52 ancêtres en 52 semaines : #8 Philomena Tourville (1841-?)

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Charles Tourville et Sophie Arpajou ont eu huit enfants qui ont survécu jusqu’à l’âge adulte, quatre fils et quatre filles. Commençons donc par l’une de leurs filles, Philomena Tourville, née au Vermont en 1841.

Pendant longtemps j’ai cru que Philomena était en fait Dométhilde Tourville, née en 1837. J’ai vu je ne sais combien de fois un enfant baptisé sous un nom en porter un autre tout au long de son existence. Ce n’est que l’an dernier que j’ai découvert que Philomena était tout simplement Philomena et non pas Dométhilde (je reviendrai sur le cas de Dométhilde dans un autre article, je ne veux pas tout révéler maintenant) en consultant le répertoire de baptêmes de St. Mary’s, paroisse catholique de Burlington, au Vermont :  Philomena Corver, fille de Charles Corver (pour Courville) (sic) et Sophia Harparper, baptisée le 16 mai 1841.

La première fois que j’ai vu le nom de Philomena, c’était dans les entrées de l’église St. Patrick, de Chateaugay, dans l’État de New York. Elle était la mère de Maria Clara Bauchemin, le parrain étant Joseph Tourville (le frère de Philomena ou son neveu peut-être) et Maria Gillier (sa nièce).

Bauchemin Maria Clara 9 Apr 1865 29 Mar 1865 Edward & Philomena Tourville Joseph Tourville & Maria Gillier

Pendant longtemps j’ai cherché à retracer Edward Bauchemin et Philomena Tourville dans les recensements ou d’autres répertoires paroissiaux, mais en vain. Bien sûr, j’étais certaine que Philomena était bien la fille de Charles et de Sophie puisque son nom était inscrit dans l’inventaire après décès de Sophie Arpajou, daté du mois d’octobre 1851. Ce qui m’a intrigué pendant longtemps était l’absence de Philomena dans le recensement américain de 1850. Ce n’est lorsque j’ai retrouvé son baptême l’an passé que j’ai réalisé que la Meranda Tourville qui vivait avec Charles Tourville Jr à Ferrisburgh en 1850 était en fait Philomena.

De plus, il y a environ dix ans, j’avais lu sur un forum généalogique qu’un M. Daniels cherchait désespérément à retrouver les parents de son arrière-arrière-grand-mère Mary Tourville, épouse de Dwight Daniels. Il savait que Mary ne parlait que le français, que Dwight était né à Vergennes, au Vermont, que leur fils aîné William était né au Vermont également, que le couple était parti pour Westville, dans l’État de New York quelques années plus tard où leur fils John était né. Il indiquait également que la famille avait émigré à Grand Haven, au Michigan où Dwight avait trouvé un travail pour la compagnie du chemin de fer.

Quand j’ai pris connaissance de tout ceci, j’étais convaincue que « Mary » était « Marie-Édesse » ou « Edith » dans le recensement américain de 1850. Mon hypothèse tenait la route puisque c’était la seule personne pour laquelle j’avais perdu la trace après 1850. J’ai écrit à ce M. Daniels et je lui ai dit que je trouvais qu’il y avait trop de coïncidences : les Tourville avaient vécu à Vergennes et avaient déménagé à Chateaugay, NY tout près de Westville. L’un de leur fils, Louis, était parti s’installer à Grand Haven. Il n’était pas convaincu mais m’a écrit que c’était la meilleure piste qu’il avait jamais eu. Malheureusement, M. Daniels est décédé quelques années plus tard, bien avant que je n’arrive à résoudre le mystère.

Voici la famille de Mary et de Dwight Daniels dans le recensement américain de 1880 :

1880 matilda

Comment en suis-je venue à la conclusion que Dwight et Mary était le même couple que celui formé par Edward et Philomena? Un jour, tout à coup, j’ai réalisé que Clarissa Daniels était née en 1865 au Michigan et Clara Beauchemin, en 1865 dans l’État de New York. Et si Clarissa Daniels était plutôt née dans l’État de New York et non au Michigan? Que Dwight serait Edward? J’en ai eu la preuve lorsque le répertoire de baptêmes de Vergennes au Vermont a été publié l’an dernier. Selon les registres de naissance de la ville de Vergennes, au Vermont, William Daniels, est né le 14 avril 1859, fils de Dwight Daniels (le nom de la mère n’est pas mentionné). Le répertoire de baptêmes de Vergennes indique un Guillaume (William en français) Beauchemin, baptisé le 8 mai 1859, fils d’Édouard Beauchemin et de Mary Courville. On le dit né le 14 avril 1859…

Family Search m’a également aidé : j’ai trouvé un mariage pour Edwin Daniels (né en 1870). Ses parents sont Dwight Daniels et Mary P. Tourville.

Je ne sais toujours pas ce qui est arrivé à Philomena. Selon des descendants de la famille Daniels, elle serait décédée vers 1875 à Grand Haven, au Michigan. Nous savons que Dwight Daniels s’est marié trois fois. La première fois à Philomena (acte de mariage toujours introuvable), la deuxième fois à Mary Barton, sa cousine germaine (acte introuvable). Mary est décédée de la tuberculose en 1895 à Vergennes. Le registre des décès indique qu’elle avait 36 ans. La troisième femme de Dwight est Martha Barton, également sa cousine et soeur de Mary (mariage à Vergennes en 1896). Je n’ai pas encore trouvé la date de décès de Martha mais en 1940 elle vivait avec sa fille unique et son gendre près d’Albany, dans l’État de New York. Dwight Daniels est décédé en 1914 à Vergennes.

Revenons à Philomena. Peut-être n’est-elle pas décédée en 1875 mais un peu plus tard. Après tout le recensement américain de 1880 donne le nom de May Daniels, née au Canada (nous savons que Philomena ne parlait que le français) et âgée de 40 ans (Mary Barton avait seulement 21 ans en 1880). Malheureusement je n’ai jamais trouvé la date de décès de Philomena. Une chose est sûre, elle est décédée bien avant 1895.

La chose que j’aimerais bien savoir est le moment où Dwight Daniels est revenu à Vergennes. Son avis de décès indique qu’il a toujours vécu à Vergennes sauf pour quelques années passées à Chicago.

Et les enfants? Encore tant de questions demeurées sans réponse.

  1. William, né en 1859, au Vermont, est revenu vivre dans l’État de New York, à Salamanca. Il a épousé Anna McCann (date inconnue). Il se dit parfois né au Vermont, parfois au Michigan. Il est décédé en 1914.
  2. John, né vers 1863, dans l’État de  NY, « porté disparu » depuis le recensement américain de 1880.
  3. Clarissa, née en 1865, dans l’État de NY, elle a été une infirmière dans un hôpital Asbury Hospital pendant plusieurs années. Où? S’est-elle mariée? Aucune idée. Selon la famille Daniels, elle serait décédée vers 1932. Je l’ai peut-être retracé à Duluth, au Minnesota dans un recensement d’État de 1885.
  4. Benjamin, né en 1867 au Michigan, a quitté la famille alors qu’il était très jeune après la mort de sa mère. Il ne s’entendait pas avec son père qui était méchant avec les enfants. Il s’est installée au Minnesota et y est décédé en 1935.
  5. Edwin Dwight, né en 1870, marié deux fois (1891 et 1904). Il serait décédé à Chicago vers 1944. Je ne l’ai trouvé dans aucun recensement après 1880 mais je l’ai retracé à Detroit (1891 à 1894) et à Chicago (1897) grâce aux annuaires. J’ai également trouvé un article de journal. Il a été arrêté en 1892 avec son beau-frère pour avoir mis le feu à des entrepôts.
  6. Alfred, né en 1878 (fils de la première ou de la deuxième épouse), serait décédé vers 1881 des suites de blessures imputables à des feux d’artifice.

Philomena est le seul enfant de Charles et de Sophie pour lequel je n’ai pas encore trouvé la date du décès (sauf pour les enfants morts en bas âge). Je n’arrêterai jamais de chercher!

52 ancêtres en 52 semaines est un défi lancé par Amy Johnson Crow. Pour en savoir plus, cliquez sur l'image (site en anglais).

52 ancêtres en 52 semaines est un défi lancé par Amy Johnson Crow. Pour en savoir plus, cliquez sur l’image (site en anglais).

Les enfants de Charles Tourville et de Sophie Arpajou dans le recensement américain de 1850

Avant de vous raconter l’histoire de chacun des enfants de Charles Tourville et de Sophie Arpajou dans les prochaines semaines, j’ai pensé que ce serait une bonne idée de commencer par le début et de vous informer sur le lieu de résidence de chacun d’entre eux après le décès de leur mère en 1850.

Est-ce que la famille vivait au Vermont avant le décès de Sophie Arpajou? Est-elle décédée à Ferrisburgh ou à Vergennes? Nous savons qu’elle a eu des jumeaux en 1848, tous deux ayant été baptisés à l’église St. Mary’s de Burlington (il n’y avait pas de prêtre résidant à Vergennes à cette époque).

Voyons voir. Charles fils a épousé Julia LeClair probablement à Ferrisburgh autour de 1847. Il vivait dans cette petite ville avec sa femme et leur fils de 2 ans, Henry. Philomena, soeur de Charles, âgée de 8 ans (énumérée sous le nom de Meranda), vivait également avec eux.

Recensement de la ville de Ferrisburgh, dans le comté de Addison, au Vermont, en septembre 1850

Recensement américain de la ville de Ferrisburgh, dans le comté d’Addison, au Vermont, en septembre 1850

Sophia Tourville a épousé Joseph Giguère à Ferrisburgh en 1848. Ils y habitaient toujours en 1850 avec leurs 2 enfants, Mary et Edward. Remarquez comment le nom de Giguère a été « massacré »!

Recensement américain de la ville de Ferrisburgh, comté d'Addison, au Vermont, en octobre 1850

Recensement américain de la ville de Ferrisburgh, comté d’Addison, au Vermont, en octobre 1850

Je crois qu’il est fort probable que Charles soit allé vivre avec sa soeur après la mort de Sophie. J’ai trouvé trois enfants habitant au Vermont, quatre autres vivent avec leur père, soit les plus jeunes, Édith, Julia, Louis et Joseph, à Chateaugay, dans l’État de New York.

Recensement américain de la ville de Chateaugay, dans le comté de Franklin, dans l'État de New York, 2 août 1850

Recensement américain de la ville de Chateaugay, dans le comté de Franklin, dans l’État de New York, 2 août 1850

Seul Peter Stephen (ou Étienne), âgé de 15 ans, manque à l’appel. Je suis pas mal convaincue qu’il vivait également au Vermont. Comme il était plus âgé, il travaillait probablement comme journalier dans la région et peut-être était-il chambreur et qu’il n’a pas été recensé.

Le recenseur ne prenait pas toujours ses renseignements directement auprès des membres de la famille. Ce sont souvent les voisins qui donnaient les renseignements alors les erreurs de noms ou l’inexactitude de l’âge des personnes recensées étaient plutôt monnaie courante.

 

52 ancêtres en 52 semaines : #2 – Louis Tourville (1838-1895)

Dans le cadre du défi 52 ancêtres en 52 semaines, j’ai promis à mes amis Facebook d’alterner entre le Québec et les États-Unis pour les descendants de Mathieu Hubou. Louis Tourville n’est donc pas mon ancêtre mais quand même, il est un cousin (très éloigné) mais tout de même un cousin. 😉

J’ai dû mal à imaginer la gamme d’émotions par laquelle est passée la famille de Louis Tourville après sa mort tragique un dimanche de mai 1895 au Post-Graduate Hospital de Chicago, tel que le rapporte le Chicago Tribune du 17 mai 1895.

Nous sommes le mercredi 8 mai 1895. Louis Tourville travaille sur le site de construction du canal de Chicago. Depuis peu à l’emploi de l’entreprise Hendenreich Company Contractors, Louis est au travail près d’une décharge lorsqu’il est pris dans un câble servant à soulever les voitures et il est projeté dans les airs avec une rare violence. Couvert d’ecchymoses, Louis souffre également de blessures internes. Il est d’abord emmené chez lui. Croyait-on que son état n’était pas si grave? Car ce n’est que plus tard qu’il est transporté à l’hôpital où il décède quatre jours plus tard.

View of O.C. Farrington [verify], standing in the excavation site of the new Chicago Drainage [Sanitary and Ship] Canal. "Construction proceeds on the Sanitary and Ship Canal...much of the 28 miles was through solid rock underlying the continental divide." 1896. Original size and material: 4x5 inch glass negative Digital Identifier: CSGEO8770 Part of the Illinois Urban Landscapes Project: www.fieldmuseum.org/urbanlandscapes/

View of O.C. Farrington [verify], standing in the excavation site of the new Chicago Drainage [Sanitary and Ship] Canal. « Construction proceeds on the Sanitary and Ship Canal…much of the 28 miles was through solid rock underlying the continental divide. » 1896.
Original size and material: 4×5 inch glass negative
Digital Identifier: CSGEO8770
Part of the Illinois Urban Landscapes Project: www.fieldmuseum.org/urbanlandscapes/

Le mardi 14 mai, alors que la famille se prépare à enterrer Louis au cimetière Mt. Calvary, le coroner McHale arrête la cérémonie et ordonne que le corps de Louis soit placé dans une voûte jusqu’à ce qu’une enquête puisse être menée. Le coroner soupçconne que le certificat de décès émis par le Dr Kuraeff du Post-Graduate Hospital ne soit pas conforme aux faits.

L’enquête du coroner a lieu le 16 mai 1895, soit quatre jours après le décès de Louis. Le jury en vient à la conclusion que le câble n’était pas protégé adéquatement et qu’il constituait un risque d’accident. Il tient donc la Hendenreich Company Contractors responsable de l’accident survenu à Louis. Le jury blâme également le Dr Kuraeff pour avoir délivré un permis d’enterrement qui ne mentionnait pas la cause réelle du décès. Le jury recommande également que les autorités concernés prennent des mesures adéquates pour éviter qu’un tel accident se reproduise à l’avenir.

En lisant le formulaire de l’enquête du coroner, je me suis aperçue qu’un des témoins présents à l’enquête était Louis Tourville, mouleur de son métier, habitant au 270 Forquer St., soit le fils de Louis Tourville. Cela veut probablement dire que Louis fils était présent lors de l’accident de son père…

Louis Tourville est né en 1838 à Lachenaie, au Québec, fils de Louis Tourville et d’Élisabeth Lamoureux. Sa famille s’installe à Montréal à la fin des années 30. Seulement quelques familles Tourville habitent à Montréal à cette époque. Je peux m’estimer chanceuse d’avoir trouvé cette famille dans les recensements canadiens de 1842 et de 1851 car ils sont très incomplets pour cette période.

Louis Tourville a épousé Suzanne Bélec le 13 septembre 1858 à l’église Notre-Dame de Montréal. Ce couple a eu 11 enfants, dont 9 ont atteint l’âge adulte, tous nés à Montréal.

Louis était mouleur et charpentier lorsque lui et sa famille ont déménagé à Chicago, probablement en octobre 1880 (selon la demande de citoyenneté amércaine de leur fils Victor). La récession économique qui a commencé en 1873 pourrait avoir poussé Louis à déménager à Chicago où l’économie était florissante au début des années 80. Son neveu Alphonse s’y était déjà installé en 1878.

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52 ancêtres en 52 semaines est un défi lancé par Amy Johnson Crow. Pour en savoir plus, cliquez sur l'image (site en anglais).

52 ancêtres en 52 semaines est un défi lancé par Amy Johnson Crow. Pour en savoir plus, cliquez sur l’image (site en anglais).

Quand la généalogie se faisait à pied et non sur Internet

Si vous faites de la généalogie depuis seulement quelques années et que vous êtes frustrés parce que vous ne trouvez rien sur Internet et ce, dans le confort de votre foyer, avez-vous déjà songé à tout le travail que devaient faire les généalogistes amateurs qui nous ont précédé?

Lorsque j’étais à la bibliothèque de Salt Lake City, en novembre dernier, j’ai trouvé un article dans la publication de la Manasota Genealogical Society, Inc. Newsletter, datant de mars 1980 que j’ai trouvé vraiment fascinant.

Cet article, Searching for my Canadian Roots, de Clarence W. Tourville et sa femme Grayce, raconte les quatre voyages qu’ils ont entrepris, de la Floride au Québec, pour retrouver les ancêtres de son arrière-grand-père, Charles Tourville, époux de Julia Leclair. Lorsque je vois tout le travail et les déplacements que Clarence a fait avec le peu d’informations (même erronées) qu’il possédait, je n’ai que de l’admiration pour cet homme.

Parmi les quelques noms qui sont mentionnés dans l’article : Peter Tourville était le frère de son arrière-grand-père; Roy Tourville était Raymond Tourville, de Syracuse, NY, né à Chicago, IL et il était le fils de Fred Tourville et petit-fils de Louis Tourville, marié à Susan Belec et oncle d’Alphonse Tourville qui s’est établi au Nebraska.

L’article, rédigé en anglais, se trouve ici.

Bonne lecture!

Le décès de François Tourville : une nouvelle piste

En 1851, François Tourville vit à St-Jude, au Québec, avec son épouse Louise Corriveau, et leurs enfants Marie, Alexandre, Léonard, Marie-Louise, Luc et Célestin (Louis).

En 1860, Louise habite à Sutton, dans le comté de Worcester, au Massachusetts. D’après les données du recensement, on peut présumer que Louise est veuve. J’ai eu la chance de trouver deux contrats passés devant le notaire Timothée Brodeur à St-Hughes qui nous donnent de nouveaux renseignements à propos de la date de décès de François Tourville et nous confirment le fait que Louise Corriveau était bien veuve lorsqu’elle a quitté pour le Massachusetts.

Le premier contrat est daté du 14 février 1854. Le document mentionne que François Hubou dit Tourville et son épouse Louise Corriveau, tous les deux résidents de St-Jude, reconnaissent avoir reçu le quatrième paiement qui était dû « en janvier dernier » pour la vente d’une terre faite par François à Bazile Richard, le 30 mars 1850, devant le même notaire. L’acheteur est propriétaire de la terre voisine de celle qu’il a achetée.

Acte no 3004 daté du 14 février 1854

Acte no 3004 daté du 14 février 1854

 

Le deuxième contrat est daté du 26 janvier 1855 où Louise Corriveau, veuve de feu François Tourville, résidente de St-Jude, reconnaît avoir reçu le dernier paiement concernant la vente d’une terre faite par son mari, feu François Tourville à Bazile Richard.

Acte no 3153 daté du 26 janvier 1855

Acte no 3153 daté du 26 janvier 1855

J’ai vérifié les registres paroissiaux de St-Jude et de St-Hughes pour 1854 et début 1855 mais je n’ai rien trouvé. Est-ce que François planifiait de déménager au Massachusetts et il est décédé en chemin, ou même au Massachusetts? Lors que son fils Alexandre se marie en 1856, il déclare être des États-Unis. Est-ce que la famille a quitté après la réception du dernier paiement? Les baptêmes, mariages et sépultures sont indexés jusqu’en 1850 dans le Lafrance de Généalogie Québec. J’attends avec impatience que soient indexés les années 1854-1855. Peut-être trouverai-je le décès dans une autre paroisse?

Les deux documents ont été téléchargés sur les pages de François Tourville et Louise Corriveau.

Au moins maintenant, j’ai pu circonscrire la période de recherche.

Le surnom de Tourville

Plusieurs d’entre vous m’ont demandé l’origine du surnom Tourville. À l’école, lorsque j’étais toute petite, en consultant le Larousse, j’étais convaincue qu’Anne Hilarion de Costentin Tourville était mon ancêtre. Malheureusement, ce n’est pas le cas.

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Anne Hilarion de Costentin, comte de Tourville (1642, Coutances – 23 mai 1701, Paris)


En 1975, c’était l’année du Patrimoine et le gouvernement du Québec nous offrait la possibilité de faire faire notre arbre généalogique. Mon père a envoyé le formulaire et nous avons reçu la réponse un an plus tard. Lorsque j’y repense, sachant combien cela aurait facile de le faire (cela m’aurait pris à peu près 30 minutes), j’aurais préféré le faire moi-même. Mais j’étais trop jeune et je n’y connaissais absolument rien. Mais lorsque nous avons reçu l’arbre généalogique mon père s’est exclamé : “Je me rappelle que mon père nous a déjà dit que notre vrai nom était Hubou!”. J’ai réalisé plus tard que s’il n’avait pas vu cet arbre, il ne nous en aurait probablement jamais parlé.

Vous savez probablement qu’en Nouvelle-France, beaucoup de familles ont adopté des surnoms, souvent descriptifs, comme Leroux, Leblond, etc.

Notre ancêtre, Mathieu Hubou, est arrivé à Québec, en Nouvelle-France, vers 1642. Plus tard, il a adopté le nom de Hubou dit Deslongchamps. Ses deux fils, Jean-Baptiste et Mathieu se nommaient également Hubou dit Deslongchamps. Tous les descendants de Mathieu ont conservé le patronyme Deslonchamps, ce qui veut dire que les Deslongchamps et les Tourville ont un ancêtre commun.

Par contre, le fils de Jean-Baptiste, Augustin, a adopté le surnom de Tourville. Le surnom Deslongchamps s’explique facilement. Dans un contrat, Mathieu dit habiter au lieu dit des longs champs. Le surnom de Tourville n’est pas descriptif. Le premier document attestant de l’adoption du surnom de Tourville remonte à 1712, année du mariage d’Augustin.

Serait-ce possible qu’Augustin ait adopté ce surnom parce qu’il admirait le maréchal de Tourville? Je crois que c’est une explication plausible. Le comte de Tourville est décédé en 1701 en France. Lorsque Augustin est devenu adulte (il est né en 1691), il avait certainement entendu de ses batailles contre les Anglais et les Hollandais.

Une autre famille de Nouvelle-France a adopté le surnom de Tourville, les Dutaut. Cependant, il n’existe aucun lien de parenté entre ces deux familles. Certains Dutaut-Tourville ont émigré aux États-Unis (surtout au Minnesota). La première mention du surnom de Tourville chez les Dutaut remonte à 1720.

Si vous désirez en savoir plus sur le maréchal de Tourville :

Anne Hilarion de Tourville

Si vous désirez en savoir plus sur les surnoms :

Article de FrancoGène