 au Massachusetts alors qu’il était en visite chez sa nièce.

Si vous désirez en savoir plus sur William Thomas, j’ai rédigé un article le concernant ici.


 

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52 ancêtres en 52 semaines : #9 Joséphine Cantin (1830-1909)

Je suis absente de chez moi cette semaine et je n’ai pas accès à mes dossiers. Je vais donc sauter une semaine pour les enfants de Charles Tourville et de Sophie Arpajou.

Joséphine Cantin est mon arrière-arrière-grand-mère maternelle. En fait, elle est également mon arrière-arrière-grand-mère paternelle. Mes parents étaient cousins germains, j’ai donc plusieurs doublons dans mon arbre mais j’avoue avoir été surprise l’année dernière lorsque j’ai découvert que la grand-mère de Joséphine était Josephte Hubou-Tourville, fille de Jérôme Hubou-Tourville et de Catherine Brunet. Une autre lignée de Tourville dans mon arbre!

Née à Lachenaie en 1830, fille de Nicolas Cantin et de Clémence Content, Joséphine a épousé Antoine Laneuville le 3 mai 1858, à l’église Notre-Dame de Montréal. Antoine avait perdu sa femme un an plus tôt, Adélaïde Laurendeau, avec qui il avait eu 10 enfants. Vous pensez sans doute que mon logiciel de généalogie a identifié Adélaïde Laurendeau comme étant ma « belle-arrière-arrière-grand-mère ». Pas du tout! Il s’agit de mon arrière-arrière-grand-tante puisque sa soeur Esther Laurendeau est mon arrière-arrière-grand-mère paternelle (et aussi mon arrière-arrière-grand-mère maternelle bien sûr!). Vous suivez toujours?

Joséphine Cantin, épouse d'Antoine Laneuville, avec ses deux fils, Napoléon sur ses genoux, et Joseph, mon arrière-grand-père.

Joséphine Cantin, épouse d’Antoine Laneuville, avec ses deux fils, Napoléon sur ses genoux, et Joseph, mon arrière-grand-père.

Joséphine doit être l’ancêtre la plus éloignée pour laquelle j’ai une photo. Celle-ci a été prise autour de 1864-65 puisque mon arrière-grand-père est né en 1861 et qu’il n’a pas plus de 4-5 ans sur cette photo. Antoine est décédé en juillet 1867 à l’âge de 52 ans. Je me demande bien pourquoi il n’est pas sur cette photo. Peut-être était-il malade?

Joséphine est décédée en 1909 et inhumée au cimetière Notre-Dame-des-Neiges à Montréal.

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52 ancêtres en 52 semaines : #8 Philomena Tourville (1841-?)

Citation

Charles Tourville et Sophie Arpajou ont eu huit enfants qui ont survécu jusqu’à l’âge adulte, quatre fils et quatre filles. Commençons donc par l’une de leurs filles, Philomena Tourville, née au Vermont en 1841.

Pendant longtemps j’ai cru que Philomena était en fait Dométhilde Tourville, née en 1837. J’ai vu je ne sais combien de fois un enfant baptisé sous un nom en porter un autre tout au long de son existence. Ce n’est que l’an dernier que j’ai découvert que Philomena était tout simplement Philomena et non pas Dométhilde (je reviendrai sur le cas de Dométhilde dans un autre article, je ne veux pas tout révéler maintenant) en consultant le répertoire de baptêmes de St. Mary’s, paroisse catholique de Burlington, au Vermont :  Philomena Corver, fille de Charles Corver (pour Courville) (sic) et Sophia Harparper, baptisée le 16 mai 1841.

La première fois que j’ai vu le nom de Philomena, c’était dans les entrées de l’église St. Patrick, de Chateaugay, dans l’État de New York. Elle était la mère de Maria Clara Bauchemin, le parrain étant Joseph Tourville (le frère de Philomena ou son neveu peut-être) et Maria Gillier (sa nièce).

Bauchemin Maria Clara 9 Apr 1865 29 Mar 1865 Edward & Philomena Tourville Joseph Tourville & Maria Gillier

Pendant longtemps j’ai cherché à retracer Edward Bauchemin et Philomena Tourville dans les recensements ou d’autres répertoires paroissiaux, mais en vain. Bien sûr, j’étais certaine que Philomena était bien la fille de Charles et de Sophie puisque son nom était inscrit dans l’inventaire après décès de Sophie Arpajou, daté du mois d’octobre 1851. Ce qui m’a intrigué pendant longtemps était l’absence de Philomena dans le recensement américain de 1850. Ce n’est lorsque j’ai retrouvé son baptême l’an passé que j’ai réalisé que la Meranda Tourville qui vivait avec Charles Tourville Jr à Ferrisburgh en 1850 était en fait Philomena.

De plus, il y a environ dix ans, j’avais lu sur un forum généalogique qu’un M. Daniels cherchait désespérément à retrouver les parents de son arrière-arrière-grand-mère Mary Tourville, épouse de Dwight Daniels. Il savait que Mary ne parlait que le français, que Dwight était né à Vergennes, au Vermont, que leur fils aîné William était né au Vermont également, que le couple était parti pour Westville, dans l’État de New York quelques années plus tard où leur fils John était né. Il indiquait également que la famille avait émigré à Grand Haven, au Michigan où Dwight avait trouvé un travail pour la compagnie du chemin de fer.

Quand j’ai pris connaissance de tout ceci, j’étais convaincue que « Mary » était « Marie-Édesse » ou « Edith » dans le recensement américain de 1850. Mon hypothèse tenait la route puisque c’était la seule personne pour laquelle j’avais perdu la trace après 1850. J’ai écrit à ce M. Daniels et je lui ai dit que je trouvais qu’il y avait trop de coïncidences : les Tourville avaient vécu à Vergennes et avaient déménagé à Chateaugay, NY tout près de Westville. L’un de leur fils, Louis, était parti s’installer à Grand Haven. Il n’était pas convaincu mais m’a écrit que c’était la meilleure piste qu’il avait jamais eu. Malheureusement, M. Daniels est décédé quelques années plus tard, bien avant que je n’arrive à résoudre le mystère.

Voici la famille de Mary et de Dwight Daniels dans le recensement américain de 1880 :

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Comment en suis-je venue à la conclusion que Dwight et Mary était le même couple que celui formé par Edward et Philomena? Un jour, tout à coup, j’ai réalisé que Clarissa Daniels était née en 1865 au Michigan et Clara Beauchemin, en 1865 dans l’État de New York. Et si Clarissa Daniels était plutôt née dans l’État de New York et non au Michigan? Que Dwight serait Edward? J’en ai eu la preuve lorsque le répertoire de baptêmes de Vergennes au Vermont a été publié l’an dernier. Selon les registres de naissance de la ville de Vergennes, au Vermont, William Daniels, est né le 14 avril 1859, fils de Dwight Daniels (le nom de la mère n’est pas mentionné). Le répertoire de baptêmes de Vergennes indique un Guillaume (William en français) Beauchemin, baptisé le 8 mai 1859, fils d’Édouard Beauchemin et de Mary Courville. On le dit né le 14 avril 1859…

Family Search m’a également aidé : j’ai trouvé un mariage pour Edwin Daniels (né en 1870). Ses parents sont Dwight Daniels et Mary P. Tourville.

Je ne sais toujours pas ce qui est arrivé à Philomena. Selon des descendants de la famille Daniels, elle serait décédée vers 1875 à Grand Haven, au Michigan. Nous savons que Dwight Daniels s’est marié trois fois. La première fois à Philomena (acte de mariage toujours introuvable), la deuxième fois à Mary Barton, sa cousine germaine (acte introuvable). Mary est décédée de la tuberculose en 1895 à Vergennes. Le registre des décès indique qu’elle avait 36 ans. La troisième femme de Dwight est Martha Barton, également sa cousine et soeur de Mary (mariage à Vergennes en 1896). Je n’ai pas encore trouvé la date de décès de Martha mais en 1940 elle vivait avec sa fille unique et son gendre près d’Albany, dans l’État de New York. Dwight Daniels est décédé en 1914 à Vergennes.

Revenons à Philomena. Peut-être n’est-elle pas décédée en 1875 mais un peu plus tard. Après tout le recensement américain de 1880 donne le nom de May Daniels, née au Canada (nous savons que Philomena ne parlait que le français) et âgée de 40 ans (Mary Barton avait seulement 21 ans en 1880). Malheureusement je n’ai jamais trouvé la date de décès de Philomena. Une chose est sûre, elle est décédée bien avant 1895.

La chose que j’aimerais bien savoir est le moment où Dwight Daniels est revenu à Vergennes. Son avis de décès indique qu’il a toujours vécu à Vergennes sauf pour quelques années passées à Chicago.

Et les enfants? Encore tant de questions demeurées sans réponse.

  1. William, né en 1859, au Vermont, est revenu vivre dans l’État de New York, à Salamanca. Il a épousé Anna McCann (date inconnue). Il se dit parfois né au Vermont, parfois au Michigan. Il est décédé en 1914.
  2. John, né vers 1863, dans l’État de  NY, « porté disparu » depuis le recensement américain de 1880.
  3. Clarissa, née en 1865, dans l’État de NY, elle a été une infirmière dans un hôpital Asbury Hospital pendant plusieurs années. Où? S’est-elle mariée? Aucune idée. Selon la famille Daniels, elle serait décédée vers 1932. Je l’ai peut-être retracé à Duluth, au Minnesota dans un recensement d’État de 1885.
  4. Benjamin, né en 1867 au Michigan, a quitté la famille alors qu’il était très jeune après la mort de sa mère. Il ne s’entendait pas avec son père qui était méchant avec les enfants. Il s’est installée au Minnesota et y est décédé en 1935.
  5. Edwin Dwight, né en 1870, marié deux fois (1891 et 1904). Il serait décédé à Chicago vers 1944. Je ne l’ai trouvé dans aucun recensement après 1880 mais je l’ai retracé à Detroit (1891 à 1894) et à Chicago (1897) grâce aux annuaires. J’ai également trouvé un article de journal. Il a été arrêté en 1892 avec son beau-frère pour avoir mis le feu à des entrepôts.
  6. Alfred, né en 1878 (fils de la première ou de la deuxième épouse), serait décédé vers 1881 des suites de blessures imputables à des feux d’artifice.

Philomena est le seul enfant de Charles et de Sophie pour lequel je n’ai pas encore trouvé la date du décès (sauf pour les enfants morts en bas âge). Je n’arrêterai jamais de chercher!

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52 ancêtres en 52 semaines : #7 – Sophie Arpajou (1811-avant 1850)

Nous avons tous une famille chouchou dans notre arbre, vous savez, celle sur laquelle on revient sans cesse parce qu’on espère trouver un petit quelque chose de nouveau. Sophie Arpajou n’est pas mon ancêtre, plutôt une lointaine cousine mais je me suis attachée à elle. 😉 J’aurais pu choisir son mari Charles Tourville pour cet article, mais tant de choses ont déjà été écrites sur lui. Place à la femme!

Tout d’abord, laissez-moi vous raconter comment j’en suis venue à faire des recherches plus poussées sur Sophie. C’était il y a longtemps, 15 ans peut-être, avant même que je n’apprenne l’existence des recensements américains, d’Ancestry, etc. Une nuit, alors que je travaillais très tard au bureau, en attendant l’approbation d’un document, pour m’aider à me tenir éveillée, je me suis mise à surfer sur Internet (pas d’Internet à la maison à cette époque). Devinez ce que j’ai fait ? Eh bien, j’ai tapé mon nom de famille bien entendu! Je faisais déjà de la généalogie à ce moment-là, travaillant sur la descendance de Mathieu Hubou et beaucoup de familles semblaient s’être volatilisées. Comme la recherche en ligne était quasi inexistante à cette époque, je devais consulter chaque répertoire de paroisse, la plupart d’entre eux ne comprenant que les mariages. Vous comprenez donc que j’avançais à pas de tortue étant donné le peu de temps que je pouvais consacrer à la généalogie. Je me souviens encore de la salle Gagnon, le samedi matin, à attendre mon tour avant de pouvoir mettre la main sur un lecteur de microfilms, et encore, pour seulement une heure. Ai-je besoin de dire à quel point le dépouillement des recensements canadiens prenait énormément de temps?

Donc, comme je le disais, j’étais au bureau, je surfais sur Internet et j’ai vu sur un forum de généalogie américain que quelqu’un cherchait des renseignements sur Antoine LaCount, marié à Catherine Tourville. J’ai donc envoyé un courriel à cette personne, Clay LaCount, à 2 h du matin et, à ma grande surprise, j’ai obtenu une réponse presque immédiatement (je n’avais pas réalisé qu’il vivait sur ​​la côte Ouest). Il me mentionne que le frère de Catherine, Charles Tourville, ainsi que ses enfants, vivaient avec les LaCount à Chateaugay, dans l’État de New York en 1850. Que selon ce qu’on raconte dans sa famille, les LaCount s’installent d’abord à Vergennes, au Vermont, à environ 200 km au sud de St-Hughes, à la fin des années 1830, mais qu’ils se sont ensuite dirigés vers Chateaugay à la fin des années 1840. Comme je le disais dans un article précédent, c’est ainsi que j’ai été initiée à la recherche généalogique aux États-Unis.

Qu’est-ce que je connais de Sophie? Elle est née en 1811 à St-Hyacinthe. Son père, Étienne Arpajou, a perdu en 1804 sa première épouse, Marie-Françoise Laprée, alors mère de cinq enfants. La mère de Sophie est Madeleine Plourde qui a épousé Étienne en 1805. Outre ses cinq demi-frères et sœurs, Sophie a 3 frères et sœurs. Sophie a épousé Charles Tourville en 1827 à l’âge de 16 ans. Au moment de leur mariage, Charles a acquis une terre dans ce qui allait devenir St-Hughes.

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Sophie semble avoir vécu à St-Hughes jusqu’aux environs de 1837. Après, la famille s’installe au Vermont. Seulement au cours de l’hiver d’abord, Charles travaillant probablement sur une ferme ou dans les usines de la région en tant que journalier comme le faisaient tant d’autres Canadiens-français à l’époque. Leur migration a-t-elle été influencée par les rébellions de 1837-1838? C’est fort probable.

Leur fille Domithilde Tourville est née le 16 février 1839 mais elle n’a été baptisée que quelque cinq mois plus tard au Québec. Il est fort possible qu’elle soit née au Vermont. Une autre fille, Philomène, a été baptisée à Burlington, en 1841. Julia serait née vers 1843, également au Vermont. Deux fils, Louis et Joseph, nés respectivement en 1844 et 1846, sont nés et baptisés au Québec. Fait intéressant, en 1844, pour le baptême de Louis, le père est absent. J’ai trouvé tout récemment deux enfants, baptisés la même journée, probablement des jumeaux, en 1848 à Burlington. Sophie a donc eu 13 enfants dont 8 ont atteint l’âge adulte.

J’ai toujours pensé que Sophie Arpajou était décédée à Chateaugay comme Charles vivait là en 1850 avec certains de ses enfants. Je crois plutôt qu’elle est décédée au Vermont. Peut-être est-elle décédée peu de temps après la naissance des jumeaux? Peut-être que Charles est allé habiter chez sa soeur pour avoir de l’aide pour ses enfants?

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Ce que nous savons pour sûr c’est que les jumeaux n’ont pas vécu longtemps puisqu’un document, rédigé en octobre 1851, concernant la vente de la terre de Charles à St-Hughes et qui, selon la description qui en est faite, semble abandonnée depuis longtemps et la maison, dans un état pitoyable, atteste du décès des jumeaux avant 1850. Dans un acte de tutelle lié à cette vente, Charles donne la liste de ses enfants vivants qui sont Charles, Sophie, Étienne, Marie-Édesse, Philomène, Julie, Louis et Joseph.

Trouver tous les enfants de Sophie Arpajou n’a pas été une sinécure. Au cours des huit prochaines semaines, je consacrerai un article à chacun des enfants qui ont atteint l’âge adulte. Trouver des informations sur chacun d’eux était une aventure en soi (et elle est loin d’être terminée), alors ne manquez pas la suite!

Le nom Arpajou est très rare. Parfois orthographié Harpageau ou Arpageau, il semble avoir disparu. Je sais pertinemment que le neveu de Sophie, marié deux fois dans le Vermont, mais introuvable dans les recensements, y a résidé un certain temps et a eu plusieurs enfants. Si vous connaissez le nom « américanisé » pour cette famille, laissez-le moi savoir!

52 ancêtres en 52 semaines : #6 : Nelson LaCount (1814-1883)

Nelson LaCount est le fils d’Antoine LaCount et de Catherine Tourville. Il était l’époux de Geneviève Brouillard. Ils habitaient à Chateaugay, comté de Franklin, dans l’État de New York. Ils sont tous les deux inhumés au cimetière St. Patrick de Chateaugay.

Nelson et Geneviève sont les ancêtres de Clay LaCount. Je dois beaucoup à Clay, c’est grâce à lui si j’ai appris il y a une dizaine d’années l’existence de plusieurs familles Tourville aux États-Unis.

Clay possède cette photo et il n’est pas certain si ce couple est celui formé de Nelson et de Geneviève. Selon ce que l’on racontait dans sa famille, la médaille que porte Nelson serait celle de son fils qui a participé à la Guerre civile américaine.

Même si la photo n’est pas tellement claire, est-ce que quelqu’un est en mesure d’identifier ce que représente cette médaille?

Médaille

Est-ce que cette médaille serait celle d’un solde ayant participé à la Guerre civile américaine?

Couple mystère

Est-ce que ce couple serait Nelson LaCount et Geneviève Brouillard?