Mon ChallengeAZ 2019 en 100 mots (ou plus) | D comme Déportation

J’ai cette belle affiche à la maison qui raconte l’histoire des Acadiens au moyen de textes, d’illustrations, de cartes et de tableaux. Évidemment, une grande partie de son contenu concerne la déportation des Acadiens. Nous en avons tous entendu parler, bien sûr, mais je dois avouer qu’avant de me documenter sur le sujet — justement grâce à mes ancêtres acadiens —, je n’avais jamais imaginé que cet épisode s’était échelonné sur une si longue période, soit du 5 août 1755 jusqu’en 1764, c’est-à-dire après la fin de la guerre de Sept Ans.

Bibliothèque et Archives Canada, no d’acc 1972-26-587

Le plan impitoyable déployé par les Britanniques consistait à séparer les familles afin d’éviter un soulèvement des Acadiens et, par ailleurs, décourager toute tentative de retour sur leur terre. Pour ce faire, la Couronne britannique confisquera tous leurs biens, à l’exception des effets personnels qu’ils peuvent emporter avec eux. Ainsi, ils seront déplacés vers diverses colonies britanniques, soit le Massachusetts, le Connecticut, New York, la Pennsylvanie, le Maryland, la Virginie, les deux Carolines et la Géorgie. Certains, ayant réussi à s’enfuir, se sont dirigés vers des territoires français; d’autres, ayant été faits prisonniers en Nouvelle-Écosse, ont éventuellement été envoyés en France.

C’est alors que je travaillais sur mon arbre généalogique que j’ai subitement réalisé que, si mes ancêtres acadiens n’avaient pas été déportés et s’ils ne s’étaient pas établis à Saint-Jacques-de-L’Achigan par la suite, je n’existerais pas. Vous savez ce qu’on dit : retirez une seule personne de votre arbre et vous ne seriez pas sur cette terre. C’est pourquoi je leur suis reconnaissante à tout jamais de leur courage, de leur détermination et de leur résilience.

6 réflexions sur « Mon ChallengeAZ 2019 en 100 mots (ou plus) | D comme Déportation »

    • Merci beaucoup Marie 🙂 J’ai vraiment adoré écrire sur mes ancêtres acadiens, ça m’a beaucoup avancé dans mes recherches, mine de rien!

  1. J’avais découvert le « grand dérangement » à l’occasion d’un voyage au Canada et me souviens de l’émotion qui avait été la mienne devant cet effroyable événement qui a été un véritable traumatisme. Cet article est passionnant.

Les commentaires sont fermés.