Ayant pris des tonnes de photos de documents de transactions immobilières au bureau de la ville de Ferrisburgh pendant presque trois heures, il m’est resté juste assez d’énergie pour visiter seulement deux cimetières, soit ceux de North Ferrisburgh et de la paroisse Our Lady of Mount Carmel, à East Charlotte.
Archives par mot-clé : Vermont
Voyage 2016 : Mon prochain voyage au Vermont
Dans une semaine jour pour jour, je serai au Vermont; au menu : un blitz de recherches intensives pour mes divers projets généalogiques. Comme j’ai décidé cette année de me rendre assez souvent sur le terrain, ce voyage ne sera, je l’espère bien, que le premier d’une longue série! Continuer la lecture
Des faits (pas si divers) : « Funérailles de Joseph Germain »
Middlebury Register, le vendredi 27 août 1915, page 6
Funérailles de Joseph Germain
Les funérailles de Joseph Germain, dont le corps avait été transporté ici samedi depuis la maison de santé de Brattleboro, où il avait été admis pour y être soigné il y a deux semaines, ont eu lieu lundi matin à 9 h à l’église St. Mary’s, célébrées par le Révérend E. F. Cray. Les porteurs étaient William et Lewis Germain, William Kent et Edward Chandler. Une grande quantité de bouquets ont été offerts, plusieurs fleurs magnifiques ayant été envoyées de diverses loges et sociétés. Joseph Germain était âgé de 80 ans et était un résident de longue date de Brandon, apprécié de tous ceux qui le connaissaient. Lui survivent une soeur, Mme Joseph Benoir de Forestdale, quatre filles, Mme Peter Blair de Pittford, Mme Edward Chandler de Brandon, Mme Felix Cole de Middlebury et Mme Griffith Floyd de Granville, N.Y., et deux fils, Lewis Germain de Bridport, Vt., et William Germain de Binghamton, N.Y. Parmi les gens de l’extérieur de la ville ayant assisté aux funérailles, il y avait M. et Mme Griffith Floyd, M. et Mme Robert Jones, Mme Edward Williams, William Kent, Mlle Irene Kent et Mlle Nettie Curtis de Granville, N.Y., William Germain de Binghamton, N.Y., Mme Peter Blair de Pittsford, Mme Felix Cole et trois fils, Felix, Clarence et Laurence de Middlebury, et Lewis Germain de Bridport, Vt.
Traduction : Danielle Tourville
Joseph Germain était l’époux de Nettie Tourville. Né le 30 septembre 1835 à Marieville, au Québec, il est décédé le 20 août 1915 à Brattleboro. Pour lire l’article sur Nettie Tourville, c’est par ici.

Deux épines généalogiques : Étienne Arpajou (1834-?) & Peter Parish (?-1884)

Peter Parish. Je me souviens de la première fois que j’ai vu ce nom. C’était à l’époque où j’essayais de retrouver la trace de Matilda Tourville à Ferrisburgh, au Vermont, avant 1865, année de son mariage avec Louis Tourville, fils de Charles Tourville et de Sophie Arpajou. Je venais de découvrir que son nom de jeune fille était LaQuire (ou Lequin, au Québec). Continuer la lecture
52 ancêtres en 52 semaines : #2 Marie Louise King (1852-1934), Oliver King (1829-1899), Joseph King (1831-1904)
Le thème portant sur les « King » proposé par Amy Johnson Crow pour le défi 52 ancêtres/52 semaines m’a fait penser à Marie Louise King. Coïncidence amusante, j’ai reçu d’un membre de sa famille une photo d’elle la même semaine.

Marie Louise Tourville (née King) (1852-1934)
Marie Louise est née le 10 mars 1852 à North Ferrisburgh, dans le comté d’Addison, au Vermont. Elle était la fille d’Oliver King (Olivier Roi) et d’Eleonore Dufresne. Elle a été baptisée à la St. Mary’s Church, à Burlington, au Vermont, le 5 juin de la même année.
Marie Louise était probablement l’aînée de sa fratrie. Même si nous n’avons pas trouvé de preuve de mariage pour ses parents, son père vivait avec un Joseph King, probablement son frère, à Ferrisburgh, au Vermont, en 1850. Oliver et Eleonore se sont probablement mariés à la fin de 1850 ou en 1851.
Jusqu’à son mariage avec Henry Tourville, le 25 juin 1870, à la St. Joseph’s Church à Burlington, au Vermont, Marie Louise vivait, selon les recensements américains de 1860 et de 1870, à Ferrisburgh. Ce couple a rapidement émigré à Sparta, au Wisconsin, étant donné que leur fils aîné, Charles Henry Tourville, y est né le 22 octobre 1872. Ils ont eu au moins 5 autres enfants. Henry Tourville et Marie Louise King sont tous les deux inhumés dans le cimetière de Woodlawn, à Sparta. Henry est décédé le 20 octobre 1924 et Marie Louise, le 4 mai 1934.
Voilà les renseignements que j’avais sur Marie Louise au moment où j’ai reçu sa photo. Par la suite, j’ai trouvé sur Find A Grave que son père Oliver était inhumé à East Charlotte, au Vermont. La note biographique mentionne qu’il est né le 19 décembre 1829. Son acte de décès de la ville de Ferrisburgh indique qu’il était âgé de 68 ans et 1 mois en janvier 1899. Son mois de naissance serait donc décembre mais son année de naissance serait 1831 et non 1829. Un autre Olivier Roi est né en décembre 1831. Comment peut-on être certain que notre Oliver est bien celui né en 1829?
J’ai décidé d’en savoir un peu plus sur son frère Joseph qui vivait avec lui à Ferrisburgh en 1850. J’ai trouvé un acte de mariage pour un Joseph King, à Vergennes, au Vermont, en 1856, avec Charlotte Balduke (Bolduc). Ce couple a eu un enfant de sexe masculin né le 15 mai 1857 à Vergennes. Je perds leur trace par la suite. Mais j’ai tout de même trouvé un Joseph King, né en 1831, au Canada, avec sa femme Charlotte, née en 1838, au Vermont, et son fils Augustus, né en 1857, au Vermont. qui vivait à Sparta, au Wisconsin, en 1860, soit la même ville où a émigré sa nièce Marie Louise au début des années 1870. Cela semble concorder avec notre couple du Vermont.
Joseph King, qui vit au Wisconsin, y est décédé en 1904. Son acte de décès ne mentionne que le nom de sa mère, soit Mary. Sa date de naissance était le 1er janvier 1832. Ça me satisfait, la date de naissance de Joseph Roi, frère d’Olivier Roi, né en 1829 à Maskinongé, est la même mais en 1831. De plus, selon l’acte de mariage de Joseph en 1876, ses parents sont Oliver et Louise King (les parents d’Olivier, né en 1829 et de Joseph né en 1831 sont Olivier Roi et Louise Leblanc). Parfait, nous y sommes! J’ai commandé l’avis de décès de Joseph mais je ne l’ai pas encore reçu. Le résumé de cet avis mentionne que Joseph avait été marié trois fois. Avec l’aide des recensements et les actes du Wisconsin, j’ai pu en déduire que Joseph King, comme nous le savons déjà, s’est d’abord marié avec Charlotte Balduke et qu’ils ont eu au moins un autre enfant, une fille prénommée Charlotte, née en 1862 au Wisconsin (selon son acte de mariage). Au recensement de 1870, Joseph était marié à Addie qui est décédée en 1875. En 1876, Joseph s’est marié à Mary A. Brown.
J’effectuerai d’autres recherches sur Joseph King. Mais maintenant que nous pouvons établir qu’Oliver et Joseph étaient frères, arrêtons-nous un moment sur leurs parents.
Olivier Roi et Louise Leblanc se sont mariés en 1825, à Maskinongé, au Québec. Ils ont eu 4 enfants, soit Marie-Louise (1827), Olivier (1829), Joseph (1831) et Clarisse (1833) qui est née après le décès de son père. Clarisse n’a jamais quitté le Canada.
Divers documents semblent suggérer qu’Oliver et Joseph ont probablement émigré aux États-Unis vers 1848. Tous les deux étaient forgerons.
Lorsque je recevrai les avis de décès que j’ai commandé pour Joseph King et Marie Louise King Tourville, je mettrai cet article à jour.
De plus, plusieurs documents concernant la vie de Joseph King au Wisconsin sont disponibles. Je ferai une mise à jour sur lui également.
52 ancêtres en 52 semaines : #14 Matilda Tourville (née LaQuire) (1847-après 1886)
Je ne peux écrire mon article sur Nettie Tourville, l’une des enfants de Charles et de Sophie Arpajou, sans raconter le long parcours qui m’a mené à Matilda Laquire (1847-?).
Il ne faut jamais abandonner.
Habituée à la mine de renseignements généalogiques que l’on trouve dans les registres paroissiaux du Québec, je ne savais pas trop comment m’y prendre pour trouver le nom de famille et les parents de Matilda, l’épouse de Louis Tourville.
Voilà toute l’information dont je disposais :
- En 1866, Matilda a fait baptiser sa fille à l’église catholique de St. Patrick, à Chateaugay, dans l’État de New York. Son nom de jeune fille serait Sequin.
- On la retrouve dans le recensement américain de 1880. Elle est l’épouse de Louis Tourville et vit à Grand Haven, au Michigan. Elle serait née aux environs de 1847 au Vermont et ses parents seraient tous les deux nés en Pennsylvanie.
Il ne faut jamais abandonner je vous dis.
Je ne sais pas pourquoi mais cette histoire de parents nés en Pennsylvanie, ça ne collait pas. D’une part, son nom, Sequin, aurait bien pu être Seguin ou Séguin, un nom très courant au Québec. D’autre part, Louis ayant combattu dans la Guerre civile, il aurait pu la rencontrer près de Washington, DC, en Virginie ou même en Pennsylvanie.
Que faire alors?
J’ai tout d’abord consulté le microfilm de la paroisse St. Patrick pour m’assurer qu’il n’y avait pas erreur de transcription. Pas du tout en fait. J’ai donc cherché des Sequin et des Seguin au Vermont, en espérant la retrouver dans les recensements de 1850 ou 1860. Rien.
Lizzie, fille de Louis et de Matilda, est décédée à l’âge de un an à Grand Haven en 1869. Aucun nouvel indice de ce côté. J’ai ensuite tenté de retrouver la trace de leurs deux filles Jennie et Clarissa après 1880. Ah! le grand vide de 1880-1900 en raison de la perte du recensement de 1890 aux États-Unis! J’ai trouvé un mariage pour Clarissa Tourville et Edward Palmer en 1886 à Grand Haven mais pas d’autres renseignements à part la confirmation que Matilda était toujours vivante en 1886 puisqu’elle était l’un des témoins au mariage. J’ai bien trouvé un Edward Palmer dans le recensement américain de 1900 mais il était marié à une autre femme. Était-ce bien le même? En effet puisque j’ai trouvé un deuxième mariage pour Edward en 1892 et que son avis de décès confirme qu’il est bien le même Edward Palmer qui a épousé Clarissa. La famille Palmer était originaire du comté d’Allegan au Michigan et j’ai trouvé des documents concernant le terrain que la famille possédait dans un cimetière là-bas mais pas de trace de Clarissa.
En passant, j’en suis toujours au point mort pour Clarissa Tourville Palmer.
La chance m’a enfin souri lors de mon premier voyage à Salt Lake City. En consultant les microfilms du comté d’Ottawa au Michigan, j’ai trouvé la naissance de Clarissa en 1869 (pas de nom de jeune fille de la mère) et j’ai trouvé un mariage pour une Jennie Lovill et un Marine Kamphout en 1883. Le « L » de Lovill pouvant aussi être un « T », j’ai décidé de suivre la piste de ce couple que j’ai trouvé dans le recensement de 1900. Je leur ai aussi trouvé des enfants nés dans le comté d’Ottawa dont les prénoms correspondaient à ceux trouvés dans le recensement.Je n’avais aucune preuve que cette personne était bien la fille de Louis et de Matilda mais je n’avais pas vraiment d’autres pistes à suivre.
J’ai donc fait des recherches sur Jennie ou Mary Jane (variation de son prénom) jusqu’au recensement de 1930 à Wyandotte, près de Detroit où elle habitait avec sa fille. Marinus Kamhout est décédé en 1906 et j’ai retrouvé les enfants de Marinus en 1910 avec leur mère désormais remariée, toujours au Michigan. En 1920, Mary Jane reprend le nom de Kamhout. Dieu sait comment s’est terminé ce deuxième mariage?
La chance m’a de nouveau souri lorsque j’ai découvert le site Web de la bibliothèque Louttit à Grand Haven. Une dame d’une incroyable gentillesse m’a envoyé des articles de journaux (ils n’étaient pas en ligne à l’époque) ainsi qu’un document provenant du cimetière. Le lot de la famille indique une date de décès pour Mary Jane! Mais… rien dans les journaux de Grand Haven même si elle a été inhumée là en 1953.
J’ai même commandé un microfilm par le biais de la BANQ sur un journal de Detroit (un de ses fils y est décédé) et je n’ai rien trouvé.
Est-ce que je vous ai déjà dit que je n’ai jamais trouvé PERSONNE dans les répertoires de maisons funéraires? Au cours d’un voyage ultérieur à Salt Lake City, je déambulais entre les rayons de la bibliothèques où sont les livres concernant le Michigan et je trouve le répertoire d’une maison funéraire de Wyandotte. Je l’ai ouvert et j’ai failli lâché un cri (en fait je crois que j’ai vraiment crié)!
La voilà, Mary Jane Kamhout.Il s’agissait seulement d’un index mais, coup de chance, le volume comportant le certificat de funérailles était également sur les rayons. Ce certificat est pratiquement identique à un certificat de DÉCÈS.
Hummm! Père : Louis Detourville. Mère : Matilda LaQuire.D’où sort-il ce patronyme? J’étais si excitée que j’ai pratiquement couru jusqu’à un ordinateur pour faire une recherche sur Ancestry sur les Laquire. Première chose que je remarque, souvent le nom Laquire est corrigé par les utilisateurs pour Lécuyer. Je vois également Saquire corrigé pour Laquire. Humm! Saquire et moi j’ai Sequin. J’ai donc suivi la piste des Lécuyer mais sans succès.
J’ai changé de stratégie et décidé de consulter les microfilms sur les naissances, mariages et décès du Vermont et y chercher le nom de Laquire. J’en ai trouvé qui vivaient à Ferrisburgh où les Tourville ont vécu au Vermont à cette même époque. Intéressant.
J’y ai trouvé une Matilda Laquire mariée à un Lewis Covill (mon deuxième cri de la journée). Rappelez-vous que quelquefois les Tourville utilisaient le nom de Courville dans les registres paroissiaux.
Matilda était la fille de Mitchell Laquire et de Mary German.J’ai trouvé deux autres mariages pour des enfants du même couple. Je n’ai pas pu trouver la famille dans les recensements. Ils sont venus aux États-Unis après 1850 et ils ne sont pas dans le recensement canadien de 1851. J’ai quand même trouvé Matilda, vivant seule, en 1860 au Vermont.
Comme je ne trouvais plus rien sur les Laquire, j’ai décidé de chercher les Germans. Hummm! Était-ce plutôt des Lallemand? Non plutôt St-Germain. Après plusieurs recherches, je les ai retrouvés au Québec ainsi que dans le répertoire de St. Mary’s de Burlington. Et là, victoire! Le nom est Lequin ou Lequien.
Après ça, tout est devenu facile.
Michel Lequin a épousé Marie-Louise St-Germain le 3 novembre 1840, à Marieville, au Québec. Mathilde est née le 13 mai 1847 au Mont-St-Grégoire. Michel est décédée à Farnham en 1855, les registres indiquant qu’il vivait aux États-Unis. Mary German s’est peut-être remarié mais je n’en suis pas certaine, j’ai perdu sa trace.
Comme je l’ai mentionné, la dernière trace de Matilda Laquire Tourville remonte à un document de 1886, soit dans les registres de mariage pour celui de sa fille Clarissa. Je n’abandonnerai jamais. Je suis certaine qu’un de ces jours, je la retrouverai, même si son nom n’est pas dans les registres du Michigan, du Minnesota ou même du Vermont. Bien sûr, j’ai déjà vérifié les avis de décès de sa soeur et son frère, sans succès.Mais mon meilleur coup dans toute cette histoire c’est d’avoir trouvé un document concernant la naissance d’un enfant nommé German. Son père était Joseph German et sa mère, Nettie TOURVILLE. Qui était cette Nettie?!
Je me suis soudain rappelé qu’il y a plusieurs années, quelqu’un m’avait mentionné dans le livre des Tourville écrit par Clarence Tourville, Sophie Tourville était mentionnée comme étant mariée à Joseph St-Germain. Je n’ai jamais trouvé ce couple et comme plus tard j’ai identifié Joseph Giguère comme étant le mari de Sophie, j’ai pensé que Clarence Tourville avait commis une erreur. Une erreur, oui, MON erreur.
Qui était cette Nettie? La réponse bientôt dans l’article #15!

52 ancêtres en 52 semaines est un défi lancé par Amy Johnson Crow. Pour en savoir plus, cliquez sur l’image (site en anglais).
52 ancêtres en 52 semaines #13 : Louis Tourville (1844-1912)
Charles Tourville et Sophie Arpajou ont eu huit enfants qui ont survécu jusqu’à l’âge adulte, quatre fils et quatre filles. Poursuivons donc avec l’un de leurs fils, Louis Tourville, un ancien combattant de la Guerre Civile.
Louis est né le 30 septembre 1844 et a été baptisé 6 jours plus tard, le 6 octobre à St-Hughes, au Québec. Son père Charles était absent au baptême, ce qui donne à penser qu’il travaillait peut-être dans le comté d’Addison, au Vermont, alors que Sophie attendait la naissance de Louis à leur maison de St-Hughes.
Comme je l’ai expliqué dans certains articles antérieurs, il semblerait que Charles, alors veuf, soit allé vivre avec sa soeur Catherine, son beau-frère et ses neveux à Châteaugay, dans l’État de New York afin que Catherine puisse l’aider à élever ses enfants. Les enfants de Charles et de Sophie ont eu les parcours suivants : vers la fin de 1851 ou au début de 1852, Charles fils et Sophie ont quitté le comté d’Addison au Vermont pour s’installer à Chateaugay. Joseph et Julia semblent avoir vécu toute leur vie dans les comtés de Clinton et de Franklin, dans l’État de New York, non loin de Chateaugay, après la mort de leur mère. Une décennie plus tard, soit aux environs de 1862-1863, Peter Stephen et Philomena ont également quitté Vergennes pour le comté de Franklin. Nettie est la seule à avoir vécu au Vermont jusqu’à la fin de ses jours.
Qu’en est-il de Louis? En 1860, il vivait à Vergennes, au Vermont, dans la maison d’un avocat. Selon le recensement, il avait fréquenté l’école cette année-là, ce qui m’étonne un peu étant donné qu’à l’âge de 15 ans, à cette époque, les jeunes hommes travaillaient déjà. Mais peut-être est-ce une erreur dans le recensement? Un autre jeune homme de 17 ans, étranger à la famille et habitant la même maison, avait fréquenté l’école et était domestique. Je devrai sans doute faire des recherches sur cet avocat, George W. Grandey. Je suis certaine que Louis avait fréquenté l’école puisqu’il signait son nom et savait écrire.
Un an plus tard, le 6 septembre 1861, Louis se porte volontaire et s’enrôle dans l’armée au début de la Guerre Civile. Il a été mobilisé le 20 septembre 1861 au sein de la compagnie F, dans le 2e Régiment d’infanterie du Vermont. Son dossier militaire nous donne une idée de son apparence : il mesurait 5 pieds 6 pouces (1,70 m), avait les yeux et les cheveux noirs. Vous trouverez d’autres renseignements (en anglais) sur le régiment de Louis ici.
Quelques dates importantes concernant le parcours militaire de Louis :
- Il a survécu à la fameuse bataille de Gettysburg, en Pennsylvanie, qui a eu lieu du 2 au 4 juillet 1863.
- Il a été démobilisé le 20 décembre 1863 mais s’est enrôlé de nouveau le lendemain à Brandy Station, en Virginie.
- Il a été blessé par balle dans la cuisse droite (la balle a traversé la cuisse environ 6 pouces au-dessus du genou) à la bataille de Wilderness, en Virginie, le 5 mai 1864, bataille qui a duré 3 jours. Il a été admis au Campbell General Hospital, à Washington, D.C. le 11 mai 1864.
- Le 16 mai 1864, Louis est en permission. Il rejoint son régiment le 1er août 1864.
- Il a été atteint par un fragment de métail à la Troisième bataille de Winchester, en Virginie, le 19 septembre 1864.
- Il a été hospitalisé au General Hospital, à Montpelier, au Vermont. Pendant les mois qui suivent il est présent au Fort Wood Station, sur Bedloe’s Island, dans le port de New York. En novembre 1864, il avait rejoint son régiment.
- Il a été promu caporal le 1er janvier 1865.
- Il a été démobilisé avec le reste de son régiment le 15 juillet 1865 bien que la date du 20 juillet soit mentionnée dans certains formulaires de son dossier de pension de la Guerre Civile.
Peu de temps après la fin de son service, le 20 septembre 1865, Louis épouse à l’église méthodiste Matilda LaQuire (ou Lequin au Québec) à Ferrisburgh. Matilda n’était pas une inconnue pour Louis puisqu’elle est la cousine de son beau-frère Joseph St-Germain. Le couple est rapidement allé s’installer à Chateaugay dans l’État de New York où Matilda a donné naissance à une fille, Mary Jane, le 6 décembre 1865 et baptisé le 1er janvier de l’année suivante à l’église catholique de St. Patrick.
Vous amis lecteurs, je vous imagine en train de faire le calcul… J’imagine que Louis a voulu lui rendre service. Rien ne laisse croire que Louis ait été au Vermont neuf mois (ou même sept) avant la naissance de Mary Jane.
À la fin de l’été de 1868, Matilda donne naissance à une deuxième fille, Lizzie, Quelques mois plus tard, la famille déménage à Grand Haven, au Michigan. Le 19 août 1869, Lizzie meurt à l’âge de un an. Le 23 décembre 1869, une troisième fille naît, Clarissa.
Pour avoir consulté plusieurs index pour le comté de Franklin, concernant l’acquisitions de terres, je sais que Louis a fait des transactions immobilières en 1866, en 1868 et en 1872 à Chateaugay mais je n’ai pas vu les documents comme tel. Tout juste récemment, j’ai trouvé la naissance d’un autre enfant pour Louis et Matilda, soit George, né le 17 mars 1872 à Ferrisburgh, au Vermont. Il a été baptisé 4 jours plus tard à l’église catholique de Charlotte. Il est possible que Peter Stephen habitait sur la terre de Louis pendant que celui-ci était au Michigan puisque Peter a acheté une terre de Louis en 1884. La famille a probablement séjourné peu de temps au Vermont après la naissance de George.
J’ai tout fait pour trouver Louis et Matilda dans le recensement américain de 1870 au Michigan mais sans succès. La soeur de Louis, Philomena et son mari Dwight Daniels étaient également à Grand Haven en 1870. Ils n’ont pas été recensés non plus.
Selon le recensement américain de 1880, Louis vivait à Grand Haven avec sa femme Matilda et ses deux filles, Jenny et Clarissa. Son fils George est probablement décédé soit au Vermont soit au Michigan. Le 1er janvier 1883, le nom de Louis est sur la liste de dénombrement des pensionnés de la Guerre Civile du Michigan et il réside toujours à Grand Haven. De plus, la liste des membres de l’association des anciens combattants de la Guerre Civile (G.A.R. Post #75 de Grand Haven) de 1883 indique que Louis est marin (Grand Haven est située sur le bord du Lac Michigan). Sa fille Jennie épouse Marinus Kamhout en 1883 et sa fille Clarissa épouse Edward Palmer en 1886, tous les deux à Grand Haven. Le beau-père de Clarissa, Philander Palmer, était médecin, également ancien combattant de la Guerre Civile et il était membre du G.A.R. Post #75 tout comme Louis.
Clarissa est l’une des personnes « portées disparues » dans la généalogie des Tourville. Edward Palmer a épousé sa deuxième femme en 1892 mais je n’ai aucune idée de ce qui est arrivé à Clarissa après son mariage. En fait, le mariage de Clarissa constitue également la dernière preuve selon laquelle Matilda était toujours vivante en 1886.
En 1886, Louis a déménagé à Minneapolis, au Minnesota. Il a travaillé entre autres dans une écurie; il a été journalier et aubergiste. Pendant un certain temps, il a travaillé chez E.C. Butts & Sons. E.C. Butts était natif du Vermont et il possédait également une écurie à Grand Haven.Je me suis souvent posé la question à savoir si Louis avait quitté Grand Haven parce que Matilda était décédée. Ou est-il parti avec elle et elle est décédée à Minneapolis? Ou encore, l’a-t-il simplement quitté? Un questionnaire avait été envoyé en 1898 aux pensionnés de la Guerre Civile. À la question concernant les membres de sa famille, Louis écrit « Femme décédée. » Aucune mention de ses filles.
En 1896, Louis est de retour à Grand Haven et travaille comme porteur dans un hôtel de la ville. En 1907, il dit vivre à Chateaugay, NY. Son nom n’est pas sur le recensement d’État de New York de 1905. Il a donc dû regagner Chateaugay vers 1907. En 1910, il y vivait toujours avec son neveu Albert Tourville.
Pour recevoir sa pension de militaire, Louis devait subir un examen médical bi-annuel si j’ai bien compris. Le premier a eu lieu à Malone, NY, en 1867. Le médecin déclare qu’il est frappé d’incapacité permanente (à moitié – pour sa jambe). Louis se plaint de douleurs rhumatismales dans sa jambe. La douleur est plus intense après des efforts. Les examens suivants ont lieu à Grand Haven, au Michigan, en 1873 et 1875. En 1877, l’examen a lieu à Grand Rapids, tout près. Les derniers examens ont lieu à Minneapolis en 1890, 1891 et 1892. Sa pension est d’abord fixée à 4 $ par mois puis est réduite à 2 $ par mois. Il a bien contesté cette réduction mais sans succès. Il devra attendre 1907 pour obtenir une pension mensuelle de 12 $ en raison de son âge (plus de 62 ans). Son dossier médical fait également état de ses gains de poids : il passe de 145 lbs (65 kg) à l’âge de 29 ans pour atteindre 165 lbs (75 kg) à 45 ans.
Louis est décédé le 27 mars 1912 à Chateaugay. Il vivait toujours avec son neveu Albert. Il a été inhumé dans le cimetière catholique de St. Patrick dans cette même ville. Tous ces long voyages aux États-Unis et il a terminé ses jours là où il a grandi.
Trésor des archives : inventaire après décès de Sophie Arpajou (20 octobre 1851)
Après la lecture de l’inventaire après décès de la communauté de biens qui a existé entre Charles Tourville et Sophie Arpajou, qui a eu lieu le 20 octobre 1851, à St-Hughes, au Québec, après le décès de Sophie, je ne peux qu’imaginer ce qui a conduit Charles à demander cet inventaire.
Peut-être que Charles, qui vivait alors à Chateaugay, dans l’État de New York, a voulu tenir un conseil de famille, se demandant ce qu’il ferait de la terre qu’il possédait toujours à St-Hughes. Ses enfants majeurs, Charles et Sophia, tous deux mariés et vivant au Vermont depuis trois ans n’étaient probablement pas intéressés à tout recommencer au Québec. Ou peut-être la terre était tellement pauvre que cela ne valait même pas la peine d’y penser. Le 25 septembre 1851, Charles se rend à Ferrisburgh pour obtenir de son fils aîné Charles la procuration dont il a besoin pour vendre sa terre. Deux jours plus tard, il frappe à la porte de sa fille Sophie pour la même raison.
À l’automne de 1851, Charles se rend donc à St-Hughes, peut-être pour la dernière fois. Il a sans doute séjourné chez Joseph Langevin et sa femme Madeleine Arpajou, soeur de Sophie, à St-Barnabé où Joseph et Madeleine ont leur terre.
Alors que faire? Vendre la terre? Pour ce faire, Charles doit d’abord passer devant un juge afin d’obtenir un acte de tutelle pour ses enfants mineurs. Une demande a été faite le 25 septembre par l’entremise du notaire Timothée Brodeur. Le 10 octobre, devant le juge Jean Casimir Bruneau, de la Cour du Circuit de Montréal, sont élus tuteurs aux six enfants mineurs leur père Charles Tourville en qualité de tuteur et leur oncle maternel par affinité Joseph Langevin en qualité de subrogé tueur.
L’information la plus utile et la plus précieuse contenue dans cet inventaire après décès est la liste des enfants mineurs de Charles et de Sophie ainsi que leur âge au 20 octobre 1851. Veuillez noter que cette liste apparaît dans trois documents différents, tous rédigés à l’automne de 1851 et que l’information est la même d’un document à l’autre.
- Étienne (Peter Stephen), âgé de 16 ans (né en août 1835, information exacte).
- Marie-Édesse, âgée de 14 ans (née en janvier 1839, aurait 12 ans et non 14; en raison de la fiabilité de l’information concernant les autres enfants dans cet inventaire, j’en ai conclu que cet enfant n’est pas la “Marie-Édesse” née en 1839 mais plutôt “Dométhilde” née en 1837. Son prénom est Édith, Nettie ou Adesta dans divers documents américains. La vraie Marie-Édesse vivait toujours en 1840 mais elle est probablement décédée en bas âge au Vermont. L’âge de « Dométhilde » aux États-Unis est plus près de 1837 que de 1839. Il n’était pas rare à cette époque pour un enfant de porter le même prénom d’une soeur ou d’un frère décédé en bas âge).
- Philomène, âgée de 10 ans (baptisée en mai 1841 au Vermont – l’information serait exacte).
- Julie, âgée de 8 ans (née en octobre 1843 au Vermont selon le recensement de 1900 – l’information serait exacte).
- Louis, âgé de 6 ans (né en septembre 1844, a eu 7 ans quelques semaines plus tôt – information inexacte).
- Joseph, âgé de 5 ans (né en avril 1846 – information exacte).
Nous en sommes donc maintenant à la prise d’inventaire effectuée devant Me Timothée Brodeur et son collègue Me Joseph Amiot, notaires publics, Jacques Gendron et Lucien Houle de St-Hughes agissant en qualité d’évaluateurs. L’inventaire après décès se trouve ici et la transcription de cet acte se trouve ici.
À part la terre, les possessions de Charles se résument à bien peu : une jument, un godendard, une scie de long et une somme en espèces de 8 livres et 12 sols. La communauté n’a aucune dette active mais deux dettes passives : sont dus à J. A. Arpajou environ 459 livres pour arrérages seigneuriaux et 36 livres au notaire pour l’inventaire lui-même. Deux documents sont mentionnés : le contrat de mariage de Charles et de Sophie Arpajou daté du 31 août 1827 (date du mariage) passé devant Me Charles Bazin, acte numéro 373 ainsi que l’acte de tutelle daté du 10 octobre 1851.
La terre de Charles était située dans le fief Beauchemin, au nord de la rivière Yamaska, dans le comté de Richelieu, de deux arpents de front sur trente de long, devant la rivière Yamaska, d’un côté à Bazile Richard et de l’autre à François Lussier, par derrière au rang Barrow.
Si cet inventaire n’offre pas d’autres renseignements, d’autres documents, oui. Le récit ne se termine pas ici, la suite bientôt!
Un inventaire après décès était habituellement fait après le décès d’un conjoint alors que lui survivaient un ou des enfants mineurs. Il était habituellement fait avant le remariage du conjoint survivant pour protéger l’héritage des enfants mineurs. Bien entendu, les gens sans biens ni argent n’avaient aucun intérêt à en faire dresser un.
52 ancêtres en 52 semaines : #8 Philomena Tourville (1841-?)
Citation
Charles Tourville et Sophie Arpajou ont eu huit enfants qui ont survécu jusqu’à l’âge adulte, quatre fils et quatre filles. Commençons donc par l’une de leurs filles, Philomena Tourville, née au Vermont en 1841.
Pendant longtemps j’ai cru que Philomena était en fait Dométhilde Tourville, née en 1837. J’ai vu je ne sais combien de fois un enfant baptisé sous un nom en porter un autre tout au long de son existence. Ce n’est que l’an dernier que j’ai découvert que Philomena était tout simplement Philomena et non pas Dométhilde (je reviendrai sur le cas de Dométhilde dans un autre article, je ne veux pas tout révéler maintenant) en consultant le répertoire de baptêmes de St. Mary’s, paroisse catholique de Burlington, au Vermont : Philomena Corver, fille de Charles Corver (pour Courville) (sic) et Sophia Harparper, baptisée le 16 mai 1841.
La première fois que j’ai vu le nom de Philomena, c’était dans les entrées de l’église St. Patrick, de Chateaugay, dans l’État de New York. Elle était la mère de Maria Clara Bauchemin, le parrain étant Joseph Tourville (le frère de Philomena ou son neveu peut-être) et Maria Gillier (sa nièce).
| Bauchemin | Maria Clara | 9 Apr 1865 | 29 Mar 1865 | Edward & Philomena Tourville | Joseph Tourville & Maria Gillier |
Pendant longtemps j’ai cherché à retracer Edward Bauchemin et Philomena Tourville dans les recensements ou d’autres répertoires paroissiaux, mais en vain. Bien sûr, j’étais certaine que Philomena était bien la fille de Charles et de Sophie puisque son nom était inscrit dans l’inventaire après décès de Sophie Arpajou, daté du mois d’octobre 1851. Ce qui m’a intrigué pendant longtemps était l’absence de Philomena dans le recensement américain de 1850. Ce n’est lorsque j’ai retrouvé son baptême l’an passé que j’ai réalisé que la Meranda Tourville qui vivait avec Charles Tourville Jr à Ferrisburgh en 1850 était en fait Philomena.
De plus, il y a environ dix ans, j’avais lu sur un forum généalogique qu’un M. Daniels cherchait désespérément à retrouver les parents de son arrière-arrière-grand-mère Mary Tourville, épouse de Dwight Daniels. Il savait que Mary ne parlait que le français, que Dwight était né à Vergennes, au Vermont, que leur fils aîné William était né au Vermont également, que le couple était parti pour Westville, dans l’État de New York quelques années plus tard où leur fils John était né. Il indiquait également que la famille avait émigré à Grand Haven, au Michigan où Dwight avait trouvé un travail pour la compagnie du chemin de fer.
Quand j’ai pris connaissance de tout ceci, j’étais convaincue que « Mary » était « Marie-Édesse » ou « Edith » dans le recensement américain de 1850. Mon hypothèse tenait la route puisque c’était la seule personne pour laquelle j’avais perdu la trace après 1850. J’ai écrit à ce M. Daniels et je lui ai dit que je trouvais qu’il y avait trop de coïncidences : les Tourville avaient vécu à Vergennes et avaient déménagé à Chateaugay, NY tout près de Westville. L’un de leur fils, Louis, était parti s’installer à Grand Haven. Il n’était pas convaincu mais m’a écrit que c’était la meilleure piste qu’il avait jamais eu. Malheureusement, M. Daniels est décédé quelques années plus tard, bien avant que je n’arrive à résoudre le mystère.
Voici la famille de Mary et de Dwight Daniels dans le recensement américain de 1880 :

Comment en suis-je venue à la conclusion que Dwight et Mary était le même couple que celui formé par Edward et Philomena? Un jour, tout à coup, j’ai réalisé que Clarissa Daniels était née en 1865 au Michigan et Clara Beauchemin, en 1865 dans l’État de New York. Et si Clarissa Daniels était plutôt née dans l’État de New York et non au Michigan? Que Dwight serait Edward? J’en ai eu la preuve lorsque le répertoire de baptêmes de Vergennes au Vermont a été publié l’an dernier. Selon les registres de naissance de la ville de Vergennes, au Vermont, William Daniels, est né le 14 avril 1859, fils de Dwight Daniels (le nom de la mère n’est pas mentionné). Le répertoire de baptêmes de Vergennes indique un Guillaume (William en français) Beauchemin, baptisé le 8 mai 1859, fils d’Édouard Beauchemin et de Mary Courville. On le dit né le 14 avril 1859…
Family Search m’a également aidé : j’ai trouvé un mariage pour Edwin Daniels (né en 1870). Ses parents sont Dwight Daniels et Mary P. Tourville.
Je ne sais toujours pas ce qui est arrivé à Philomena. Selon des descendants de la famille Daniels, elle serait décédée vers 1875 à Grand Haven, au Michigan. Nous savons que Dwight Daniels s’est marié trois fois. La première fois à Philomena (acte de mariage toujours introuvable), la deuxième fois à Mary Barton, sa cousine germaine (acte introuvable). Mary est décédée de la tuberculose en 1895 à Vergennes. Le registre des décès indique qu’elle avait 36 ans. La troisième femme de Dwight est Martha Barton, également sa cousine et soeur de Mary (mariage à Vergennes en 1896). Je n’ai pas encore trouvé la date de décès de Martha mais en 1940 elle vivait avec sa fille unique et son gendre près d’Albany, dans l’État de New York. Dwight Daniels est décédé en 1914 à Vergennes.
Revenons à Philomena. Peut-être n’est-elle pas décédée en 1875 mais un peu plus tard. Après tout le recensement américain de 1880 donne le nom de May Daniels, née au Canada (nous savons que Philomena ne parlait que le français) et âgée de 40 ans (Mary Barton avait seulement 21 ans en 1880). Malheureusement je n’ai jamais trouvé la date de décès de Philomena. Une chose est sûre, elle est décédée bien avant 1895.
La chose que j’aimerais bien savoir est le moment où Dwight Daniels est revenu à Vergennes. Son avis de décès indique qu’il a toujours vécu à Vergennes sauf pour quelques années passées à Chicago.
Et les enfants? Encore tant de questions demeurées sans réponse.
- William, né en 1859, au Vermont, est revenu vivre dans l’État de New York, à Salamanca. Il a épousé Anna McCann (date inconnue). Il se dit parfois né au Vermont, parfois au Michigan. Il est décédé en 1914.
- John, né vers 1863, dans l’État de NY, « porté disparu » depuis le recensement américain de 1880.
- Clarissa, née en 1865, dans l’État de NY, elle a été une infirmière dans un hôpital Asbury Hospital pendant plusieurs années. Où? S’est-elle mariée? Aucune idée. Selon la famille Daniels, elle serait décédée vers 1932. Je l’ai peut-être retracé à Duluth, au Minnesota dans un recensement d’État de 1885.
- Benjamin, né en 1867 au Michigan, a quitté la famille alors qu’il était très jeune après la mort de sa mère. Il ne s’entendait pas avec son père qui était méchant avec les enfants. Il s’est installée au Minnesota et y est décédé en 1935.
- Edwin Dwight, né en 1870, marié deux fois (1891 et 1904). Il serait décédé à Chicago vers 1944. Je ne l’ai trouvé dans aucun recensement après 1880 mais je l’ai retracé à Detroit (1891 à 1894) et à Chicago (1897) grâce aux annuaires. J’ai également trouvé un article de journal. Il a été arrêté en 1892 avec son beau-frère pour avoir mis le feu à des entrepôts.
- Alfred, né en 1878 (fils de la première ou de la deuxième épouse), serait décédé vers 1881 des suites de blessures imputables à des feux d’artifice.
Philomena est le seul enfant de Charles et de Sophie pour lequel je n’ai pas encore trouvé la date du décès (sauf pour les enfants morts en bas âge). Je n’arrêterai jamais de chercher!
Les enfants de Charles Tourville et de Sophie Arpajou dans le recensement américain de 1850
Avant de vous raconter l’histoire de chacun des enfants de Charles Tourville et de Sophie Arpajou dans les prochaines semaines, j’ai pensé que ce serait une bonne idée de commencer par le début et de vous informer sur le lieu de résidence de chacun d’entre eux après le décès de leur mère en 1850.
Est-ce que la famille vivait au Vermont avant le décès de Sophie Arpajou? Est-elle décédée à Ferrisburgh ou à Vergennes? Nous savons qu’elle a eu des jumeaux en 1848, tous deux ayant été baptisés à l’église St. Mary’s de Burlington (il n’y avait pas de prêtre résidant à Vergennes à cette époque).
Voyons voir. Charles fils a épousé Julia LeClair probablement à Ferrisburgh autour de 1847. Il vivait dans cette petite ville avec sa femme et leur fils de 2 ans, Henry. Philomena, soeur de Charles, âgée de 8 ans (énumérée sous le nom de Meranda), vivait également avec eux.
Sophia Tourville a épousé Joseph Giguère à Ferrisburgh en 1848. Ils y habitaient toujours en 1850 avec leurs 2 enfants, Mary et Edward. Remarquez comment le nom de Giguère a été « massacré »!
Je crois qu’il est fort probable que Charles soit allé vivre avec sa soeur après la mort de Sophie. J’ai trouvé trois enfants habitant au Vermont, quatre autres vivent avec leur père, soit les plus jeunes, Édith, Julia, Louis et Joseph, à Chateaugay, dans l’État de New York.
Seul Peter Stephen (ou Étienne), âgé de 15 ans, manque à l’appel. Je suis pas mal convaincue qu’il vivait également au Vermont. Comme il était plus âgé, il travaillait probablement comme journalier dans la région et peut-être était-il chambreur et qu’il n’a pas été recensé.
Le recenseur ne prenait pas toujours ses renseignements directement auprès des membres de la famille. Ce sont souvent les voisins qui donnaient les renseignements alors les erreurs de noms ou l’inexactitude de l’âge des personnes recensées étaient plutôt monnaie courante.





