Trésor des archives : plan d’une partie de la seigneurie de Barrow (St-Hughes), Bas-Canada

Avec cet article, je lance une nouvelle série, « Trésor des archives », dans laquelle je partagerai avec vous mes découvertes, récentes ou anciennes, de documents trouvés dans divers dépôts d’archives.

Je travaille présentement à la transcription d’actes notariés pour le couple de Charles Tourville et Sophie Arpajou et j’ai trouvé par le plus pur des hasards ce plan sur le site des Archives nationales du Québec. Il est impossible de sauvegarder l’image alors cette impression d’écran n’est pas trop bonne. À ma prochaine visite aux archives, j’en demanderai une copie. Cependant, en cliquant sur l’image, vous aurez accès à l’image de la BANQ et pourrez ainsi l’agrandir.

Plan du fief Bourchemin-Est, dans la seigneurie de Barrow (St-Hughes aujourd'hui), divisé en lots à l'été de 1822

Plan du fief Bourchemin-Est, dans la seigneurie de Barrow (St-Hughes aujourd’hui), divisé en lots à l’été de 1822

Ce qui est formidable avec ce plan, c’est que nous avons maintenant une meilleure idée où étaient situées les terres de Charles Tourville, d’Antoine Hébert-Lecompte et de Catherine Tourville (soeur de Charles) ainsi que de bien d’autres. Nous savons également que François Tourville était le voisin de son frère Charles pendant un certain temps. J’essayerai de trouver le numéro de son lot.

Si vous regardez à gauche, vous pouvez lire le nom d’Antoine Hébert-Lecompte, lot 43. Le lot 44 était la propriété de Louis Girard mais nous savons qu’il l’a vendu à Charles Tourville en 1827. Les lots 38-39 sont la propriété des Plourde, belle-famille de la soeur de Sophie Arpajou.

En cliquant sur ce lien, vous pourrez voir où le se trouve le chemin Bourchemin aujourd’hui sur Google Maps.

C’est très excitant tout ça! 😉

52 ancêtres en 52 semaines : #9 Joséphine Cantin (1830-1909)

Je suis absente de chez moi cette semaine et je n’ai pas accès à mes dossiers. Je vais donc sauter une semaine pour les enfants de Charles Tourville et de Sophie Arpajou.

Joséphine Cantin est mon arrière-arrière-grand-mère maternelle. En fait, elle est également mon arrière-arrière-grand-mère paternelle. Mes parents étaient cousins germains, j’ai donc plusieurs doublons dans mon arbre mais j’avoue avoir été surprise l’année dernière lorsque j’ai découvert que la grand-mère de Joséphine était Josephte Hubou-Tourville, fille de Jérôme Hubou-Tourville et de Catherine Brunet. Une autre lignée de Tourville dans mon arbre!

Née à Lachenaie en 1830, fille de Nicolas Cantin et de Clémence Content, Joséphine a épousé Antoine Laneuville le 3 mai 1858, à l’église Notre-Dame de Montréal. Antoine avait perdu sa femme un an plus tôt, Adélaïde Laurendeau, avec qui il avait eu 10 enfants. Vous pensez sans doute que mon logiciel de généalogie a identifié Adélaïde Laurendeau comme étant ma « belle-arrière-arrière-grand-mère ». Pas du tout! Il s’agit de mon arrière-arrière-grand-tante puisque sa soeur Esther Laurendeau est mon arrière-arrière-grand-mère paternelle (et aussi mon arrière-arrière-grand-mère maternelle bien sûr!). Vous suivez toujours?

Joséphine Cantin, épouse d'Antoine Laneuville, avec ses deux fils, Napoléon sur ses genoux, et Joseph, mon arrière-grand-père.

Joséphine Cantin, épouse d’Antoine Laneuville, avec ses deux fils, Napoléon sur ses genoux, et Joseph, mon arrière-grand-père.

Joséphine doit être l’ancêtre la plus éloignée pour laquelle j’ai une photo. Celle-ci a été prise autour de 1864-65 puisque mon arrière-grand-père est né en 1861 et qu’il n’a pas plus de 4-5 ans sur cette photo. Antoine est décédé en juillet 1867 à l’âge de 52 ans. Je me demande bien pourquoi il n’est pas sur cette photo. Peut-être était-il malade?

Joséphine est décédée en 1909 et inhumée au cimetière Notre-Dame-des-Neiges à Montréal.

52 ancêtres en 52 semaines est un défi lancé par Amy Johnson Crow. Pour en savoir plus, cliquez sur l'image (site en anglais).

52 ancêtres en 52 semaines est un défi lancé par Amy Johnson Crow. Pour en savoir plus, cliquez sur l’image (site en anglais).

 

52 ancêtres en 52 semaines : #8 Philomena Tourville (1841-?)

Citation

Charles Tourville et Sophie Arpajou ont eu huit enfants qui ont survécu jusqu’à l’âge adulte, quatre fils et quatre filles. Commençons donc par l’une de leurs filles, Philomena Tourville, née au Vermont en 1841.

Pendant longtemps j’ai cru que Philomena était en fait Dométhilde Tourville, née en 1837. J’ai vu je ne sais combien de fois un enfant baptisé sous un nom en porter un autre tout au long de son existence. Ce n’est que l’an dernier que j’ai découvert que Philomena était tout simplement Philomena et non pas Dométhilde (je reviendrai sur le cas de Dométhilde dans un autre article, je ne veux pas tout révéler maintenant) en consultant le répertoire de baptêmes de St. Mary’s, paroisse catholique de Burlington, au Vermont :  Philomena Corver, fille de Charles Corver (pour Courville) (sic) et Sophia Harparper, baptisée le 16 mai 1841.

La première fois que j’ai vu le nom de Philomena, c’était dans les entrées de l’église St. Patrick, de Chateaugay, dans l’État de New York. Elle était la mère de Maria Clara Bauchemin, le parrain étant Joseph Tourville (le frère de Philomena ou son neveu peut-être) et Maria Gillier (sa nièce).

Bauchemin Maria Clara 9 Apr 1865 29 Mar 1865 Edward & Philomena Tourville Joseph Tourville & Maria Gillier

Pendant longtemps j’ai cherché à retracer Edward Bauchemin et Philomena Tourville dans les recensements ou d’autres répertoires paroissiaux, mais en vain. Bien sûr, j’étais certaine que Philomena était bien la fille de Charles et de Sophie puisque son nom était inscrit dans l’inventaire après décès de Sophie Arpajou, daté du mois d’octobre 1851. Ce qui m’a intrigué pendant longtemps était l’absence de Philomena dans le recensement américain de 1850. Ce n’est lorsque j’ai retrouvé son baptême l’an passé que j’ai réalisé que la Meranda Tourville qui vivait avec Charles Tourville Jr à Ferrisburgh en 1850 était en fait Philomena.

De plus, il y a environ dix ans, j’avais lu sur un forum généalogique qu’un M. Daniels cherchait désespérément à retrouver les parents de son arrière-arrière-grand-mère Mary Tourville, épouse de Dwight Daniels. Il savait que Mary ne parlait que le français, que Dwight était né à Vergennes, au Vermont, que leur fils aîné William était né au Vermont également, que le couple était parti pour Westville, dans l’État de New York quelques années plus tard où leur fils John était né. Il indiquait également que la famille avait émigré à Grand Haven, au Michigan où Dwight avait trouvé un travail pour la compagnie du chemin de fer.

Quand j’ai pris connaissance de tout ceci, j’étais convaincue que « Mary » était « Marie-Édesse » ou « Edith » dans le recensement américain de 1850. Mon hypothèse tenait la route puisque c’était la seule personne pour laquelle j’avais perdu la trace après 1850. J’ai écrit à ce M. Daniels et je lui ai dit que je trouvais qu’il y avait trop de coïncidences : les Tourville avaient vécu à Vergennes et avaient déménagé à Chateaugay, NY tout près de Westville. L’un de leur fils, Louis, était parti s’installer à Grand Haven. Il n’était pas convaincu mais m’a écrit que c’était la meilleure piste qu’il avait jamais eu. Malheureusement, M. Daniels est décédé quelques années plus tard, bien avant que je n’arrive à résoudre le mystère.

Voici la famille de Mary et de Dwight Daniels dans le recensement américain de 1880 :

1880 matilda

Comment en suis-je venue à la conclusion que Dwight et Mary était le même couple que celui formé par Edward et Philomena? Un jour, tout à coup, j’ai réalisé que Clarissa Daniels était née en 1865 au Michigan et Clara Beauchemin, en 1865 dans l’État de New York. Et si Clarissa Daniels était plutôt née dans l’État de New York et non au Michigan? Que Dwight serait Edward? J’en ai eu la preuve lorsque le répertoire de baptêmes de Vergennes au Vermont a été publié l’an dernier. Selon les registres de naissance de la ville de Vergennes, au Vermont, William Daniels, est né le 14 avril 1859, fils de Dwight Daniels (le nom de la mère n’est pas mentionné). Le répertoire de baptêmes de Vergennes indique un Guillaume (William en français) Beauchemin, baptisé le 8 mai 1859, fils d’Édouard Beauchemin et de Mary Courville. On le dit né le 14 avril 1859…

Family Search m’a également aidé : j’ai trouvé un mariage pour Edwin Daniels (né en 1870). Ses parents sont Dwight Daniels et Mary P. Tourville.

Je ne sais toujours pas ce qui est arrivé à Philomena. Selon des descendants de la famille Daniels, elle serait décédée vers 1875 à Grand Haven, au Michigan. Nous savons que Dwight Daniels s’est marié trois fois. La première fois à Philomena (acte de mariage toujours introuvable), la deuxième fois à Mary Barton, sa cousine germaine (acte introuvable). Mary est décédée de la tuberculose en 1895 à Vergennes. Le registre des décès indique qu’elle avait 36 ans. La troisième femme de Dwight est Martha Barton, également sa cousine et soeur de Mary (mariage à Vergennes en 1896). Je n’ai pas encore trouvé la date de décès de Martha mais en 1940 elle vivait avec sa fille unique et son gendre près d’Albany, dans l’État de New York. Dwight Daniels est décédé en 1914 à Vergennes.

Revenons à Philomena. Peut-être n’est-elle pas décédée en 1875 mais un peu plus tard. Après tout le recensement américain de 1880 donne le nom de May Daniels, née au Canada (nous savons que Philomena ne parlait que le français) et âgée de 40 ans (Mary Barton avait seulement 21 ans en 1880). Malheureusement je n’ai jamais trouvé la date de décès de Philomena. Une chose est sûre, elle est décédée bien avant 1895.

La chose que j’aimerais bien savoir est le moment où Dwight Daniels est revenu à Vergennes. Son avis de décès indique qu’il a toujours vécu à Vergennes sauf pour quelques années passées à Chicago.

Et les enfants? Encore tant de questions demeurées sans réponse.

  1. William, né en 1859, au Vermont, est revenu vivre dans l’État de New York, à Salamanca. Il a épousé Anna McCann (date inconnue). Il se dit parfois né au Vermont, parfois au Michigan. Il est décédé en 1914.
  2. John, né vers 1863, dans l’État de  NY, « porté disparu » depuis le recensement américain de 1880.
  3. Clarissa, née en 1865, dans l’État de NY, elle a été une infirmière dans un hôpital Asbury Hospital pendant plusieurs années. Où? S’est-elle mariée? Aucune idée. Selon la famille Daniels, elle serait décédée vers 1932. Je l’ai peut-être retracé à Duluth, au Minnesota dans un recensement d’État de 1885.
  4. Benjamin, né en 1867 au Michigan, a quitté la famille alors qu’il était très jeune après la mort de sa mère. Il ne s’entendait pas avec son père qui était méchant avec les enfants. Il s’est installée au Minnesota et y est décédé en 1935.
  5. Edwin Dwight, né en 1870, marié deux fois (1891 et 1904). Il serait décédé à Chicago vers 1944. Je ne l’ai trouvé dans aucun recensement après 1880 mais je l’ai retracé à Detroit (1891 à 1894) et à Chicago (1897) grâce aux annuaires. J’ai également trouvé un article de journal. Il a été arrêté en 1892 avec son beau-frère pour avoir mis le feu à des entrepôts.
  6. Alfred, né en 1878 (fils de la première ou de la deuxième épouse), serait décédé vers 1881 des suites de blessures imputables à des feux d’artifice.

Philomena est le seul enfant de Charles et de Sophie pour lequel je n’ai pas encore trouvé la date du décès (sauf pour les enfants morts en bas âge). Je n’arrêterai jamais de chercher!

52 ancêtres en 52 semaines est un défi lancé par Amy Johnson Crow. Pour en savoir plus, cliquez sur l'image (site en anglais).

52 ancêtres en 52 semaines est un défi lancé par Amy Johnson Crow. Pour en savoir plus, cliquez sur l’image (site en anglais).

Les enfants de Charles Tourville et de Sophie Arpajou dans le recensement américain de 1850

Avant de vous raconter l’histoire de chacun des enfants de Charles Tourville et de Sophie Arpajou dans les prochaines semaines, j’ai pensé que ce serait une bonne idée de commencer par le début et de vous informer sur le lieu de résidence de chacun d’entre eux après le décès de leur mère en 1850.

Est-ce que la famille vivait au Vermont avant le décès de Sophie Arpajou? Est-elle décédée à Ferrisburgh ou à Vergennes? Nous savons qu’elle a eu des jumeaux en 1848, tous deux ayant été baptisés à l’église St. Mary’s de Burlington (il n’y avait pas de prêtre résidant à Vergennes à cette époque).

Voyons voir. Charles fils a épousé Julia LeClair probablement à Ferrisburgh autour de 1847. Il vivait dans cette petite ville avec sa femme et leur fils de 2 ans, Henry. Philomena, soeur de Charles, âgée de 8 ans (énumérée sous le nom de Meranda), vivait également avec eux.

Recensement de la ville de Ferrisburgh, dans le comté de Addison, au Vermont, en septembre 1850

Recensement américain de la ville de Ferrisburgh, dans le comté d’Addison, au Vermont, en septembre 1850

Sophia Tourville a épousé Joseph Giguère à Ferrisburgh en 1848. Ils y habitaient toujours en 1850 avec leurs 2 enfants, Mary et Edward. Remarquez comment le nom de Giguère a été « massacré »!

Recensement américain de la ville de Ferrisburgh, comté d'Addison, au Vermont, en octobre 1850

Recensement américain de la ville de Ferrisburgh, comté d’Addison, au Vermont, en octobre 1850

Je crois qu’il est fort probable que Charles soit allé vivre avec sa soeur après la mort de Sophie. J’ai trouvé trois enfants habitant au Vermont, quatre autres vivent avec leur père, soit les plus jeunes, Édith, Julia, Louis et Joseph, à Chateaugay, dans l’État de New York.

Recensement américain de la ville de Chateaugay, dans le comté de Franklin, dans l'État de New York, 2 août 1850

Recensement américain de la ville de Chateaugay, dans le comté de Franklin, dans l’État de New York, 2 août 1850

Seul Peter Stephen (ou Étienne), âgé de 15 ans, manque à l’appel. Je suis pas mal convaincue qu’il vivait également au Vermont. Comme il était plus âgé, il travaillait probablement comme journalier dans la région et peut-être était-il chambreur et qu’il n’a pas été recensé.

Le recenseur ne prenait pas toujours ses renseignements directement auprès des membres de la famille. Ce sont souvent les voisins qui donnaient les renseignements alors les erreurs de noms ou l’inexactitude de l’âge des personnes recensées étaient plutôt monnaie courante.

 

52 ancêtres en 52 semaines : #7 – Sophie Arpajou (1811-avant 1850)

Nous avons tous une famille chouchou dans notre arbre, vous savez, celle sur laquelle on revient sans cesse parce qu’on espère trouver un petit quelque chose de nouveau. Sophie Arpajou n’est pas mon ancêtre, plutôt une lointaine cousine mais je me suis attachée à elle. 😉 J’aurais pu choisir son mari Charles Tourville pour cet article, mais tant de choses ont déjà été écrites sur lui. Place à la femme!

Tout d’abord, laissez-moi vous raconter comment j’en suis venue à faire des recherches plus poussées sur Sophie. C’était il y a longtemps, 15 ans peut-être, avant même que je n’apprenne l’existence des recensements américains, d’Ancestry, etc. Une nuit, alors que je travaillais très tard au bureau, en attendant l’approbation d’un document, pour m’aider à me tenir éveillée, je me suis mise à surfer sur Internet (pas d’Internet à la maison à cette époque). Devinez ce que j’ai fait ? Eh bien, j’ai tapé mon nom de famille bien entendu! Je faisais déjà de la généalogie à ce moment-là, travaillant sur la descendance de Mathieu Hubou et beaucoup de familles semblaient s’être volatilisées. Comme la recherche en ligne était quasi inexistante à cette époque, je devais consulter chaque répertoire de paroisse, la plupart d’entre eux ne comprenant que les mariages. Vous comprenez donc que j’avançais à pas de tortue étant donné le peu de temps que je pouvais consacrer à la généalogie. Je me souviens encore de la salle Gagnon, le samedi matin, à attendre mon tour avant de pouvoir mettre la main sur un lecteur de microfilms, et encore, pour seulement une heure. Ai-je besoin de dire à quel point le dépouillement des recensements canadiens prenait énormément de temps?

Donc, comme je le disais, j’étais au bureau, je surfais sur Internet et j’ai vu sur un forum de généalogie américain que quelqu’un cherchait des renseignements sur Antoine LaCount, marié à Catherine Tourville. J’ai donc envoyé un courriel à cette personne, Clay LaCount, à 2 h du matin et, à ma grande surprise, j’ai obtenu une réponse presque immédiatement (je n’avais pas réalisé qu’il vivait sur ​​la côte Ouest). Il me mentionne que le frère de Catherine, Charles Tourville, ainsi que ses enfants, vivaient avec les LaCount à Chateaugay, dans l’État de New York en 1850. Que selon ce qu’on raconte dans sa famille, les LaCount s’installent d’abord à Vergennes, au Vermont, à environ 200 km au sud de St-Hughes, à la fin des années 1830, mais qu’ils se sont ensuite dirigés vers Chateaugay à la fin des années 1840. Comme je le disais dans un article précédent, c’est ainsi que j’ai été initiée à la recherche généalogique aux États-Unis.

Qu’est-ce que je connais de Sophie? Elle est née en 1811 à St-Hyacinthe. Son père, Étienne Arpajou, a perdu en 1804 sa première épouse, Marie-Françoise Laprée, alors mère de cinq enfants. La mère de Sophie est Madeleine Plourde qui a épousé Étienne en 1805. Outre ses cinq demi-frères et sœurs, Sophie a 3 frères et sœurs. Sophie a épousé Charles Tourville en 1827 à l’âge de 16 ans. Au moment de leur mariage, Charles a acquis une terre dans ce qui allait devenir St-Hughes.

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Sophie semble avoir vécu à St-Hughes jusqu’aux environs de 1837. Après, la famille s’installe au Vermont. Seulement au cours de l’hiver d’abord, Charles travaillant probablement sur une ferme ou dans les usines de la région en tant que journalier comme le faisaient tant d’autres Canadiens-français à l’époque. Leur migration a-t-elle été influencée par les rébellions de 1837-1838? C’est fort probable.

Leur fille Domithilde Tourville est née le 16 février 1839 mais elle n’a été baptisée que quelque cinq mois plus tard au Québec. Il est fort possible qu’elle soit née au Vermont. Une autre fille, Philomène, a été baptisée à Burlington, en 1841. Julia serait née vers 1843, également au Vermont. Deux fils, Louis et Joseph, nés respectivement en 1844 et 1846, sont nés et baptisés au Québec. Fait intéressant, en 1844, pour le baptême de Louis, le père est absent. J’ai trouvé tout récemment deux enfants, baptisés la même journée, probablement des jumeaux, en 1848 à Burlington. Sophie a donc eu 13 enfants dont 8 ont atteint l’âge adulte.

J’ai toujours pensé que Sophie Arpajou était décédée à Chateaugay comme Charles vivait là en 1850 avec certains de ses enfants. Je crois plutôt qu’elle est décédée au Vermont. Peut-être est-elle décédée peu de temps après la naissance des jumeaux? Peut-être que Charles est allé habiter chez sa soeur pour avoir de l’aide pour ses enfants?

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Ce que nous savons pour sûr c’est que les jumeaux n’ont pas vécu longtemps puisqu’un document, rédigé en octobre 1851, concernant la vente de la terre de Charles à St-Hughes et qui, selon la description qui en est faite, semble abandonnée depuis longtemps et la maison, dans un état pitoyable, atteste du décès des jumeaux avant 1850. Dans un acte de tutelle lié à cette vente, Charles donne la liste de ses enfants vivants qui sont Charles, Sophie, Étienne, Marie-Édesse, Philomène, Julie, Louis et Joseph.

Trouver tous les enfants de Sophie Arpajou n’a pas été une sinécure. Au cours des huit prochaines semaines, je consacrerai un article à chacun des enfants qui ont atteint l’âge adulte. Trouver des informations sur chacun d’eux était une aventure en soi (et elle est loin d’être terminée), alors ne manquez pas la suite!

Le nom Arpajou est très rare. Parfois orthographié Harpageau ou Arpageau, il semble avoir disparu. Je sais pertinemment que le neveu de Sophie, marié deux fois dans le Vermont, mais introuvable dans les recensements, y a résidé un certain temps et a eu plusieurs enfants. Si vous connaissez le nom « américanisé » pour cette famille, laissez-le moi savoir!

52 ancêtres en 52 semaines : #6 : Nelson LaCount (1814-1883)

Nelson LaCount est le fils d’Antoine LaCount et de Catherine Tourville. Il était l’époux de Geneviève Brouillard. Ils habitaient à Chateaugay, comté de Franklin, dans l’État de New York. Ils sont tous les deux inhumés au cimetière St. Patrick de Chateaugay.

Nelson et Geneviève sont les ancêtres de Clay LaCount. Je dois beaucoup à Clay, c’est grâce à lui si j’ai appris il y a une dizaine d’années l’existence de plusieurs familles Tourville aux États-Unis.

Clay possède cette photo et il n’est pas certain si ce couple est celui formé de Nelson et de Geneviève. Selon ce que l’on racontait dans sa famille, la médaille que porte Nelson serait celle de son fils qui a participé à la Guerre civile américaine.

Même si la photo n’est pas tellement claire, est-ce que quelqu’un est en mesure d’identifier ce que représente cette médaille?

Médaille

Est-ce que cette médaille serait celle d’un solde ayant participé à la Guerre civile américaine?

Couple mystère

Est-ce que ce couple serait Nelson LaCount et Geneviève Brouillard?

Participer à #genchat ou comment retrouver un article de journal par hasard

A toutes les deux semaines, le vendredi soir je participe à #genchat qui est une initiative de Jen Baldwin. Ce chat consacré à la généalogie, qui se déroule en anglais sur Twitter, est un bon exemple d’entraide pour qui fait des recherches aux États-Unis. Depuis le début de l’année, Jen a décidé de nous donner des « devoirs ». Celui d’il y a 2 semaines consistait à revisiter un document déjà en notre possession. Avions-nous oublié des détails? Avions-nous lu trop vite?

Mon horaire de travail au bureau m’a tenu loin de la généalogie et ce soir, je me préparais à trouver un sujet pour le défi 52 ancêtres en 52 semaines et en fouillant dans mes courriels j’ai retrouvé un article consacré à Charles Tourville (né en 1828 au Québec) et habitant à Chateaugay, N.Y. concernant une poursuite ayant trait à l’acquisition d’un terrain. Ce courriel date d’il y a trois ans et comme à cette période j’ai été malade pendant trois mois, je ne me rappelais plus du tout l’avoir reçu! Eh! bien, je crois avoir fait mon devoir pour #genchat! Cet article date du 19 septembre 1861. Je me promets de bien l’étudier et de faire des recherches supplémentaires pour faire la lumière sur l’issue de cette poursuite intentée par Charles Tourville.

Beaucoup d’Américains me demandent pourquoi les Tourville qui habitaient à Chateaugay, dans l’État de New York s’appelaient DeTourville. Je leur ai toujours répondu que je croyais qu’il s’agissait probablement du « dit » Tourville. En fait, je crois que c’est la première fois que je vois écrit Hubou (Ebou dans ce cas-ci) dans un document américain). Je crois que mon explication se tient.

Le fruit de mes recherches me permettra d’en faire un article pour le défi 52 ancêtres en 52 semaines au cours de l’année (je crois bien que je devrai me rendre à Malone dans l’État de New York pour avoir plus de renseignements sur cette poursuite).

Malone (NY) Frontier Palladium, Thursday September 19, 1861

52 ancêtres en 52 semaines : #5 Célina St-Jean (1834-1894)

Ce que je craignais se produit : le mois de février est très occupé pour moi à mon travail et j’ai de la difficulté à tenir mes promesses.

J’ai trouvé cette coupure de presse dans le journal La Minerve daté du samedi 17 février 1894 concernant les funérailles de Célina St-Jean, épouse de Louis Tourville, conseiller législatif à Québec au moment du décès de sa femme. Décédée le 12 février, les funérailles de Célina ont eu lieu le vendredi 16 février, soit la veille de la publication de l’article.

La liste des gens présents à ces funérailles est assez impressionnante. Tout le gratin politique de l’époque s’y trouve!

Bonne lecture!

Déjà lundi… Semaine du 27 janvier 2014

Personnellement, je ne suis pas du tout mécontente du travail accompli la semaine dernière. À part, la visite aux Archives que j’ai remis au week-end prochain, j’ai même réussi à publier hier le quatrième article du défi 52 ancêtres en 52 semaines prévu pour cette semaine.

Je me laisse facilement distraire… La semaine passée en est un bon exemple. Dans mon article sur Guillaume Hubou, j’avais demandé aux gens de m’aider à déchiffrer un acte de baptême de la paroisse St-André du Mesnil-Durand, datant de 1622. J’ai été choyée en ayant l’aide de deux personnes : merci Hervé et Claire de m’avoir aidé à déchiffrer l’écriture de ce prêtre! 🙂 J’ai failli céder à la tentation mais je me suis retenue et je me suis concentrée sur ma « to-do list ».

Je prévois donc avoir un peu plus de temps pour la recherche cette semaine. 😀

  • Lundi soir, je dois envoyer à une nouvelle correspondante des articles de journaux sur son arrière grand-père.
  • Je compte poursuivre mon travail sur ma base de données de Vergennes au Vermont. Une lettre par mois… Le 31 janvier arrive à grand pas et j’ai encore des vérifications à faire sur la lettre « A ».
  • Je me suis abonnée au site des archives départementales du Calvados. Je compte bien rechercher des personnes portant le nom de Vauquanu/Vaucanu dans ce département.
  • J’ai du classement à faire. 🙁
  • J’ai déjà une idée pour mon article #5 du défi 52 ancêtres en 52 semaines. Je devrais être en mesure d’en commencer la rédaction.
  • Samedi, il se pourrait que je me pointe aux Archives nationales du Québec pour mon projet du Vermont et aller chercher d’autres documents.

Voilà, c’est tout. Bonne semaine à tous!

52 ancêtres en 52 semaines : Frank Troville & Frank Tourville

Deux jeunes hommes. L’un, de l’État de New York; l’autre, du Kentucky. Presque des homonymes puisque Frank Troville était aussi connu sous le nom de Frank ou Francis Tourville. Tous deux nés en 1844, ils se sont enrôlés dans un régiment de cavalerie durant la Guerre civile, et sont décédés en 1864 dans le même État, à Andersonville, en Géorgie.

Frank Troville est né en 1844 au Vermont. Ses parents, Narcisse Tourville et Célina Durand (ou Francis Troville et Adelina Durand aux États-Unis) se sont mariés au Québec en 1838, mais ont rapidement émigré à South Hero, au Vermont en même temps que les parents de Francis. Ils se sont plus tard installés à Plattsburgh, dans le nord de l’État de New York, vers 1853.

Le 10 février 1864, Frank Troville, alors âgé de 19 ans, s’enrôle dans la Guerre civile, à Beekmantown pour une durée de trois ans. Se doutait-il que moins de huit mois plus tard, il ne serait plus de ce monde? Mobilisé le 4 mars 1864 dans le 16e régiment de cavalerie de l’État de New York, au sein de la compagnie L, il est fait prisonnier le 24 juin 1864 à proximité de Centreville, en Virginie. Sa famille est informée de sa capture seulement trois mois plus tard, le 19 septembre. Il est mort du scorbut le 24 octobre 1864 à l’hôpital d’Andersonville. Il y avait été admis le 18 octobre précédent.

Les détails concernant son « jumeau » sont plus flous. Nous savons que Frank Tourville, de l’Illinois, serait né vers 1844 en Alabama, tout comme sa mère (selon le rencensement de 1860 du comté de Jersey en Illinois). Cependant, sa mère indique être née dans le Kentucky dans tous les recensements suivants. J’ai toujours pensé que Frank était le fils de Peter Tourville et de Nancy Irwin. La demande de pension faite par sa mère à Washington révèle un détail important : elle était sa mère adoptive. La demande de pension a donc été refusée pour cette raison. Peut-être est-il bien né en Alabama, mais nous ne connaîtrons probablement jamais le nom de ses parents biologiques. Peter et Nancy se sont mariés en février 1839. Il s’agissait d’un second mariage pour Peter. Sa femme, Marie Aspace, a donné naissance à une fille en 1838. Nous pouvons donc supposer qu’elle est décédée entre ce moment et le mariage de Peter. Au recensement de 1860, Francis (ou Frank) habite seul avec ses parents adoptifs en Illinois. Peter avait quitté le Missouri vers 1849 pour s’installer en Illinois, lui et Nancy y sont décédés dans les années 1890.

Frank Tourville s’est enrôlé le 14 décembre 1862, à Lebanon, au Kentucky, lieu de sa résidence à ce moment-là. Mobilisé le 16 avril 1863 dans le 11e régiment de cavalerie du Kentucky, au sein de la compagnie E, il est déclaré absent sans motif du 18 avril 1863 jusqu’à son retour, le 1er mai 1863. Il est porté disparu à la bataille de French Broad, dans l’East Tennessee, le 28 janvier 1864. Les registres d’Andersonville le mentionnent comme étant décédé à Andersonville au cours du mois de mars 1864.

En étant tous les deux prisonniers à Andersonville, ils n’avaient guère de chance de s’en sortir. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : des 45 000 soldats de l’armée de l’Union ayant séjourné au camp d’Andersonville pendant sa période d’existence de 14 mois depuis le mois de février 1864, 12 913 n’ont pas survécu.

andersonville

Pour plus de détails sur Andersonville :

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