Participer à #genchat ou comment retrouver un article de journal par hasard

A toutes les deux semaines, le vendredi soir je participe à #genchat qui est une initiative de Jen Baldwin. Ce chat consacré à la généalogie, qui se déroule en anglais sur Twitter, est un bon exemple d’entraide pour qui fait des recherches aux États-Unis. Depuis le début de l’année, Jen a décidé de nous donner des « devoirs ». Celui d’il y a 2 semaines consistait à revisiter un document déjà en notre possession. Avions-nous oublié des détails? Avions-nous lu trop vite?

Mon horaire de travail au bureau m’a tenu loin de la généalogie et ce soir, je me préparais à trouver un sujet pour le défi 52 ancêtres en 52 semaines et en fouillant dans mes courriels j’ai retrouvé un article consacré à Charles Tourville (né en 1828 au Québec) et habitant à Chateaugay, N.Y. concernant une poursuite ayant trait à l’acquisition d’un terrain. Ce courriel date d’il y a trois ans et comme à cette période j’ai été malade pendant trois mois, je ne me rappelais plus du tout l’avoir reçu! Eh! bien, je crois avoir fait mon devoir pour #genchat! Cet article date du 19 septembre 1861. Je me promets de bien l’étudier et de faire des recherches supplémentaires pour faire la lumière sur l’issue de cette poursuite intentée par Charles Tourville.

Beaucoup d’Américains me demandent pourquoi les Tourville qui habitaient à Chateaugay, dans l’État de New York s’appelaient DeTourville. Je leur ai toujours répondu que je croyais qu’il s’agissait probablement du « dit » Tourville. En fait, je crois que c’est la première fois que je vois écrit Hubou (Ebou dans ce cas-ci) dans un document américain). Je crois que mon explication se tient.

Le fruit de mes recherches me permettra d’en faire un article pour le défi 52 ancêtres en 52 semaines au cours de l’année (je crois bien que je devrai me rendre à Malone dans l’État de New York pour avoir plus de renseignements sur cette poursuite).

Malone (NY) Frontier Palladium, Thursday September 19, 1861

52 ancêtres en 52 semaines : #5 Célina St-Jean (1834-1894)

Ce que je craignais se produit : le mois de février est très occupé pour moi à mon travail et j’ai de la difficulté à tenir mes promesses.

J’ai trouvé cette coupure de presse dans le journal La Minerve daté du samedi 17 février 1894 concernant les funérailles de Célina St-Jean, épouse de Louis Tourville, conseiller législatif à Québec au moment du décès de sa femme. Décédée le 12 février, les funérailles de Célina ont eu lieu le vendredi 16 février, soit la veille de la publication de l’article.

La liste des gens présents à ces funérailles est assez impressionnante. Tout le gratin politique de l’époque s’y trouve!

Bonne lecture!

52 ancêtres en 52 semaines : Frank Troville & Frank Tourville

Deux jeunes hommes. L’un, de l’État de New York; l’autre, du Kentucky. Presque des homonymes puisque Frank Troville était aussi connu sous le nom de Frank ou Francis Tourville. Tous deux nés en 1844, ils se sont enrôlés dans un régiment de cavalerie durant la Guerre civile, et sont décédés en 1864 dans le même État, à Andersonville, en Géorgie.

Frank Troville est né en 1844 au Vermont. Ses parents, Narcisse Tourville et Célina Durand (ou Francis Troville et Adelina Durand aux États-Unis) se sont mariés au Québec en 1838, mais ont rapidement émigré à South Hero, au Vermont en même temps que les parents de Francis. Ils se sont plus tard installés à Plattsburgh, dans le nord de l’État de New York, vers 1853.

Le 10 février 1864, Frank Troville, alors âgé de 19 ans, s’enrôle dans la Guerre civile, à Beekmantown pour une durée de trois ans. Se doutait-il que moins de huit mois plus tard, il ne serait plus de ce monde? Mobilisé le 4 mars 1864 dans le 16e régiment de cavalerie de l’État de New York, au sein de la compagnie L, il est fait prisonnier le 24 juin 1864 à proximité de Centreville, en Virginie. Sa famille est informée de sa capture seulement trois mois plus tard, le 19 septembre. Il est mort du scorbut le 24 octobre 1864 à l’hôpital d’Andersonville. Il y avait été admis le 18 octobre précédent.

Les détails concernant son « jumeau » sont plus flous. Nous savons que Frank Tourville, de l’Illinois, serait né vers 1844 en Alabama, tout comme sa mère (selon le rencensement de 1860 du comté de Jersey en Illinois). Cependant, sa mère indique être née dans le Kentucky dans tous les recensements suivants. J’ai toujours pensé que Frank était le fils de Peter Tourville et de Nancy Irwin. La demande de pension faite par sa mère à Washington révèle un détail important : elle était sa mère adoptive. La demande de pension a donc été refusée pour cette raison. Peut-être est-il bien né en Alabama, mais nous ne connaîtrons probablement jamais le nom de ses parents biologiques. Peter et Nancy se sont mariés en février 1839. Il s’agissait d’un second mariage pour Peter. Sa femme, Marie Aspace, a donné naissance à une fille en 1838. Nous pouvons donc supposer qu’elle est décédée entre ce moment et le mariage de Peter. Au recensement de 1860, Francis (ou Frank) habite seul avec ses parents adoptifs en Illinois. Peter avait quitté le Missouri vers 1849 pour s’installer en Illinois, lui et Nancy y sont décédés dans les années 1890.

Frank Tourville s’est enrôlé le 14 décembre 1862, à Lebanon, au Kentucky, lieu de sa résidence à ce moment-là. Mobilisé le 16 avril 1863 dans le 11e régiment de cavalerie du Kentucky, au sein de la compagnie E, il est déclaré absent sans motif du 18 avril 1863 jusqu’à son retour, le 1er mai 1863. Il est porté disparu à la bataille de French Broad, dans l’East Tennessee, le 28 janvier 1864. Les registres d’Andersonville le mentionnent comme étant décédé à Andersonville au cours du mois de mars 1864.

En étant tous les deux prisonniers à Andersonville, ils n’avaient guère de chance de s’en sortir. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : des 45 000 soldats de l’armée de l’Union ayant séjourné au camp d’Andersonville pendant sa période d’existence de 14 mois depuis le mois de février 1864, 12 913 n’ont pas survécu.

andersonville

Pour plus de détails sur Andersonville :

52 ancêtres en 52 semaines est un défi lancé par Amy Johnson Crow. Pour en savoir plus, cliquez sur l'image (site en anglais).

52 ancêtres en 52 semaines est un défi lancé par Amy Johnson Crow. Pour en savoir plus, cliquez sur l’image (site en anglais).

 

52 ancêtres en 52 semaines : #3 Guillaume Hubou (? – 1653)

20121115034504!GlobeLes premiers arrivants en provenance du Mesnil-Durand, Calvados, France

Nous avons identifié cinq personnes en Nouvelle-France qui ont émigré du Mesnil-Durand au cours du XVIIe siècle, soit Guillaume Hubou (vers 1627), Barbe Hubou (1639), Mathieu Hubou (1641), Nicolas Goupil (1642) et Françoise Hubou (1662). Voici l’histoire de Guillaume Hubou.


Allons tout en haut de l’arbre aujourd’hui! Mon ancêtre paternel direct, Mathieu Hubou, migrant arrivé à Québec vers 1642, est venu rejoindre son oncle Guillaume Hubou arrivé au pays depuis une quinzaine d’années.

Originaire de Mesnil-Durand, dans le Calvados, tout comme son neveu, Guillaume serait arrivé à Québec avant 1627 puisque selon l’historien Marcel Trudel, il ne faisait pas partie des recrues de 1627 et de 1628. Marié à Marie Rollet, la veuve de Louis Hébert, le 16 mai 1629 en présence de Samuel de Champlain, il est demeuré à Québec avec Marie lors de la prise de la ville par les frères Kirk cette année-là. La plupart des colons français sont revenus à Québec trois ans plus tard, soit en 1632.

Dans les registres paroissiaux de St-André du Mesnil-Durand, j’ai retrouvé le baptême de Katherine, soeur de Mathieu, baptisée le 29 décembre 1622. Guillaume Hubou est son parrain. Ce document est le plus ancien qui atteste de l’existence de Guillaume. Fils de Jean Hubou et de Jeanne Goupil, certains ouvrages annoncent 1600 comme date de naissance approximative, je n’ai cependant encore rien trouvé pour le prouver. Le nom de ses parents est connu grâce au mariage de sa soeur Barbe qui est arrivée en Nouvelle-France vers 1639 pour lui servir de servante aux termes d’un contrat d’engagement jusqu’en 1642, année de son mariage.

Guillaume Hubou s’est vu concéder une terre au Sault-au-Matelot en 1634. Plusieurs contrats ont été conclus par Guillaume Hubou. Le document qui me rend très curieuse est cet inventaire des meubles de Guillaume Hubou après le décès de Marie Rollet en 1649. Je compte bien me le procurer à ma prochaine visite aux Archives et tenter de le déchiffrer.

Guillaume Hubou a été inhumé le 13 mai 1653 à Québec, un « ancien habitant du pays » écrit le prêtre.

Je termine mon article sur une petite énigme. Pouvez-vous m’aider à déchiffrer le nom de la marraine dans l’acte de baptême de Katherine? 😉 Vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Mise à jour :

  • Hervé Pencalet propose Katherine Vauquane de la Berniere.
  • Claire Burman propose Katherine Vauquenu de la Berniere.
  • Hervé a trouvé Vauquanu qui serait aujourd’hui Vaucanu.
  • J’ai trouvé une commune, La Brévière à quelque 9 km du Mesnil-Durand, on y irait donc pour Katherine Vauquanu (aujourd’hui Vaucanu) de La Brévière. Merci à tous!
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katherine hubout fille de nicollad fut baptisé le vingt neuf jour de decembre (…) par moy louyd mavia(?) pretre vicaire (…) ses parrain & marraine guillaume huboult & katherine banquanne (???) de la (…)??

Déjà lundi… Semaine du 20 janvier 2014

Toutes les résolutions que j’ai lues pour le nouvel an m’ont inspiré. 🙂

J’adore la généalogie. Vraiment. Mais ce que j’adore par dessus-tout c’est la recherche. C’est pourquoi l’an passé j’avais pris la résolution de mettre de l’ordre dans mes papiers. J’ai la mauvaise habitude d’être facilement distraite du moment qu’une nouvelle recherche m’est soumise, que ce soit la réception d’un courriel à propos d’un ancêtre commun, d’un nom de famille lu dans un livre, un tweet sur un nouveau outil informatique et me voilà repartie dans toutes les directions et j’en oublie par quoi j’avais commencé.

J’ai pensé que ce serait une bonne idée de publier chaque lundi la liste des tâches que je voudrais accomplir au cours de la semaine à venir. En la rendant publique, je crois que cela me motivera et que j’arriverai à me concentrer sur une chose à la fois. Voici donc ce qui m’attend cette semaine :

  • Poster mon échantillon d’ADN à Family Tree DNA. 🙂
  • Terminer mon article sur Guillaume Hubou pour le défi 52 ancêtres en 52 semaines et le publier lundi soir (en français et en anglais).
  • Mardi soir, je serai à l’accueil de la Maison de la généalogie de la SGCF.
  • Je travaille actuellement sur une base de données. J’aimerais retracer (si c’est possible!) tous les Canadiens-français qui vivaient à Vergennes et à Ferrisburgh, dans le comté d’Addison, au Vermont pour la période 1840-1880. Le mois de janvier est dédié aux noms de famille commençant par « A ». Je continuerai donc là-dessus.
  • Vendredi soir à 22 h, c’est Genchat sur Twitter. On nous a donné un petit devoir à faire 😉 alors je devrais m’occuper de cela mercredi soir.
  • Samedi, il se pourrait que je me pointe aux Archives nationales du Québec pour mon projet du Vermont et aller chercher d’autres documents.

Bon, je crois que c’est tout, alors souhaitez-moi bonne chance!