En vacances dans le Maine, à Ogunquit, je me suis souvenue d’une vieille histoire qui, encore aujourd’hui, arrive à nous faire sourire.
Nous voici donc à Ogunquit, pour le long weekend de mai. Alors que mon beau-frère Yvon, ma soeur Danielle et moi flânons dans une librairie d’occasion, Danielle se tourne vers moi et me montre ce livre de la célèbre collection jeunesse La Bibliothèque verte, en français bien sûr, faisant figure d’extraterrestre parmi toutes ces oeuvres littéraires anglaises pour adultes. Un fou rire incontrôlable nous prend. Durant l’année qui a suivi, le sujet resurgissait régulièrement avec fous rires à l’avenant. Pourquoi ne l’ai-je pas acheté? disait-elle. Le printemps d’après, de retour à la librairie, Danielle et moi nous précipitons, puisque la première qui le retrouvera aura l’honneur d’accueillir l’oeuvre dans sa bibliothèque. Étonnement, stupeur : le livre n’est plus là! Sérieusement, qui a bien pu l’acheter?
Au Noël suivant, je n’arrête pas de faire des blagues : oh! j’ai hâte de recevoir Ma vie de clown en cadeau! Trois semaines plus tard, lors de mon souper d’anniversaire, pensant avoir reçu tous mes cadeaux, Yvon me tend un paquet, l’air triomphant, et me dit : un p’tit dernier. Avant même de l’ouvrir, je m’écrie : Ma vie de clown! Et ma soeur de me regarder, l’air perplexe. C’était effectivement ça, Danielle n’en revenait pas! Et Yvon de nous raconter comment il avait réussi à se faufiler à la librairie avant nous pour l’acheter pour ensuite aller le cacher dans l’auto alors que nous étions probablement en train de digérer notre déception. Dire qu’il a gardé ce secret pendant huit mois! Il est taquin notre Yvon!
Les statistiques
Lettre Y : moins de 1 % de l’alphabet chez les Hubou-Tourville.
Seulement une Yvette et deux Yvonne!

Le ChallengeAZ 2016 est proposé par Sophie Boudarel de La Gazette des ancêtres
Encore heureuse d’avoir la photo d’une personne dont le prénom commence par la lettre V (il n’y en a que six—même si je triche encore). Valérie Rose est née en 1850; elle et Alphonse Tourville ne sont âgés que de dix-sept ans lorsqu’ils se marient en 1867. Vers 1879, ils quittent Montréal pour s’établir à Chicago. De leur union naîtront douze enfants : cinq sont nés à Montréal, quatre à Chicago et trois au Nebraska. Elle est la grand-mère de Blanche et la mère de Frederick, nos vedettes des lettres B et F. Valérie est décédée en 1931 au Nebraska.
Le voici, le seul, l’unique U de la famille Hubou-Tourville : Ulric Tourville, né et baptisé le 23 avril 1867 dans la paroisse Notre-Dame de Montréal. Fils de Louis Tourville et de Suzanne Bélec, il a émigré à Chicago avec ses parents vers 1880. Aux États-Unis, il sera connu sous le nom de Fred Ulrich. En 1893, il épouse Amanda Adams dans la paroisse Notre-Dame de Chicago. D’abord charpentier comme son père, il sera par la suite mécanicien d’usine. Vers 1925, il quitte Chicago pour s’installer à Syracuse dans l’État de New York où il décède en 1947.
Vous pensiez bien que je n’allais pas rater l’occasion d’écrire (encore!) à propos de la lignée du Missouri! Je me demandais justement récemment si Toussaint devait son prénom à la date de sa naissance. Eh! bien, pas du tout, puisqu’il est né en juillet et non en novembre. Il porte tout simplement le nom de son parrain, Toussaint Vaudry. Toussaint a donné le même prénom à son deuxième fils. Tristement, tous deux mourront du choléra la même journée. Le fils de Toussaint fils, né posthume, a été baptisé Joseph Toussaint et sera mieux connu sous le nom de Joseph T.
Il arrive quelquefois, lorsque l’on ajoute un nom à notre arbre généalogique, que l’événement revête une signification toute particulière. Ce fut le cas, il y a de cela à peine deux semaines, au moment où j’ai entré les données concernant Sophie, ma petite-nièce (dixit mon logiciel de généalogie), le jour même de sa naissance. Elle porte le numéro d’identification 9934. Elle sera l’une de ces personnes nées à peine quelques semaines après le recensement canadien de 2016 et, dans quelques siècles, quelqu’un dira à ce propos : « Ah! zut, je ne la trouve pas, elle avait pourtant 10 ans en 2026! »
René n’avait qu’une troisième année de scolarité, mais il est tout de même devenu mécanicien pour une compagnie d’aviation. Je me souviens de nos visites au hangar à l’aéroport de Dorval et rien ne me rappelle plus mon enfance que l’odeur des pneus! Il n’y a pas si longtemps, mon frère Mario me disait que j’étais celle qui ressemblait le plus à notre père. J’ai en effet hérité de sa curiosité, de son attrait pour l’histoire, de son goût pour les voyages et de sa passion pour la lecture. Mais, dis-moi, papa, d’où me vient cette peur maladive de l’avion?!
Il y a quelques années, Dennis Tourville (aujourd’hui décédé) m’a fait un plaisir immense en m’envoyant cette photo de Pascal Lewis Tourville, né en 1839, à Florissant, au Missouri. Pascal est le petit-cousin de Jesse Herndon Tourville et il est également le petit-fils de Toussaint Tourville qui a quitté Lachenaie vers 1790 pour s’installer près de Saint-Louis, au Missouri. En fait, j’écris photo, mais en est-ce bien une ou plutôt une illustration ou bien encore une photo ayant fait l’objet d’une colorisation comme on le faisait souvent à cette époque? Peu importe, je suis tellement contente de maintenant connaître les traits de Pascal!