J’ai peu connu ma marraine, Laurette, décédée alors que je n’avais que cinq ans. Mais le souvenir que j’ai d’elle ne correspond pas du tout à la magnifique jeune fille que l’on voit sur cette photo alors âgée d’à peine seize ans. Elle est tellement belle, on dirait une actrice hollywoodienne des années 20! Et ses yeux! Comme ses parents ne roulaient pas sur l’or, c’est le moins qu’on puisse dire, j’ai aussi été surprise qu’elle ait pu aller chez le photographe pour faire prendre ce cliché. Aurait-il existé des photos des autres enfants qui seraient perdues aujourd’hui?
Les statistiques
Lettre L : 9 % de l’alphabet chez les Hubou-Tourville.
Louis, Louis, Lewis, Louis, Louis et encore Louis! Larry, Léopold. Quelques diminutifs comme Lillie, Lizzie, Lottie. Puis Lucie, Lucienne, Lucille!
Le plus rigolo
Lulu!

Le ChallengeAZ 2016 est proposé par Sophie Boudarel de La Gazette des ancêtres
Bon, je triche encore; vous m’excuserez, mais c’est plutôt difficile avec la lettre K! Kathryn Hoban, de Wilkes-Barre, en Pennsylvanie, était l’épouse de Jesse Herndon Tourville, de Saint-Louis au Missouri, personnage haut en couleur qui versait dans l’art divinatoire. Le couple, marié à Niagara Falls en 1905, a mené une vie rocambolesque, digne d’un roman. Kathryn est la première personne dont j’ai trouvé la photo dans un journal. Je n’aurais jamais pensé, hormis par les avis de décès plus récents, pouvoir découvrir les traits de quelqu’un grâce à des journaux d’époque.
Tout récemment, j’ai trouvé cette photo de John Trowville. Vous vous rappelez sans doute que je suis allée à South Hero, au Vermont, au début du mois de mai. Vétéran de la Guerre civile, John est justement né à South Hero vers 1838. Chaque fois que je montre cette photo à quelqu’un, je lui demande : « Il ne te fait pas penser à un acteur français? » Et la personne de me répondre : « Je ne vois pas… » Bon, alors je vous pose la question à vous, Français : vous ne trouvez pas qu’il a un petit quelque chose de l’acteur Jean Rochefort?
J’étais bien déçue de ne pas avoir de photo d’Isabelle Tourville. Puis je me suis souvenue avoir vu une photo d’elle dans Hanover, New Hampshire, un livre de la série Images of America, collection que j’adore. Ces livres relatent, en photos, l’histoire de petites villes ou de quartiers partout aux États-Unis. Je ne peux pas la publier, mais en cliquant sur le lien du livre
N’est-elle pas magnifique cette photo? Je suis toujours étonnée de la chance que j’ai de pouvoir découvrir le visage de quelqu’un né en 1821! Mais laissez-moi vous présenter Hyacinthe Tourville. Pour vous aider à le situer dans votre arbre généalogique, Hyacinthe est le petit-fils de Michel Tourville et de Catherine Marié, ainsi que le neveu de Charles Tourville et de Sophie Arpajou. Il a vécu à Saint-François-de-Sales toute sa vie; il est d’ailleurs inhumé dans le cimetière paroissial. Marié deux fois, il a perdu sa première épouse après seulement quatre ans de mariage.
Graziella Tourville naît en 1891, à Saint-François-de-Sales. Elle est la petite-fille de Hyacinthe Tourville et de Marguerite Meunier. Son prénom reflète la mode de la fin du XIXe siècle alors que l’on constate un engouement certain pour les prénoms féminins qui se terminaient (pratiquement tous!) par la lettre « A », telles les Gratia, Rosa, Ida, Priscilla, Georgiana, Florida, et j’en passe! Au Québec, ces prénoms étaient la plupart du temps prononcés Gratiâ, Rosâ, Idâ, Priscillâ … Quel âge peut-elle avoir sur cette photo? Sûrement pas plus de vingt ans. Puisqu’elle s’est mariée à 22 ans, j’imagine que cette photo a été prise bien avant.
Cette photo représente une victoire pour moi. Combien de fois ajoutons-nous le nom d’un enfant dans notre arbre et qu’il s’évanouit sans laisser de trace? Fils d’Alphonse Tourville et de Valérie Rose, baptisé Joseph-Charles-Alphonse à Montréal, en 1868, il a été recensé sous le prénom d’Alphonse à Chicago en 1880. Des années plus tard, un descendant d’Alphonse et de Valérie m’a envoyé des photos, incluant celle-ci. Qui est-ce? ai-je demandé. Frederick, m’écrit-il, décédé à 22 ans, en 1891. Deux documents prouvaient déjà son existence, mais cette photo lui donne vie.
En faisant mes recherches généalogiques, j’ai réalisé que je m’attachais beaucoup à certains personnages prénommés Étienne comme Étienne Tourville, fils de Charles Tourville et de Sophie Arpajou (posant ci-dessus). Mieux connu sous le nom de Peter Stephen, il a vécu à Vergennes, au Vermont, et à Chateaugay, NY. Il y a aussi mon aïeul Étienne Contant, décédé à 95 ans révolus! N’oublions pas Étienne Arpajou alias Peter Parish que j’ai pourchassé pendant des années. Ou encore Étienne Brunet, de Saint-Sorlin, l’oncle d’Amérique de
J’ai beaucoup d’admiration pour Doralice Tourville. Mon arrière-grand-tante, née en 1855, a quitté Lachenaie avec ses parents pour Montréal en 1862. Son père étant décédé peu après, la famille est passée d’un logement à l’autre pendant des années. Doralice, tout comme sa soeur aînée Elmire, était coupeuse de tabac chez MacDonald Tobacco. À une époque où plus de 80 % des Montréalais n’étaient que locataires, elle a réussi, grâce à son salaire et à celui de sa soeur, à aider sa mère à acheter une maison. La famille Tourville a été en possession de cette maison pendant une centaine d’années.
Lorsque ma tante m’avait donné cette photo, il y a de cela plus de vingt ans, je n’arrivais pas à croire qu’il s’agissait bien de mon arrière-arrière-grand-père Charles Tourville, né à Lachenaie en 1840 et charpentier de son métier. Moi, je trouvais qu’il avait plutôt l’air d’un notaire sur cette photo. Finalement, en y regardant de plus près, il avait le même physique que sa soeur Elmire. Lorsque mon oncle est décédé, j’ai hérité de plusieurs cartes mortuaires, incluant celle de Charles Tourville. C’était bien lui. Pardonne-moi, ma tante, d’avoir douté de toi!