Les enfants de Charles Tourville et de Sophie Arpajou dans le recensement américain de 1850

Avant de vous raconter l’histoire de chacun des enfants de Charles Tourville et de Sophie Arpajou dans les prochaines semaines, j’ai pensé que ce serait une bonne idée de commencer par le début et de vous informer sur le lieu de résidence de chacun d’entre eux après le décès de leur mère en 1850.

Est-ce que la famille vivait au Vermont avant le décès de Sophie Arpajou? Est-elle décédée à Ferrisburgh ou à Vergennes? Nous savons qu’elle a eu des jumeaux en 1848, tous deux ayant été baptisés à l’église St. Mary’s de Burlington (il n’y avait pas de prêtre résidant à Vergennes à cette époque).

Voyons voir. Charles fils a épousé Julia LeClair probablement à Ferrisburgh autour de 1847. Il vivait dans cette petite ville avec sa femme et leur fils de 2 ans, Henry. Philomena, soeur de Charles, âgée de 8 ans (énumérée sous le nom de Meranda), vivait également avec eux.

Recensement de la ville de Ferrisburgh, dans le comté de Addison, au Vermont, en septembre 1850

Recensement américain de la ville de Ferrisburgh, dans le comté d’Addison, au Vermont, en septembre 1850

Sophia Tourville a épousé Joseph Giguère à Ferrisburgh en 1848. Ils y habitaient toujours en 1850 avec leurs 2 enfants, Mary et Edward. Remarquez comment le nom de Giguère a été « massacré »!

Recensement américain de la ville de Ferrisburgh, comté d'Addison, au Vermont, en octobre 1850

Recensement américain de la ville de Ferrisburgh, comté d’Addison, au Vermont, en octobre 1850

Je crois qu’il est fort probable que Charles soit allé vivre avec sa soeur après la mort de Sophie. J’ai trouvé trois enfants habitant au Vermont, quatre autres vivent avec leur père, soit les plus jeunes, Édith, Julia, Louis et Joseph, à Chateaugay, dans l’État de New York.

Recensement américain de la ville de Chateaugay, dans le comté de Franklin, dans l'État de New York, 2 août 1850

Recensement américain de la ville de Chateaugay, dans le comté de Franklin, dans l’État de New York, 2 août 1850

Seul Peter Stephen (ou Étienne), âgé de 15 ans, manque à l’appel. Je suis pas mal convaincue qu’il vivait également au Vermont. Comme il était plus âgé, il travaillait probablement comme journalier dans la région et peut-être était-il chambreur et qu’il n’a pas été recensé.

Le recenseur ne prenait pas toujours ses renseignements directement auprès des membres de la famille. Ce sont souvent les voisins qui donnaient les renseignements alors les erreurs de noms ou l’inexactitude de l’âge des personnes recensées étaient plutôt monnaie courante.

 

52 ancêtres en 52 semaines : #7 – Sophie Arpajou (1811-avant 1850)

Nous avons tous une famille chouchou dans notre arbre, vous savez, celle sur laquelle on revient sans cesse parce qu’on espère trouver un petit quelque chose de nouveau. Sophie Arpajou n’est pas mon ancêtre, plutôt une lointaine cousine mais je me suis attachée à elle. 😉 J’aurais pu choisir son mari Charles Tourville pour cet article, mais tant de choses ont déjà été écrites sur lui. Place à la femme!

Tout d’abord, laissez-moi vous raconter comment j’en suis venue à faire des recherches plus poussées sur Sophie. C’était il y a longtemps, 15 ans peut-être, avant même que je n’apprenne l’existence des recensements américains, d’Ancestry, etc. Une nuit, alors que je travaillais très tard au bureau, en attendant l’approbation d’un document, pour m’aider à me tenir éveillée, je me suis mise à surfer sur Internet (pas d’Internet à la maison à cette époque). Devinez ce que j’ai fait ? Eh bien, j’ai tapé mon nom de famille bien entendu! Je faisais déjà de la généalogie à ce moment-là, travaillant sur la descendance de Mathieu Hubou et beaucoup de familles semblaient s’être volatilisées. Comme la recherche en ligne était quasi inexistante à cette époque, je devais consulter chaque répertoire de paroisse, la plupart d’entre eux ne comprenant que les mariages. Vous comprenez donc que j’avançais à pas de tortue étant donné le peu de temps que je pouvais consacrer à la généalogie. Je me souviens encore de la salle Gagnon, le samedi matin, à attendre mon tour avant de pouvoir mettre la main sur un lecteur de microfilms, et encore, pour seulement une heure. Ai-je besoin de dire à quel point le dépouillement des recensements canadiens prenait énormément de temps?

Donc, comme je le disais, j’étais au bureau, je surfais sur Internet et j’ai vu sur un forum de généalogie américain que quelqu’un cherchait des renseignements sur Antoine LaCount, marié à Catherine Tourville. J’ai donc envoyé un courriel à cette personne, Clay LaCount, à 2 h du matin et, à ma grande surprise, j’ai obtenu une réponse presque immédiatement (je n’avais pas réalisé qu’il vivait sur ​​la côte Ouest). Il me mentionne que le frère de Catherine, Charles Tourville, ainsi que ses enfants, vivaient avec les LaCount à Chateaugay, dans l’État de New York en 1850. Que selon ce qu’on raconte dans sa famille, les LaCount s’installent d’abord à Vergennes, au Vermont, à environ 200 km au sud de St-Hughes, à la fin des années 1830, mais qu’ils se sont ensuite dirigés vers Chateaugay à la fin des années 1840. Comme je le disais dans un article précédent, c’est ainsi que j’ai été initiée à la recherche généalogique aux États-Unis.

Qu’est-ce que je connais de Sophie? Elle est née en 1811 à St-Hyacinthe. Son père, Étienne Arpajou, a perdu en 1804 sa première épouse, Marie-Françoise Laprée, alors mère de cinq enfants. La mère de Sophie est Madeleine Plourde qui a épousé Étienne en 1805. Outre ses cinq demi-frères et sœurs, Sophie a 3 frères et sœurs. Sophie a épousé Charles Tourville en 1827 à l’âge de 16 ans. Au moment de leur mariage, Charles a acquis une terre dans ce qui allait devenir St-Hughes.

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Sophie semble avoir vécu à St-Hughes jusqu’aux environs de 1837. Après, la famille s’installe au Vermont. Seulement au cours de l’hiver d’abord, Charles travaillant probablement sur une ferme ou dans les usines de la région en tant que journalier comme le faisaient tant d’autres Canadiens-français à l’époque. Leur migration a-t-elle été influencée par les rébellions de 1837-1838? C’est fort probable.

Leur fille Domithilde Tourville est née le 16 février 1839 mais elle n’a été baptisée que quelque cinq mois plus tard au Québec. Il est fort possible qu’elle soit née au Vermont. Une autre fille, Philomène, a été baptisée à Burlington, en 1841. Julia serait née vers 1843, également au Vermont. Deux fils, Louis et Joseph, nés respectivement en 1844 et 1846, sont nés et baptisés au Québec. Fait intéressant, en 1844, pour le baptême de Louis, le père est absent. J’ai trouvé tout récemment deux enfants, baptisés la même journée, probablement des jumeaux, en 1848 à Burlington. Sophie a donc eu 13 enfants dont 8 ont atteint l’âge adulte.

J’ai toujours pensé que Sophie Arpajou était décédée à Chateaugay comme Charles vivait là en 1850 avec certains de ses enfants. Je crois plutôt qu’elle est décédée au Vermont. Peut-être est-elle décédée peu de temps après la naissance des jumeaux? Peut-être que Charles est allé habiter chez sa soeur pour avoir de l’aide pour ses enfants?

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Ce que nous savons pour sûr c’est que les jumeaux n’ont pas vécu longtemps puisqu’un document, rédigé en octobre 1851, concernant la vente de la terre de Charles à St-Hughes et qui, selon la description qui en est faite, semble abandonnée depuis longtemps et la maison, dans un état pitoyable, atteste du décès des jumeaux avant 1850. Dans un acte de tutelle lié à cette vente, Charles donne la liste de ses enfants vivants qui sont Charles, Sophie, Étienne, Marie-Édesse, Philomène, Julie, Louis et Joseph.

Trouver tous les enfants de Sophie Arpajou n’a pas été une sinécure. Au cours des huit prochaines semaines, je consacrerai un article à chacun des enfants qui ont atteint l’âge adulte. Trouver des informations sur chacun d’eux était une aventure en soi (et elle est loin d’être terminée), alors ne manquez pas la suite!

Le nom Arpajou est très rare. Parfois orthographié Harpageau ou Arpageau, il semble avoir disparu. Je sais pertinemment que le neveu de Sophie, marié deux fois dans le Vermont, mais introuvable dans les recensements, y a résidé un certain temps et a eu plusieurs enfants. Si vous connaissez le nom « américanisé » pour cette famille, laissez-le moi savoir!

52 ancêtres en 52 semaines : #6 : Nelson LaCount (1814-1883)

Nelson LaCount est le fils d’Antoine LaCount et de Catherine Tourville. Il était l’époux de Geneviève Brouillard. Ils habitaient à Chateaugay, comté de Franklin, dans l’État de New York. Ils sont tous les deux inhumés au cimetière St. Patrick de Chateaugay.

Nelson et Geneviève sont les ancêtres de Clay LaCount. Je dois beaucoup à Clay, c’est grâce à lui si j’ai appris il y a une dizaine d’années l’existence de plusieurs familles Tourville aux États-Unis.

Clay possède cette photo et il n’est pas certain si ce couple est celui formé de Nelson et de Geneviève. Selon ce que l’on racontait dans sa famille, la médaille que porte Nelson serait celle de son fils qui a participé à la Guerre civile américaine.

Même si la photo n’est pas tellement claire, est-ce que quelqu’un est en mesure d’identifier ce que représente cette médaille?

Médaille

Est-ce que cette médaille serait celle d’un solde ayant participé à la Guerre civile américaine?

Couple mystère

Est-ce que ce couple serait Nelson LaCount et Geneviève Brouillard?

Participer à #genchat ou comment retrouver un article de journal par hasard

A toutes les deux semaines, le vendredi soir je participe à #genchat qui est une initiative de Jen Baldwin. Ce chat consacré à la généalogie, qui se déroule en anglais sur Twitter, est un bon exemple d’entraide pour qui fait des recherches aux États-Unis. Depuis le début de l’année, Jen a décidé de nous donner des « devoirs ». Celui d’il y a 2 semaines consistait à revisiter un document déjà en notre possession. Avions-nous oublié des détails? Avions-nous lu trop vite?

Mon horaire de travail au bureau m’a tenu loin de la généalogie et ce soir, je me préparais à trouver un sujet pour le défi 52 ancêtres en 52 semaines et en fouillant dans mes courriels j’ai retrouvé un article consacré à Charles Tourville (né en 1828 au Québec) et habitant à Chateaugay, N.Y. concernant une poursuite ayant trait à l’acquisition d’un terrain. Ce courriel date d’il y a trois ans et comme à cette période j’ai été malade pendant trois mois, je ne me rappelais plus du tout l’avoir reçu! Eh! bien, je crois avoir fait mon devoir pour #genchat! Cet article date du 19 septembre 1861. Je me promets de bien l’étudier et de faire des recherches supplémentaires pour faire la lumière sur l’issue de cette poursuite intentée par Charles Tourville.

Beaucoup d’Américains me demandent pourquoi les Tourville qui habitaient à Chateaugay, dans l’État de New York s’appelaient DeTourville. Je leur ai toujours répondu que je croyais qu’il s’agissait probablement du « dit » Tourville. En fait, je crois que c’est la première fois que je vois écrit Hubou (Ebou dans ce cas-ci) dans un document américain). Je crois que mon explication se tient.

Le fruit de mes recherches me permettra d’en faire un article pour le défi 52 ancêtres en 52 semaines au cours de l’année (je crois bien que je devrai me rendre à Malone dans l’État de New York pour avoir plus de renseignements sur cette poursuite).

Malone (NY) Frontier Palladium, Thursday September 19, 1861

52 ancêtres en 52 semaines : #5 Célina St-Jean (1834-1894)

Ce que je craignais se produit : le mois de février est très occupé pour moi à mon travail et j’ai de la difficulté à tenir mes promesses.

J’ai trouvé cette coupure de presse dans le journal La Minerve daté du samedi 17 février 1894 concernant les funérailles de Célina St-Jean, épouse de Louis Tourville, conseiller législatif à Québec au moment du décès de sa femme. Décédée le 12 février, les funérailles de Célina ont eu lieu le vendredi 16 février, soit la veille de la publication de l’article.

La liste des gens présents à ces funérailles est assez impressionnante. Tout le gratin politique de l’époque s’y trouve!

Bonne lecture!

Déjà lundi… Semaine du 27 janvier 2014

Personnellement, je ne suis pas du tout mécontente du travail accompli la semaine dernière. À part, la visite aux Archives que j’ai remis au week-end prochain, j’ai même réussi à publier hier le quatrième article du défi 52 ancêtres en 52 semaines prévu pour cette semaine.

Je me laisse facilement distraire… La semaine passée en est un bon exemple. Dans mon article sur Guillaume Hubou, j’avais demandé aux gens de m’aider à déchiffrer un acte de baptême de la paroisse St-André du Mesnil-Durand, datant de 1622. J’ai été choyée en ayant l’aide de deux personnes : merci Hervé et Claire de m’avoir aidé à déchiffrer l’écriture de ce prêtre! 🙂 J’ai failli céder à la tentation mais je me suis retenue et je me suis concentrée sur ma « to-do list ».

Je prévois donc avoir un peu plus de temps pour la recherche cette semaine. 😀

  • Lundi soir, je dois envoyer à une nouvelle correspondante des articles de journaux sur son arrière grand-père.
  • Je compte poursuivre mon travail sur ma base de données de Vergennes au Vermont. Une lettre par mois… Le 31 janvier arrive à grand pas et j’ai encore des vérifications à faire sur la lettre « A ».
  • Je me suis abonnée au site des archives départementales du Calvados. Je compte bien rechercher des personnes portant le nom de Vauquanu/Vaucanu dans ce département.
  • J’ai du classement à faire. 🙁
  • J’ai déjà une idée pour mon article #5 du défi 52 ancêtres en 52 semaines. Je devrais être en mesure d’en commencer la rédaction.
  • Samedi, il se pourrait que je me pointe aux Archives nationales du Québec pour mon projet du Vermont et aller chercher d’autres documents.

Voilà, c’est tout. Bonne semaine à tous!

52 ancêtres en 52 semaines : Frank Troville & Frank Tourville

Deux jeunes hommes. L’un, de l’État de New York; l’autre, du Kentucky. Presque des homonymes puisque Frank Troville était aussi connu sous le nom de Frank ou Francis Tourville. Tous deux nés en 1844, ils se sont enrôlés dans un régiment de cavalerie durant la Guerre civile, et sont décédés en 1864 dans le même État, à Andersonville, en Géorgie.

Frank Troville est né en 1844 au Vermont. Ses parents, Narcisse Tourville et Célina Durand (ou Francis Troville et Adelina Durand aux États-Unis) se sont mariés au Québec en 1838, mais ont rapidement émigré à South Hero, au Vermont en même temps que les parents de Francis. Ils se sont plus tard installés à Plattsburgh, dans le nord de l’État de New York, vers 1853.

Le 10 février 1864, Frank Troville, alors âgé de 19 ans, s’enrôle dans la Guerre civile, à Beekmantown pour une durée de trois ans. Se doutait-il que moins de huit mois plus tard, il ne serait plus de ce monde? Mobilisé le 4 mars 1864 dans le 16e régiment de cavalerie de l’État de New York, au sein de la compagnie L, il est fait prisonnier le 24 juin 1864 à proximité de Centreville, en Virginie. Sa famille est informée de sa capture seulement trois mois plus tard, le 19 septembre. Il est mort du scorbut le 24 octobre 1864 à l’hôpital d’Andersonville. Il y avait été admis le 18 octobre précédent.

Les détails concernant son « jumeau » sont plus flous. Nous savons que Frank Tourville, de l’Illinois, serait né vers 1844 en Alabama, tout comme sa mère (selon le rencensement de 1860 du comté de Jersey en Illinois). Cependant, sa mère indique être née dans le Kentucky dans tous les recensements suivants. J’ai toujours pensé que Frank était le fils de Peter Tourville et de Nancy Irwin. La demande de pension faite par sa mère à Washington révèle un détail important : elle était sa mère adoptive. La demande de pension a donc été refusée pour cette raison. Peut-être est-il bien né en Alabama, mais nous ne connaîtrons probablement jamais le nom de ses parents biologiques. Peter et Nancy se sont mariés en février 1839. Il s’agissait d’un second mariage pour Peter. Sa femme, Marie Aspace, a donné naissance à une fille en 1838. Nous pouvons donc supposer qu’elle est décédée entre ce moment et le mariage de Peter. Au recensement de 1860, Francis (ou Frank) habite seul avec ses parents adoptifs en Illinois. Peter avait quitté le Missouri vers 1849 pour s’installer en Illinois, lui et Nancy y sont décédés dans les années 1890.

Frank Tourville s’est enrôlé le 14 décembre 1862, à Lebanon, au Kentucky, lieu de sa résidence à ce moment-là. Mobilisé le 16 avril 1863 dans le 11e régiment de cavalerie du Kentucky, au sein de la compagnie E, il est déclaré absent sans motif du 18 avril 1863 jusqu’à son retour, le 1er mai 1863. Il est porté disparu à la bataille de French Broad, dans l’East Tennessee, le 28 janvier 1864. Les registres d’Andersonville le mentionnent comme étant décédé à Andersonville au cours du mois de mars 1864.

En étant tous les deux prisonniers à Andersonville, ils n’avaient guère de chance de s’en sortir. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : des 45 000 soldats de l’armée de l’Union ayant séjourné au camp d’Andersonville pendant sa période d’existence de 14 mois depuis le mois de février 1864, 12 913 n’ont pas survécu.

andersonville

Pour plus de détails sur Andersonville :

52 ancêtres en 52 semaines est un défi lancé par Amy Johnson Crow. Pour en savoir plus, cliquez sur l'image (site en anglais).

52 ancêtres en 52 semaines est un défi lancé par Amy Johnson Crow. Pour en savoir plus, cliquez sur l’image (site en anglais).

 

52 ancêtres en 52 semaines : #3 Guillaume Hubou (? – 1653)

20121115034504!GlobeLes premiers arrivants en provenance du Mesnil-Durand, Calvados, France

Nous avons identifié cinq personnes en Nouvelle-France qui ont émigré du Mesnil-Durand au cours du XVIIe siècle, soit Guillaume Hubou (vers 1627), Barbe Hubou (1639), Mathieu Hubou (1641), Nicolas Goupil (1642) et Françoise Hubou (1662). Voici l’histoire de Guillaume Hubou.


Allons tout en haut de l’arbre aujourd’hui! Mon ancêtre paternel direct, Mathieu Hubou, migrant arrivé à Québec vers 1642, est venu rejoindre son oncle Guillaume Hubou arrivé au pays depuis une quinzaine d’années.

Originaire de Mesnil-Durand, dans le Calvados, tout comme son neveu, Guillaume serait arrivé à Québec avant 1627 puisque selon l’historien Marcel Trudel, il ne faisait pas partie des recrues de 1627 et de 1628. Marié à Marie Rollet, la veuve de Louis Hébert, le 16 mai 1629 en présence de Samuel de Champlain, il est demeuré à Québec avec Marie lors de la prise de la ville par les frères Kirk cette année-là. La plupart des colons français sont revenus à Québec trois ans plus tard, soit en 1632.

Dans les registres paroissiaux de St-André du Mesnil-Durand, j’ai retrouvé le baptême de Katherine, soeur de Mathieu, baptisée le 29 décembre 1622. Guillaume Hubou est son parrain. Ce document est le plus ancien qui atteste de l’existence de Guillaume. Fils de Jean Hubou et de Jeanne Goupil, certains ouvrages annoncent 1600 comme date de naissance approximative, je n’ai cependant encore rien trouvé pour le prouver. Le nom de ses parents est connu grâce au mariage de sa soeur Barbe qui est arrivée en Nouvelle-France vers 1639 pour lui servir de servante aux termes d’un contrat d’engagement jusqu’en 1642, année de son mariage.

Guillaume Hubou s’est vu concéder une terre au Sault-au-Matelot en 1634. Plusieurs contrats ont été conclus par Guillaume Hubou. Le document qui me rend très curieuse est cet inventaire des meubles de Guillaume Hubou après le décès de Marie Rollet en 1649. Je compte bien me le procurer à ma prochaine visite aux Archives et tenter de le déchiffrer.

Guillaume Hubou a été inhumé le 13 mai 1653 à Québec, un « ancien habitant du pays » écrit le prêtre.

Je termine mon article sur une petite énigme. Pouvez-vous m’aider à déchiffrer le nom de la marraine dans l’acte de baptême de Katherine? 😉 Vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Mise à jour :

  • Hervé Pencalet propose Katherine Vauquane de la Berniere.
  • Claire Burman propose Katherine Vauquenu de la Berniere.
  • Hervé a trouvé Vauquanu qui serait aujourd’hui Vaucanu.
  • J’ai trouvé une commune, La Brévière à quelque 9 km du Mesnil-Durand, on y irait donc pour Katherine Vauquanu (aujourd’hui Vaucanu) de La Brévière. Merci à tous!
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katherine hubout fille de nicollad fut baptisé le vingt neuf jour de decembre (…) par moy louyd mavia(?) pretre vicaire (…) ses parrain & marraine guillaume huboult & katherine banquanne (???) de la (…)??

Déjà lundi… Semaine du 20 janvier 2014

Toutes les résolutions que j’ai lues pour le nouvel an m’ont inspiré. 🙂

J’adore la généalogie. Vraiment. Mais ce que j’adore par dessus-tout c’est la recherche. C’est pourquoi l’an passé j’avais pris la résolution de mettre de l’ordre dans mes papiers. J’ai la mauvaise habitude d’être facilement distraite du moment qu’une nouvelle recherche m’est soumise, que ce soit la réception d’un courriel à propos d’un ancêtre commun, d’un nom de famille lu dans un livre, un tweet sur un nouveau outil informatique et me voilà repartie dans toutes les directions et j’en oublie par quoi j’avais commencé.

J’ai pensé que ce serait une bonne idée de publier chaque lundi la liste des tâches que je voudrais accomplir au cours de la semaine à venir. En la rendant publique, je crois que cela me motivera et que j’arriverai à me concentrer sur une chose à la fois. Voici donc ce qui m’attend cette semaine :

  • Poster mon échantillon d’ADN à Family Tree DNA. 🙂
  • Terminer mon article sur Guillaume Hubou pour le défi 52 ancêtres en 52 semaines et le publier lundi soir (en français et en anglais).
  • Mardi soir, je serai à l’accueil de la Maison de la généalogie de la SGCF.
  • Je travaille actuellement sur une base de données. J’aimerais retracer (si c’est possible!) tous les Canadiens-français qui vivaient à Vergennes et à Ferrisburgh, dans le comté d’Addison, au Vermont pour la période 1840-1880. Le mois de janvier est dédié aux noms de famille commençant par « A ». Je continuerai donc là-dessus.
  • Vendredi soir à 22 h, c’est Genchat sur Twitter. On nous a donné un petit devoir à faire 😉 alors je devrais m’occuper de cela mercredi soir.
  • Samedi, il se pourrait que je me pointe aux Archives nationales du Québec pour mon projet du Vermont et aller chercher d’autres documents.

Bon, je crois que c’est tout, alors souhaitez-moi bonne chance!

52 ancêtres en 52 semaines : #2 – Louis Tourville (1838-1895)

Dans le cadre du défi 52 ancêtres en 52 semaines, j’ai promis à mes amis Facebook d’alterner entre le Québec et les États-Unis pour les descendants de Mathieu Hubou. Louis Tourville n’est donc pas mon ancêtre mais quand même, il est un cousin (très éloigné) mais tout de même un cousin. 😉

J’ai dû mal à imaginer la gamme d’émotions par laquelle est passée la famille de Louis Tourville après sa mort tragique un dimanche de mai 1895 au Post-Graduate Hospital de Chicago, tel que le rapporte le Chicago Tribune du 17 mai 1895.

Nous sommes le mercredi 8 mai 1895. Louis Tourville travaille sur le site de construction du canal de Chicago. Depuis peu à l’emploi de l’entreprise Hendenreich Company Contractors, Louis est au travail près d’une décharge lorsqu’il est pris dans un câble servant à soulever les voitures et il est projeté dans les airs avec une rare violence. Couvert d’ecchymoses, Louis souffre également de blessures internes. Il est d’abord emmené chez lui. Croyait-on que son état n’était pas si grave? Car ce n’est que plus tard qu’il est transporté à l’hôpital où il décède quatre jours plus tard.

View of O.C. Farrington [verify], standing in the excavation site of the new Chicago Drainage [Sanitary and Ship] Canal. "Construction proceeds on the Sanitary and Ship Canal...much of the 28 miles was through solid rock underlying the continental divide." 1896. Original size and material: 4x5 inch glass negative Digital Identifier: CSGEO8770 Part of the Illinois Urban Landscapes Project: www.fieldmuseum.org/urbanlandscapes/

View of O.C. Farrington [verify], standing in the excavation site of the new Chicago Drainage [Sanitary and Ship] Canal. « Construction proceeds on the Sanitary and Ship Canal…much of the 28 miles was through solid rock underlying the continental divide. » 1896.
Original size and material: 4×5 inch glass negative
Digital Identifier: CSGEO8770
Part of the Illinois Urban Landscapes Project: www.fieldmuseum.org/urbanlandscapes/

Le mardi 14 mai, alors que la famille se prépare à enterrer Louis au cimetière Mt. Calvary, le coroner McHale arrête la cérémonie et ordonne que le corps de Louis soit placé dans une voûte jusqu’à ce qu’une enquête puisse être menée. Le coroner soupçconne que le certificat de décès émis par le Dr Kuraeff du Post-Graduate Hospital ne soit pas conforme aux faits.

L’enquête du coroner a lieu le 16 mai 1895, soit quatre jours après le décès de Louis. Le jury en vient à la conclusion que le câble n’était pas protégé adéquatement et qu’il constituait un risque d’accident. Il tient donc la Hendenreich Company Contractors responsable de l’accident survenu à Louis. Le jury blâme également le Dr Kuraeff pour avoir délivré un permis d’enterrement qui ne mentionnait pas la cause réelle du décès. Le jury recommande également que les autorités concernés prennent des mesures adéquates pour éviter qu’un tel accident se reproduise à l’avenir.

En lisant le formulaire de l’enquête du coroner, je me suis aperçue qu’un des témoins présents à l’enquête était Louis Tourville, mouleur de son métier, habitant au 270 Forquer St., soit le fils de Louis Tourville. Cela veut probablement dire que Louis fils était présent lors de l’accident de son père…

Louis Tourville est né en 1838 à Lachenaie, au Québec, fils de Louis Tourville et d’Élisabeth Lamoureux. Sa famille s’installe à Montréal à la fin des années 30. Seulement quelques familles Tourville habitent à Montréal à cette époque. Je peux m’estimer chanceuse d’avoir trouvé cette famille dans les recensements canadiens de 1842 et de 1851 car ils sont très incomplets pour cette période.

Louis Tourville a épousé Suzanne Bélec le 13 septembre 1858 à l’église Notre-Dame de Montréal. Ce couple a eu 11 enfants, dont 9 ont atteint l’âge adulte, tous nés à Montréal.

Louis était mouleur et charpentier lorsque lui et sa famille ont déménagé à Chicago, probablement en octobre 1880 (selon la demande de citoyenneté amércaine de leur fils Victor). La récession économique qui a commencé en 1873 pourrait avoir poussé Louis à déménager à Chicago où l’économie était florissante au début des années 80. Son neveu Alphonse s’y était déjà installé en 1878.

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52 ancêtres en 52 semaines est un défi lancé par Amy Johnson Crow. Pour en savoir plus, cliquez sur l'image (site en anglais).

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