DERNIÈRE HEURE | Charles Tourville et Sophie Arpajou bel et bien inhumés au cimetière St-Patrick

Samedi dernier, je feuilletais le recueil de généalogie que Clarence Wells Tourville  avait rédigé, à la fin des années 1980, à l’intention des membres de sa famille. Je me considère bien chanceuse d’avoir reçu une copie de ce recueil le mois dernier d’une parente de M. Tourville. Je ne dirai jamais assez à quel point j’apprécie ce geste généreux de sa part [Merci Joan! #tellementcontente].

Eh! bien, j’ai failli tomber à la renverse lorsque j’y ai lu que Charles Tourville (1802-?) et Sophie Arpajou (1811-?) seraient inhumés dans le terrain du lot 22 de la section 2 du cimetière de la paroisse St-Patrick, à Chateaugay, comté de Franklin, dans l’État de New York, ce terrain appartenant à leur fils Stephen Tourville. Aucune référence ni aucune source ne mentionnait d’où provenait cette information. On m’a souvent indiqué que Charles et Sophie étaient probablement inhumés à Chateaugay, mais jamais personne ne m’avait précisé que le recueil de Clarence Wells Tourville comportait une liste des personnes inhumées dans le terrain de Stephen Tourville.

J’ai donc décidé d’écrire au cimetière de St-Patrick [pourquoi ne l’ai-je pas fait plus tôt, je me le demande si ce n’est que je croyais que le cimetière existait seulement depuis 1863, année d’ouverture des registres de la paroisse St-Patrick, et non depuis 1844] pour que l’on me confirme l’information selon laquelle les personnes suivantes seraient inhumées dans le terrain de Stephen Tourville, à savoir Peter Stephen Tourville, sa femme, Caroline, leur fils Stephen, sa femme, Fanny Amo, leur fils Henry, sa femme, Roseland, son père, Charles Tourville, et sa femme, Sophie Arpajou, Estele et deux enfants de Stephen — soit 11 personnes au total. Voici la réponse reçue de la secrétaire de la paroisse St-Patrick :

« J’ai bien trouvé le terrain que vous avez décrit mais il n’est pas aussi grand que vous le dites. […] Le lot ne contient pas 12 places mais seulement 6 puisque 5 sont déjà prises. Mais il pourrait aussi en contenir 9 étant donné que ce lot n’est pas documenté correctement. Selon moi, je dirais que c’est un lot pour 6 personnes avec une place libre. Si cette place est maintenant occupée, cela n’a pas été documenté correctement. […]  Cependant, il est certain que selon nos registres, les personnes suivantes ont été inhumées à St-Patrick :

† Henry Tourville inhumé en 1931, né en 1876
† Roseland Tourville inhumée en 1952, née en 1876
† Peter Tourville inhumé en 1922, né en 1836
† Charlie DeTourville, né en 1802 (je crois bien que c’est cela, cette date est écrite à côté de son nom mais il n’y a aucune indication quant à la signification de cette date) sans date d’inhumation mais il est inhumé dans le lot puisque sinon son nom n’y serait pas.
† Sophie Arpajou (pas de date d’inhumation ni de naissance) Elle est inhumée dans le lot puisque son nom y est. » [Traduction]

La secrétaire de la paroisse de St-Patrick m’a aussi écrit qu’elle n’était pas en mesure de me confirmer la présence des autres personnes mais, plus tard, elle m’a écrit de nouveau me précisant qu’elle avait trouvé l’information sur Caroline Daignault sur Find A Grave. Voici ce qu’elle m’a expliqué :

« Je ne trouve rien sur elle [Caroline] dans nos registres mais le site Find A Grave mentionne qu’elle est inhumée ici et il y a même une photo de la pierre tombale. Certains registres ont été détruits il y a quelques années à la suite d’un incendie. Son nom se trouvait peut-être dans ceux-ci. Son nom devrait être inscrit dans nos registres mais il n’y est pas. J’ai trouvé le nom de Stephen Tourville dans nos registres mais pour quelque raison que ce soit, aucune date n’est indiquée. J’ai trouvé ceci sur Stephen Tourville [sur Internet] : Stephen Tourville, 28 ans, décédé le 27 mai 1901, inhumé le 29 mai 1901, a reçu les derniers sacrements. Il a été inhumé dans le lot 22. D’autres personnes s’y trouvent, peut-être leur nom vous dit-il quelque chose? James Leers [sic – devrait se lire Seers], 4 ans, inhumé en 1883, Elizabeth Barrette, 10 mois, inhumée en 1883. » [Traduction]

Je lui ai répondu à mon tour, car je voulais qu’elle m’assure que j’avais bien compris que Charles et Sophie étaient bien inhumés dans le lot 22 de la section 2.  Elle m’a confirmé ce qui suit :

« Leur nom est écrit ainsi dans nos registres : Charlie Tourville et Sophia Arpajou. Vous avez donc les bonnes personnes. Ils sont inhumés dans le lot 22 de la section 2. Le même lot que celui de Peter Tourville. » [Traduction]

Les deux enfants mentionnés comme étant ceux de Peter dans le recueil de Clarence pourraient en fait être ses petits-enfants, James et Elizabeth, les enfants de ses deux filles.

Quant à « Estele » dont la secrétaire de la paroisse n’a trouvé aucune trace, j’en ai déduit que cela pouvait être Marie-Édesse, toujours vivante en1840, mais qui est décédée avant 1850. Le cimetière a ouvert ses portes en 1844, mais le fait que Charles et Sophie soient tous les deux inhumés à Chateaugay signifie probablement qu’ils ont quitté le Vermont entre 1848 et 1850 (Sophie a donné naissance à des jumeaux au Vermont en 1848). Quant à Charles, il est décédé entre 1850 et 1860.

J’ai mis à jour le site de Find a Grave en ajoutant les noms de Charles et de Sophie sur la page du cimetière de St-Patrick. Un voyage à Chateaugay est déjà prévu pour ce printemps!

Tous les chercheurs qui m’ont aidée au cours des années connaissent mon obsession pour Charles Tourville et Sophie Arpajou. Eh! bien, Charles et Sophie peuvent désormais reposer en paix… et moi aussi! Je vais bien sûr poursuivre mes recherches pour découvrir la date de décès de Charles, mais je suis tellement contente de connaître enfin l’endroit où ils ont réellement été inhumés!

52 ancêtres en 52 semaines : #6 Évélina Bissonnette (née Tourville) (1879-1956)

Évélina Tourville Bissonnette (1879-1956)

Évélina Tourville Bissonnette (1879-1956) – Collection de Sarah Di Lallo

Dans un article publié récemment, je relatais la mort de la mère d’Évélina survenue de façon tragique au cours du printemps 1880. J’aimerais maintenant vous raconter l’histoire de l’enfance d’Évélina, le bébé mentionné dans l’article de journal.

Évélina est née le 31 août 1879 du mariage de Moïse Tourville et de Malvina Hogue, dans le village de St-Henri, district de Montréal. Elle a été baptisée le jour suivant, ses parrain et marraine étant son oncle Néré Leclaire et sa tante Évélina Tourville.

Au moment de sa naissance, son père, Moïse, était commis. Comme vous le savez peut-être, Moïse a perdu sa femme neuf mois après la naissance d’Évélina. On pourrait s’attendre à retrouver Moïse et sa fille dans le recensement de 1881, mais ce n’est pas le cas. À cette époque, il n’est pas rare qu’un jeune veuf, père d’un bébé, se remarie rapidement ou encore laisse l’enfant à un membre de sa famille. Ainsi, en 1881, Moïse est retourné dans la maison paternelle, mais Évélina semble s’être volatilisée. Elle est introuvable autant en 1881 qu’en 1891.

Évélina Tourville et Albert Bissonnette

Évélina Tourville et Albert Bissonnette – Collection de Sarah Di Lallo

Il faut attendre le 19 avril 1898, date de son mariage avec Albert Bissonnette à l’église St-Henri, pour la retracer. Où est-elle passée entre 1880 et 1898? Heureusement, j’ai déniché deux documents qui nous en apprennent un peu plus sur l’enfance d’Évélina.

En septembre 1894, Néré Leclaire, le parrain d’Évélina, se présente devant un magistrat parce qu’il juge nécessaire que soient nommés un tuteur et un subrogé tuteur pour Évélina, alors âgée de 14 ans. Il mentionne avoir toujours pris soin d’elle depuis qu’elle était bébé et qu’il l’a élevée comme sa propre fille.

Sans doute, vous demandez-vous pourquoi Néré a-t-il attendu toutes ces années pour demander la tutelle d’Évélina. Eh! bien, voici : la mère de Malvina Hogue est décédée ab intestat et sa fille, Évélina, hérite donc de sa grand-mère et devient ainsi propriétaire du quart de sa maison.

Dans sa demande de tutelle, on apprend que Moïse est absent de la province de Québec depuis plus ou moins 10 ans et qu’il n’est revenu à St-Henri qu’une seule fois quatre ou cinq ans plus tôt. Grâce à un acte de vente passé entre Moïse Tourville et son père, Honoré, devant le notaire Faure en avril 1883, on sait que Moïse réside temporairement à Pullman City, en Illinois. On sait aussi que Moïse a épousé sa seconde femme, Azilda Labelle, en décembre 1884, à Chicago, et qu’il y est demeuré au moins jusqu’en 1900 comme en atteste le recensement américain de cette même année. Bien que Moïse ait obtenu la citoyenneté américaine en 1893, il revient au Canada avant 1907.

On peut présumer, d’après l’acte de tutelle, que Moïse a confié sa fille à sa soeur avant d’aller s’installer en Illinois. Mais, si c’est le cas, pourquoi n’est-il pas fait mention de Néré Leclaire, d’Évélina Tourville Leclaire et de leur nièce dans les recensements canadiens de 1881 et 1891? Si le recensement américain de 1890 n’avait pas été perdu, peut-être aurions-nous trouvé la réponse à cette question.

Mme Sara Di Lallo m’a confié que son arrière-grand-mère Évélina avait été élevée par un membre de sa famille à Chicago. J’avais tout d’abord cru le contraire, que Moïse avait quitté pour Chicago, et qu’Évélina, elle, était demeurée à St-Henri avec un membre de sa famille. Mais, comme je n’ai aucune preuve de cela, les deux hypothèses demeurent plausibles. Peut-être Néré Leclaire est-il lui aussi allé à Chicago et qu’il est revenu avec sa femme et sa nièce avant 1894? On sait que Néré Leclaire était épicier à St-Henri en septembre 1894, et qu’Évélina s’est mariée à St-Henri en 1898. J’ai également vérifié le Lovell Directory de Montréal, et le nom de Néré y apparaît jusqu’au mariage d’Évélina. Malheureusement, avant 1894, le village de St-Henri ne semble pas être inclus dans le Lovell (pas de chance!).

Par ailleurs, une autre chose qui me laisse perplexe est que Moïse est présent au mariage d’Évélina, mais affirme ne pas savoir signer. Comment se fait-il alors que je retrouve sa signature sur d’autres documents? Était-il vraiment présent au mariage?

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[Mise à jour] De gauche à droite, les filles d’Évélina et d’Albert Bissonnette : Marguerite, Aline, Pauline, Madeleine, Yolande, Cécile, Agnès, Henriette. – Collection de Sarah Di Lallo

Évélina Tourville et Albert Bissonnette ont eu huit filles, Marguerite, Cécile, Agnès, Aline, Pauline, Henriette, Madeleine et Yolande. Aline est décédée l’an dernier à l’âge de 109 ans! Elle occupe le premier rang dans les statistiques de mon site Web comme étant la personne ayant vécu le plus longtemps.

Évélina est décédée le 17 avril 1956 à Montréal, à peine un an avant Albert qui est décédé le 26 juin 1957, et tous les deux ont été inhumés au cimetière Notre-Dame-des-Neiges à Montréal.

Quant à Évélina Tourville Leclaire, elle est décédée en 1910, et, fait plutôt étrange, elle a été inhumée dans l’église de St-Henri. J’irai à la BANQ consulter les journaux et voir si je ne pourrais pas y trouver un avis de décès la concernant.

Et enfin, environ un an plus tard, Néré allait s’établir en Ontario où il a épousé leur ancienne servante, Clara Deschamps, une Ontarienne qui vivait avec le couple en 1900. Néré y est décédé en 1915 dans le comté de Glengarry.

Travaux de couture réalisés par Évélina à l'âge de 10 ans

Travaux de couture réalisés par Évélina à l’âge de 10 ans – Collection de Sarah Di Lallo

52ancestors-2015Merci à Sarah Di Lallo pour les photos!

Belle découverte sur Internet : Extrait du livre de renvoi officiel de la paroisse de Montréal (1872)

Votre ancêtre habitait-il la paroisse de Montréal en 1872? Plus précisément, les villages d’Hochelaga, de la Côte de la Visitation, de la Côte St-Louis, de St-Jean-Baptiste ou de la Côte-des-Neiges? Aimeriez-vous savoir s’il était propriétaire ou locataire?

Dans ce cas, vous pourriez être intéressés par ce document que j’ai découvert sur Internet.

Extrait du livre de renvoi officiel de la paroisse de Montréal [microforme] : comprenant les villages incorporés d’Hochelaga, de la Côte de la Visitation, de la Côte St- Louis, de St-Jean-Baptiste et de la Côte-des-Neiges / préparé et publié par L.W. Sicotte (1872)

Ce livre donne pour chacun des lots des villages susmentionnés le nom de son propriétaire et sa dimension. Le numéro devant le nom du propriétaire est le numéro officiel du lot. Si vous téléchargez la version PDF, vous pouvez aisément y faire une recherche.

extrait officiel

Pour les curieux, les rues de Montréal mentionnées dans l’image ci-dessous sont aujourd’hui la rue Rachel, l’avenue de l’Hôtel-de-Ville, l’avenue Duluth et la rue de Bullion

Jumelé au recensement de 1871, cet ouvrage peut se révéler fort utile.

J’y ai trouvé le nom de Honoré Tourville qui habitait St-Henri ainsi que les noms d’Élisabeth Lamoureux, veuve de Louis Tourville, de son fils Médard et de deux de ses gendres, Denis Barrette et Napoléon Gauvreau, qui habitaient le village St-Jean-Baptiste.

Bonnes recherches!

52 ancêtres en 52 semaines : #5 Charles B. Tourville (1857-1910)

À ceux d’entre vous qui effectuez des recherches aux États-Unis, ne trouvez-vous pas que l’absence d’un recensement en 1890 complique drôlement les choses lorsqu’une personne est née, décédée ou s’est mariée entre 1880 et 1900? Vous me direz que cela dépend de l’endroit où ils vivent (dans certains États, l’État civil est souvent inexistant) ou des autres sources disponibles.

Prenons le cas de Charles B. Tourville né le 20 mai 1857 à St-Louis, au Missouri, du mariage de Joseph Toussaint Tourville et de Susan Stout. Sa date de naissance provient du dossier de pension de son père, un vétéran de la Guerre civile. Pour le reste, j’ai dû me contenter des recensements américains de 1860, 1870, 1900 et 1910. Quels renseignements en ai-je tirés?

En 1860, la famille vivait à St-Louis et, en 1870, elle s’établissait à Canton, dans le comté de Fulton, en Illinois. Bien que ses parents et ses jeunes frères et sœurs soient revenus vivre à St-Louis en 1880, aucune information en ce qui concerne Charles. Je le retrace en 1900 à St-Louis, marié à Katherine et, en prime, quelques indices : sa femme n’a jamais eu d’enfants, ils sont mariés depuis quatre ans et Lorena, née en septembre 1885, qui vit avec le couple, est la fille de Charles. Enfin, le recensement américain de 1910 nous apprend que le couple vit à nouveau seul et qu’il s’agit d’un deuxième mariage pour Charles, le premier pour Katherine.

Assez rapidement, j’ai déniché, dans la base de données intitulée « Missouri Marriage Records » sur le site d’Ancestry, une licence de mariage pour Charles Tourville et Katherine F. Motzer. Le mariage a eu lieu le 17 septembre 1896. Aucun autre mariage n’y est répertorié relativement à Charles.

Lorsque j’étais à Salt Lake City en novembre dernier, en parcourant l’index de journaux, des pistes intéressantes m’ont été suggérées :

St. Louis Daily Globe-Democrat, 19 octobre 1881, p. 11

St. Louis Daily Globe-Democrat, 19 octobre 1881, p. 11

Traduction : Le « Recorder » a accordé une licence de mariage aux personnes suivantes : C. B. Tourville et A. Mayer […]

Tourville Amelia st louis daily globe-democrat 6 feb 1882

St. Louis Daily Globe-Democrat, 6 février 1882, page 5

Traduction : TOURVILLE – 4 février à 9 h, Mme Amelia Tourville, autrefois connue sous le nom de Mademoiselle Amelia Meyer. Le convoi funéraire partira de sa dernière demeure, au 2816 North Twelth, aujourd’hui à 9 h. Les amis de la famille sont priés d’y assister. Journaux d’Evansville, veuillez relayer la nouvelle.

   St. Louis Daily Globe-Democrat, 7 février 1882, page 10

St. Louis Daily Globe-Democrat, 7 février 1882, page 10

Traduction : Amelia Tourville, 22 ans et 7 mois, 2816 North Twelfth, consomption.

Vous rendez-vous compte à quel point les journaux m’ont aidée à obtenir plus de détails sur la période de 1880-1900? Non seulement j’y ai appris le nom de jeune fille d’Amelia, mais également son âge et la cause de son décès. Grâce à cette information, j’ai réussi à découvrir la licence de mariage alors que j’étais à Salt Lake City. Plus tard, j’ai réalisé que si je n’avais pas réussi à retracer Charles, c’était que son nom était erroné dans l’index (Toneville). Pas étonnant que je n’aie rien trouvé auparavant. Un seul détail m’agace toutefois, c’est qu’Amelia étant décédée bien avant 1885, il est impossible qu’elle soit la mère de Lorena. De plus, elle est décédée seulement quatre mois après son mariage.

Je n’en finis pas de faire des trouvailles dans ce journal de St-Louis. Tiens, tiens, voilà qu’on y publiait une autre demande de licence de mariage pour Charles en 1883 :

 St. Louis Daily Globe-Democrat, 1er février 1883, p. 12

St. Louis Daily Globe-Democrat, 1er février 1883, p. 12

Après être tombée sur Amelia Meyer et Eugenia Meyer dans le recensement américain de 1880 pour St-Louis, j’en déduis donc que Charles a épousé sa belle-sœur après le décès de son épouse.

Dans la même base de données, on y rapporte le décès de plusieurs enfants à St-Louis portant le nom de Tourville. Après avoir examiné les différents documents, j’ai réussi à déterminer qu’il s’agissait bien des enfants de Charles et d’Eugenia. Grâce à l’index des naissances du Missouri, l’annuaire de St-Louis et le nom des parents, j’ai également pu identifier les enfants suivants :

  1. Robert S., né le 3 novembre 1883, décédé le 13 juillet 1899. Il a été grièvement blessé lors des célébrations du 4 juillet. Il est mort du tétanos une semaine plus tard.
  2. Lorena E., née le 27 septembre 1885, décédée en 1964 en Californie. Elle s’est mariée à Robert Gilreath vers 1907. En 1910, elle vivait à Los Angeles. Elle n’est pas mentionnée dans l’avis de décès de son père. Peut-être n’étaient-ils pas en bons termes?
  3. Freda C., née le 8 novembre1887, décédée le 20 novembre 1889.
  4. Susan (Pearl H. à sa naissance), née le 13 juillet 1892, décédée le 17 mai 1894.
  5. Esther, née le 15 avril 1895, décédée le 22 juin 1895.

Entre 1889 et 1899, Charles a perdu quatre enfants et sa deuxième épouse, Eugenia. Esther est décédée un mois avant sa mère. Cela a dû être une période très difficile pour la famille.

Comme vous pouvez le constater, j’en sais maintenant beaucoup plus sur Charles B. Tourville même si la plupart de ces événements ont eu lieu durant la période 1880-1900. Quelle chance pour moi qu’il ait vécu à St-Louis! Sinon, peut-être n’aurais-je jamais rien su de ses premières épouses et de ses enfants.

St. Louis Post-Dispatch, 4 octobre 1910, page 11

St. Louis Post-Dispatch, 4 octobre 1910, page 11

TRADUCTION : TOURVILLE – À l’âge de 53 ans, 4 mois et 14 jours, le 3 octobre 1910 à 15 h 30, est décédé Charles V. Tourville, après une brève maladie, époux bien-aimé de Catherine P. Tourville (née Motzer), fils aîné de Susan Tourville (née Stout) et de feu Joseph T. Tourville, Mme Ida A. Lorance (née Tourville) et Chester A. Tourville. Le convoi funéraire quittera la résidence du défunt le mercredi 5 octobre à 14 h, au 1918 Montgomery. Parents et amis sont priés d’y assister.

52ancestors-2015

52 ancêtres en 52 semaines : #4 Émilie Tourville (née Rousselle) (1803-1863) ~ « Find A Grave » ou comment les miracles se produisent quelquefois

J’essaie de trouver la date et le lieu de décès d’Émilie Rousselle, épouse de Charles Tourville, depuis aussi longtemps que j’ai commencé à faire de la généalogie, soit, croyez-le ou non, déjà plus de 20 ans.

Émilie Rousselle est née en 1803 à Florissant, au Missouri, où elle y a également épousé Charles Tourville (dont la date de décès m’est toujours inconnue) le 11 février 1822.

Pendant longtemps, la dernière trace d’Émilie et de Charles se trouvait à St-Louis au Missouri dans le recensement américain de 1850. Puis, il y a deux ans, j’ai découvert en ligne un jugement de la Cour suprême du Missouri concernant une dispute visant la propriété d’un terrain d’une des filles de Charles qui témoignait à cet égard. Charles y mentionnait sa femme et de par son discours, il est clair qu’elle était toujours vivante à ce moment-là. Je ne les ai jamais trouvés et je ne les trouve toujours pas dans le recensement américain de 1860.

Je travaillais sur le site Web de Find A Grave pour y ajouter quelques membres de la famille Tourville originaires du Missouri et voilà que j’y découvre le nom d’Émilie Rousselle Tourville qui a été inhumée dans le Old Saint Ferdinand Cemetery (cimetière qui n’existe plus depuis 1900). On peut consulter les registres de la paroisse St-Ferdinand de Florissant dans la collection Drouin sur le site d’Ancestry ou celui de Généalogie Québec, mais on dirait bien que les entrées ne sont pas toutes indexées sur Ancestry, surtout celles des années ultérieures. Enfin, index ou pas, j’aurais dû parcourir toutes les images de cette collection.

De toute façon, ce que je trouve extraordinaire ce n’est pas d’avoir trouvé la date et le lieu de son inhumation sur Find A Grave mais bien une SOURCE :

« September the 13th I buried Emilie Rousselle 54 yrs wife of Charles Tourville. » ~ J. F. Van Assche, SJ

Traduction: « Le 13 septembre j’ai inhumé le corps d’Émilie Rousselle, 54 ans, épouse de Charles Tourville. » ~ J. F. Van Assche, SJ

Il y a presque deux ans, Sheila Kesterston, membre de Find A Grave, cherchait ses ancêtres à Florissant, au Missouri, et elle a finalement découvert où était conservée une copie des registres paroissiaux du cimetière. Les données de ce cimetière sur Find A Grave proviennent de la source suivante :

« Registre des Sépultures faites dans le Cimetière De la paroisse de St Ferdinand, Diocèse de Louisiane, commencé le premier de janvier L’année mil huit cent vingt deux 1822″

Ce registre de 95 pages couvre la période allant de janvier 1822 à juillet 1876 et se trouve sur le microfilm « Old St. Ferdinand Burial Records » – (bobine 167, item 5) à la bibliothèque du comté de St-Louis :

St. Louis County Library – Headquarters
Tier 5 (top floor)
1640 S. Lindbergh Blvd.
St. Louis, MO 63131-3598

Un gros merci à Sheila qui a décidé de faire l’entrée de données de tous les noms paraissant au registre sur Find A Grave. Je ne sais pas comment la remercier, je suis tellement contente!

Vous pouvez consulter la page du Old Saint Ferdinand Cemetery sur Find A Grave et y faire vos propres recherches. Beaucoup de Canadiens-français y ont été inhumés. Ensuite, si vous désirez en obtenir la preuve, vous pouvez aller soit sur Ancestry soit sur Généalogie Québec. Peut-être y retracerez-vous votre ancêtre ou le frère ou la soeur de celui-ci.

Il y a deux autres Tourville dans ce cimetière (l’un deux se nomme Tourvelle). Je dois examiner cela de plus près car ce sont de jeunes enfants et je ne suis pas certaine qui ils sont. Quant à Charles Tourville, eh! bien je continue ma quête. Je trouverai bien où il est décédé. Que ce soit de mon bureau ou lors d’un voyage au Missouri. ;-)

 

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